Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602300

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière. Le requérant contestait notamment la légalité de l'obligation de quitter le territoire français (OQTF), du refus de délai de départ volontaire, de la fixation du pays de destination et de l'interdiction de retour. Le tribunal a annulé l'arrêté préfectoral du 4 mars 2026, considérant que la décision fixant l'Allemagne comme pays de destination était entachée d'erreur manifeste d'appréciation, au regard de la situation personnelle du requérant et des principes de non-refoulement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BADAOUI

19 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602311

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé fiscal, a rejeté la demande de la société Eden Autos visant à mettre fin à une procédure de flagrance fiscale et à ordonner la mainlevée de saisies conservatoires. Le juge a estimé que les conditions légales de la flagrance fiscale, prévues à l'article L. 16-0 BA du Livre des Procédures Fiscales, étaient réunies, notamment en raison de l'absence réitérée de dépôt des déclarations de TVA. Il a également considéré que l'administration apportait la preuve de circonstances menaçant le recouvrement de la créance, justifiant les mesures conservatoires.

Avocat : SELAS BRASSART

19 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602313

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la demande de suspension en référé du refus de renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que l'administration, en instruisant la demande comme une demande de titre de séjour pour soins, avait procédé à un examen réel et sérieux de la situation de la requérante au regard des dispositions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit de l'Union européenne. Il a également considéré que les conditions de l'urgence et d'un doute sérieux sur la légalité de la décision n'étaient pas établies.

Avocat : PERINAUD

19 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602370

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant roumain, visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de circulation. Le tribunal a jugé la requête irrecevable pour tardiveté et a estimé que le préfet du Nord avait légalement caractérisé une menace à l'ordre public justifiant la mesure. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : CLEMENT D'ARMONT

19 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401893

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 juillet 2024. Le tribunal a jugé que le préfet des Pyrénées-Atlantiques était compétent pour signer cet arrêté, qui rejetait une demande de titre de séjour et ordonnait une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La décision a été prise en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 432-1 et L. 611-3.

Avocat : MASSOU DIT LABAQUERE

19 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401932

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 11 juillet 2024 refusant son titre de séjour et lui ordonnant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le refus, fondé sur l'absence de liens personnels et familiaux suffisamment anciens et stables en France, était suffisamment motivé au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également jugé que la décision ne méconnaissait pas les exigences de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ni celles de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BEDOURET

19 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402294

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 1er août 2024 lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légalement fondée sur l'article L. 611-1 4° du CESEDA, au motif que sa demande d'asile avait été définitivement rejetée par l'OFPRA. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la motivation de la décision et à la méconnaissance de la Convention internationale des droits de l'enfant, ont été écartés.

Avocat : SP AVOCATS

19 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402296

Le Tribunal Administratif de Pau a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant arménien. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'obligation de quitter le territoire (OQTF) était légalement fondée sur le rejet définitif de sa demande d'asile, conformément à l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également jugé que la motivation de la décision était suffisante au regard de l'article L. 613-1 du même code et que les autres moyens soulevés n'étaient pas fondés.

Avocat : SP AVOCATS

19 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2402308

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en excès de pouvoir de M. A... visant à annuler une demande de réservation de vol vers la Tunisie liée à l'exécution d'une peine d'interdiction du territoire français. La juridiction a jugé que cet acte de notification des modalités d'éloignement ne constituait pas une décision faisant grief susceptible de recours. Les conclusions aux fins de condamnation de l'État aux frais de procédure ont également été rejetées au regard des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : MISSONNIER

19 mars 2026• CHAMBRE 2
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600632

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en urgence, a examiné un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de trois ans, ainsi que contre la désignation de la Côte d'Ivoire comme pays de renvoi. Le tribunal a annulé l'ensemble de ces mesures, considérant que le préfet des Landes n'avait pas suffisamment motivé sa décision, notamment au regard des liens personnels et familiaux du requérant en France et de l'absence de risque de soustraction à l'exécution de l'OQTF. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : BERRAND

19 mars 2026• URGENCES ETRANGERS
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600963

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Bayonne en désignant un expert. Cette décision, prise sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à constater les désordres structurels présentant un danger grave et immédiat pour un immeuble. L'expert devra évaluer l'état du bâtiment et proposer des mesures provisoires pour faire cesser le péril.

19 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601526

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a examiné une demande de suspension d'un refus implicite de carte de séjour. Le juge a constaté que la décision attaquée avait perdu son objet, le préfet ayant délivré une attestation de décision favorable après l'introduction du recours, conduisant à un non-lieu à statuer sur les conclusions principales. La requérante a été admise à l'aide juridictionnelle provisoire, et la question des frais pour son avocate a été renvoyée à l'examen au fond.

Avocat : SNOECKX

19 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601533

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a suspendu le refus implicite de délivrer une carte de séjour à une ressortissante bangladaise. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la décision préfectorale, notamment quant à l'examen de sa situation personnelle au regard de l'article L. 425-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. La requérante a également été admise provisoire à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SNOECKX

19 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601584

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence et à obtenir une autorisation de séjour. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral était légal, suffisamment motivé et ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au regard de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie principalement sur les articles L. 731-1 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, considérant que l'éloignement restait une perspective raisonnable.

Avocat : SIMSEK

19 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601724

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de reconduite à la frontière et un maintien en rétention. Le tribunal a annulé l'arrêté du 25 février 2026 obligeant le requérant à quitter le territoire français, ainsi que la décision de maintien en rétention du 27 février 2026, en relevant des vices de procédure et une motivation insuffisante. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

19 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601753

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. C... A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF), l'interdiction de retour et son maintien en rétention. La juridiction a estimé que le préfet de la Moselle avait légalement retiré le bénéfice de la protection subsidiaire et que les mesures d'éloignement étaient justifiées par une menace pour l'ordre public, fondée sur des éléments sérieux de nature délictuelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).

Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS

19 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2405233

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. D... visant à annuler le refus de regroupement familial pour son épouse. La juridiction estime que la décision préfectorale, fondée sur l'insuffisance des ressources du requérant par rapport au seuil légal (articles L. 434-7 et R. 434-4 du CESEDA), est régulière et ne méconnaît pas le droit au respect de la vie familiale (article 8 de la CEDH). Les moyens soulevés, notamment sur la compétence de la signataire et l'erreur d'appréciation, sont écartés.

Avocat : BOUILLET

19 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2408734

Le Tribunal administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus opposée au renouvellement de la carte de résident d'un ressortissant béninois. La juridiction a retenu l'illégalité de cette décision en raison de l'absence de communication des motifs, malgré une demande de l'intéressé, en application des articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a enjoint à la préfète du Rhône de procéder au réexamen de la demande dans un délai de deux mois, tout en rejetant la demande d'astreinte et la prise en charge des frais d'instance.

Avocat : HMAIDA

19 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409493

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant de fixer un rendez-vous à un ressortissant algérien pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'administration ne pouvait légalement refuser ce rendez-vous, car la démarche du requérant n'était pas abusive, et qu'elle portait ainsi atteinte à son droit de voir sa situation examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

19 mars 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409507

Le Tribunal administratif de Lyon donne acte du désistement de la requérante, Mme D..., qui avait saisi la juridiction pour contester le refus implicite de sa demande de titre de séjour. Ce désistement est intervenu après que la préfète du Rhône a informé le tribunal de la délivrance d'un certificat de résidence à la requérante. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen du fond, sur la base des dispositions du code de justice administratif.

Avocat : VIBOUREL

19 mars 2026• 3ème chambre