Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2506796
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de requérants contestant le refus de délivrance d'un certificat d'immatriculation pour un véhicule acheté aux Pays-Bas. La juridiction estime la demande irrecevable car elle n'est pas accompagnée d'un recours au fond et ne formule aucun moyen précis et suffisamment articulé, se bornant à invoquer les « principes du droit ». La décision s'appuie sur les articles L. 522-3 et R. 522-1 du code de justice administrative, qui exigent une requête motivée et justifiée en urgence.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2600594
Le Tribunal administratif de Lille rejette la requête de M. A... demandant réparation pour les préjudices liés à son interpellation. La juridiction estime que les faits, imputés à des fonctionnaires de police lors d'une opération de police judiciaire, relèvent de la compétence exclusive de l'ordre judiciaire. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement incompétentes.
Avocat : SABIL
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603073
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction formulée par un ressortissant tunisien visant à contraindre le préfet du Nord à traiter sa demande de titre de séjour et à lui délivrer un récépissé. Le juge a estimé que le requérant n’apportait pas la preuve du dépôt d’un dossier complet, ce qui créait une contestation sérieuse sur l’obligation de l’administration, et que sa situation générale ne caractérisait pas l’urgence requise par l’article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision a été rendue en application des articles L. 511-1, L. 521-3 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603100
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour. Le juge estime que la requérante n'a pas caractérisé de circonstances particulières justifiant l'urgence, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, au-delà des effets habituels d'un tel refus. Par conséquent, la requête est rejetée sans examen du doute sérieux sur la légalité, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603106
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension et d'injonctions formulée par un ressortissant centrafricain concernant le traitement de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car le requérant dispose d'une attestation de prolongation d'instruction valide et que l'absence de décision explicite ne constitue pas, en l'espèce, une situation de nature à justifier une mesure d'urgence. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 432-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile concernant les décisions implicites.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603130
Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de référé-liberté formée par une candidate aux élections municipales pour obtenir la communication de nombreux documents en vue d'une protestation électorale. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, car la requérante ne démontre pas que ces pièces sont indispensables pour former son recours dans le délai légal de cinq jours prévu par l'article R. 119 du code électoral. La demande est donc rejetée en application des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603174
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'arrêté de suspension conservatoire d'un adjoint d'animation. Le juge estime que le requérant n'a pas démontré l'urgence requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne justifiant pas d'une atteinte grave et immédiate à sa situation financière, personnelle ou professionnelle. La décision s'appuie également sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la suspension conservatoire.
Avocat : VANDUYNSLAEGER
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603216
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre à France Travail Hauts-de-France de régulariser son dossier concernant l'allocation aux adultes handicapés (AAH) et l'allocation de solidarité spécifique (ASS). La juridiction estime que la demande est en partie irrecevable, car l'organisme a déjà pris en compte le jugement du tribunal judiciaire accordant l'AAH, et en partie non fondée, le code du travail interdisant le cumul de l'AAH et de l'ASS. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et L. 5423-7 du code du travail.
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601000
**Sujet principal** : Demande d'injonction de payer contre une commune pour le recouvrement d'une créance. **Juridiction** : Tribunal administratif de Clermont-Ferrand (formation d'ordonnance). **Solution retenue** : Rejet de la requête pour incompétence de la juridiction administrative. **Textes appliqués** : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet pour incompétence manifeste) et articles 1405-1406 du code de procédure civile (procédure d'injonction de payer relevant du juge judiciaire). La société demandait au tribunal administratif d'ordonner à la commune le paiement d'une somme due. Le tribunal a jugé que la procédure d'injonction de payer, de nature civile et commerciale, relève exclusivement des juridictions judiciaires (tribunal judiciaire ou de commerce), et non de la compétence administrative.
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503017
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation contre une caisse d'allocations familiales pour préjudice lié à une décision modifiant le droit à une allocation de logement social. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Pau (formation de jugement). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme **manifestement irrecevable** par ordonnance, car la requérante n'a pas justifié avoir préalablement adressé une demande indemnitaire à l'administration, condition obligatoire pour ce type de recours. **Textes appliqués** : Les articles R. 222-1 (4°), R. 412-1, R. 612-1 et R. 421-1 (2ème alinéa) du code de justice administrative, qui imposent la production d'une demande préalable à l'administration sous peine d'irrecevabilité.
Avocat : FAGET
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602044
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral ordonnant l'expulsion de la requérante. Le juge a estimé que les circonstances alléguées, notamment la procédure judiciaire en cours et le caractère prématuré de l'expulsion, ne caractérisaient pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La requête a donc été jugée irrecevable par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602069
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction ou un récépissé de travail. Le juge a décliné sa compétence territoriale, car le requérant résidait à Oullins-Pierre-Bénite (Rhône) et non dans le ressort du tribunal. La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence du tribunal du lieu de résidence.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601182
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête d'une ressortissante comorienne visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la requérante n'établissait pas que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, notamment en raison de l'absence de preuves suffisantes d'un séjour continu, d'intégration ou de démarches de régularisation. La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601183
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, rejette la requête d'un ressortissant comorien visant à suspendre son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que le requérant n'apporte pas la preuve que l'arrêté préfectoral porte une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale, condition exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative. En conséquence, la demande est jugée irrecevable sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code, et la demande d'aide juridictionnelle provisoire est également rejetée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601184
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a rejeté la requête d'un étranger demandant la suspension de son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, que la requête était irrecevable, l'intéressé n'ayant pas apporté la preuve que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa vie privée et familiale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée dénuée de fondement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604854
Sujet principal : Demande d'injonction de délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour une demande de renouvellement de carte de résident. Juridiction : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). Solution retenue : Rejet de la requête. Le juge estime que la demande ne relève pas de sa compétence en référé car elle ferait obstacle à l'exécution d'une décision implicite de rejet déjà née du silence de l'administration. Textes appliqués : Articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative (CJA), et articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le délai de quatre mois pour une décision implicite de rejet était écoulé.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601223
Le Tribunal administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a renvoyé le dossier à la juridiction territorialement compétente. Le litige principal concernait une demande de restitution de taxe sur les salaires. La solution retenue est un renvoi au tribunal administratif de Marseille, car c'est dans son ressort que siège l'autorité ayant pris la décision fiscale contestée. Cette décision d'incompétence territoriale est fondée sur les articles R. 312-1 et R. 221-3 du code de justice administrative, appliqués via la procédure de l'article R. 351-3 du même code.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601236
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... contestant la régularité des opérations électorales du premier tour des élections municipales et communautaires à Migennes. La juridiction a jugé la protestation irrecevable car, dirigée contre un premier tour n'ayant abouti à la proclamation d'aucun candidat et ne concluant pas à une telle proclamation, elle était sans objet. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1, 4°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502550
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., dans le cadre d'une opposition à une contrainte pour trop-perçu d'allocation de logement sociale. La procédure est devenue sans objet suite au paiement intégral de la dette par l'intéressé et à son désistement. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui l'autorise à constater un tel désistement.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603066
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé ou de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour étudiant. Le juge estime que le silence gardé par l'administration pendant plus de trois mois a fait naître une décision implicite de rejet, rendant la demande irrecevable car elle ferait obstacle à l'exécution de cette décision, ce qui est prohibé par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 422-5 et R. 432-2) relatives aux délais de décision implicite pour les titres de séjour étudiant.