Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409749
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en plein contentieux, a annulé la décision implicite de refus de titre de séjour opposée à un ressortissant ivoirien. Le juge a retenu l'illégalité de ce refus en raison de l'absence de réponse de la préfecture à la demande de communication de ses motifs, méconnaissant ainsi les articles L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration et L. 211-2 du même code. Le tribunal a enjoint à la préfète de réexaminer la demande de l'intéressé, mais a rejeté ses autres conclusions, notamment l'injonction de délivrer un titre spécifique et la demande d'indemnisation.
Avocat : RAHMANI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2503696
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante comorienne, qui contestait son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour de douze mois. La juridiction a estimé que les décisions étaient légalement motivées et signées par un agent compétent, et que l'éloignement ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a également jugé que les dispositions de l'article L. 611-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers invoquées par la requérante n'étaient plus applicables à la date de la décision.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504028
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. E..., un ressortissant algérien, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 27 février 2025 refusant le renouvellement de son titre de séjour pour raison médicale et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que la motivation de l'arrêté était suffisante et que le préfet avait régulièrement fondé son refus sur l'avis du collège de médecins de l'OFII du 6 février 2024, concluant à la possibilité d'un suivi médical approprié en Algérie. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien de 1968 et de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : PELISSIER-BOUAZZA
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507843
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 22 mai 2025 refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le refus était légalement fondé sur la séparation des époux, matérialisée par un divorce prononcé en juin 2024, ce qui la privait du bénéfice de plein droit prévu par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 pour les conjoints de Français. La juridiction a également écarté le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté et n'a pas constaté d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : WINDEY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507392
Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour pour raison médicale et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant marocain. Le tribunal a annulé la décision de la préfète de l'Ain, considérant que le refus de titre de séjour reposait sur une appréciation erronée de l'état de santé du requérant au regard des conditions de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de destination et d'interdiction de retour ont également été annulées.
Avocat : DACHARY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2507431
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant tunisien contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation était suffisante et que le refus de titre de séjour était légal au regard des conditions de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988 et des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les moyens tirés d'une erreur de fait, d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ont été écartés.
Avocat : ROYON
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513275
Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur une procédure d'exécution d'un jugement antérieur ayant annulé le refus implicite d'un titre de séjour et enjoint à la préfète de réexaminer la demande. La juridiction donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui renonce à ses conclusions demandant la prescription de mesures d'exécution. Le tribunal rejette le surplus de ses conclusions, notamment sur les frais d'instance, en application des articles L. 911-4 et R. 921-6 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BS2A BESCOU ET SABATIER
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602441
Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté une demande de référé-suspension visant une décision de la métropole de Lyon mettant fin à l'hébergement d'une mère et de ses deux enfants. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la requérante bénéficiant d'une solution potentielle d'hébergement, et que les moyens soulevés ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. La demande d'injonction a également été rejetée comme excédant l'office du juge des référés.
Avocat : GLC AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602459
Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un référé-liberté concernant l'invalidation d'un permis de conduire pour solde de points nul. Le juge a constaté qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur la demande de suspension et d'injonction, car le ministre de l'intérieur avait, postérieurement à la requête, retiré la décision litigieuse et attribué les points du stage au requérant, privant ainsi ces conclusions de leur objet. Les conclusions au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées, et le tribunal s'est fondé sur les articles L. 521-1 et R. 222-1 du même code.
Avocat : YANA AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602597
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant guinéen demandant l'injonction à la préfète du Rhône de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le délai écoulé depuis la première sollicitation en avril 2024 caractérisait l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a enjoint à l'administration de communiquer une date de rendez-vous dans un délai de quinze jours, mais a rejeté la demande d'astreinte et l'injonction préalable de délivrer un récépissé, tout en allouant 500 euros à l'intéressé au titre des frais exposés.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602684
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune d'Oullins - Pierre-Bénite d'expulser un occupant sans titre d'une parcelle du domaine public. Le juge a estimé que la condition d'urgence prévue par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, notamment au regard de la situation de grande précarité de l'occupant et de l'absence de danger grave et imminent. La juridiction a toutefois accordé à l'occupant l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.
Avocat : SCP ROBIN VERNET
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602887
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. F..., un ressortissant vénézuélien, qui contestait les mesures d'éloignement (obligation de quitter le territoire, interdiction de retour, assignation à résidence) prises par le préfet de l'Ain. La juridiction a estimé que les griefs relatifs au défaut de motivation, à l'absence d'examen individuel de sa situation et aux vices de procédure n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment concernant la procédure contradictoire et les conditions d'éloignement.
Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2318563
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête d'une fonctionnaire demandant l'annulation du tableau d'avancement de 2023 au grade d'adjoint administratif principal de première classe au ministère de l'intérieur. Le juge, exerçant un contrôle restreint à l'erreur manifeste d'appréciation conformément à l'article L. 522-18 du code général de la fonction publique, estime que l'administration n'a pas commis une telle erreur dans l'appréciation des mérites des candidats, ni méconnu le principe d'égalité de traitement. La requérante n'est donc pas fondée à obtenir l'annulation ni une injonction de promotion ou de réexamen.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2405209
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision implicite du préfet de police refusant de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à un ressortissant bangladais. La juridiction a jugé que le document remis au requérant ne satisfaisait pas aux exigences de l'article R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et a enjoint à l'administration de délivrer le récépissé réglementaire dans un délai d'un mois. L'État a également été condamné à verser 1 000 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2413636
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de délivrer un titre de séjour pour raisons médicales à une ressortissante ivoirienne. Le tribunal a rejeté l'exception de non-lieu soulevée par la préfecture, constatant l'absence de preuve de la délivrance effective d'un titre. Il a ordonné au préfet de procéder au réexamen de la demande de l'intéressée dans un délai d'un mois, en application des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LESUEUR
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2414908
Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir concernant la responsabilité de l'Assistance publique-hôpitaux de Paris pour une infection nosocomiale survenue après une intervention chirurgicale. La juridiction a reconnu la responsabilité de l'établissement et a procédé à une évaluation des préjudices du requérant, en se fondant notamment sur une expertise médicale ordonnée par le tribunal. La décision implicite de rejet de la demande d'indemnisation est annulée, et l'AP-HP est condamnée à verser une indemnité, dont le montant est déterminé par le tribunal en application des principes de responsabilité administrative.
Avocat : HEURTON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2225830
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête en annulation des délibérations du 11 juillet 2022 de l'université Paris Dauphine-PSL concernant son nouveau régime indemnitaire et son référentiel des équivalences horaires. La juridiction retient l'irrecevabilité du recours pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit au-delà du délai de deux mois à compter de la publication des actes attaqués, en l'occurrence les 12 et 18 juillet 2022. Le tribunal applique les dispositions de l'article R. 421-1 du code de justice administrative sur les délais de recours et écarte l'argument des requérants selon lequel une saisine préalable du chancelier des universités aurait prorogé ce délai.
Avocat : CABINET HANNOTIN AVOCATS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227223
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État pour réparer les préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale en l'absence de faute démontrée. Il a procédé à une évaluation forfaitaire des préjudices temporaires (déficit fonctionnel et souffrances endurées) sur le fondement des principes de la responsabilité administrative.
Avocat : MIGAT-PAROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2227224
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur une demande d'indemnisation d'un policier victime d'un accident de service. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, ouvrant droit à réparation des préjudices extra-patrimoniaux, mais a rejeté la demande de réparation intégrale faute de faute démontrée. Les montants alloués pour chaque chef de préjudice (déficit fonctionnel, souffrances endurées, etc.) ont été fixés en deçà des sommes demandées par le requérant, sur le fondement des dispositions régissant la responsabilité administrative et l'indemnisation des fonctionnaires.
Avocat : MIGAT-PAROT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419249
Le Tribunal administratif de Paris a rejeté comme irrecevable la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte professionnelle d'agent de sécurité privée. La juridiction a jugé que le recours contre la décision implicite de rejet était devenu sans objet, une décision expresse de rejet ayant été prise avant l'introduction de la requête et le recours contre cette dernière ayant fait l'objet d'un désistement. Le tribunal s'est fondé sur les règles de procédure du code de justice administrative pour constater l'irrecevabilité, sans avoir à examiner le fond du litige.
Avocat : KHITER