Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421156

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus d'agrément pour exercer en tant qu'agent de police municipale. Le tribunal a jugé que le préfet de police, en se fondant sur les antécédents judiciaires de la requérante, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des conditions de moralité exigées par l'article L. 511-2 du code de la sécurité intérieure. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice de procédure et d'un défaut de motivation.

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421540

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation des consorts A... suite au décès de leur parente. La juridiction a estimé que la prise en charge médicale était conforme aux règles de l'art, excluant ainsi toute faute de l'AP-HP au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Elle a également considéré que les conditions pour une indemnisation au titre de la solidarité nationale n'étaient pas réunies, l'infection fatale étant indissociable de l'état de santé antérieur grave de la patiente.

Avocat : PARASTATIS

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424471

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction a estimé que l'arrêté était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, sa motivation suffisante et le respect du droit à être entendu. Elle a également jugé que la mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) et n'exposait pas l'intéressé à un traitement inhumain ou dégradant (article 3 de la CEDH), compte tenu de sa courte présence en France et de l'absence d'attaches personnelles.

Avocat : BOULESTREAU

19 mars 2026• 5e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2425158

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d’un recours pour excès de pouvoir contre le refus du CNAPS d’autoriser Mme A... à suivre une formation d’agent de sécurité privée. Le tribunal constate que la décision attaquée a été remplacée par une autorisation et une délivrance de carte professionnelle ultérieures, ce qui prive le recours de son objet. Il se déclare donc sans lieu de statuer sur l’annulation, mais condamne néanmoins le CNAPS à verser 1 500 euros à la requérante au titre des frais exposés pour le litige, en application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : KOUAMO

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427191

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé le refus de délivrance d'un passeport français pour un enfant mineur, opposé par l'ambassade de France aux Comores. La juridiction a retenu deux vices de procédure : l'incompétence de l'agent signataire, faute de preuve de la publicité de sa délégation de signature, et l'insuffisance de motivation de la décision, qui ne précisait pas les faits justifiant le refus. Le tribunal s'est fondé sur les dispositions du décret n° 2005-1726 et du code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5).

Avocat : SAID-SOILIHI

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2427487

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté de révocation d'un adjoint d'animation. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la sanction de révocation, prononcée par la maire de Paris suite à la condamnation pénale de l'agent pour violences conjugales, était légale et proportionnée. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de l'action sociale et des familles, qui interdisent l'exercice de certaines fonctions aux personnes condamnées pour ces faits.

Avocat : GENIES

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428335

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en référé, a examiné une demande de provision au titre de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, concernant le versement d'APL. Le juge a constaté que l'obligation de la CAF de Paris de verser l'aide au requérant n'était pas sérieusement contestable dans son principe, reconnaissant ainsi l'illégalité des décisions de suspension. Cependant, le montant exact de la provision n'est pas déterminé dans l'extrait fourni, l'instruction devant préciser la créance certaine après déduction des sommes déjà versées par la caisse.

Avocat : FOURNIER

19 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2434288

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler le refus de délivrance de passeports français pour elle et son fils mineur par le consul général de France à Libreville. La juridiction a estimé que les autorités consulaires, en application de l'article 47 du code civil et du décret n°2005-1726, étaient fondées à refuser la délivrance en raison d'irrégularités substantielles sur l'acte de naissance gabonais de la requérante, créant un doute sur sa nationalité française. Le tribunal a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante.

Avocat : RONCUCCI

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504498

La requérante demande l'annulation du rejet implicite de sa demande d'effacement d'une mention d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) du système d'information Schengen (SIS), cette OQTF ayant été annulée par le tribunal. Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en excès de pouvoir, rejette la requête car il constate que l'administration a donné suite à la demande et que le signalement a été supprimé du SIS, rendant le recours sans objet. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité intérieure (articles R. 231-1 et R. 231-6) relatives au SIS.

Avocat : LASFARGEAS

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506029

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par le requérant, en application des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a enjoint au préfet de police de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et a condamné l'État à verser 1 000 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : BERREBI-WIZMAN

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506763

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour au titre de l'admission exceptionnelle au séjour, présentée par une ressortissante marocaine. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs de son refus implicite, en méconnaissance des articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente.

Avocat : SOW

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509214

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante algérienne, visant à annuler un arrêté préfectoral de 2022 l'obligeant à quitter le territoire français avec une interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, considérant que la notification de l'arrêté à la dernière adresse connue de l'intéressée était régulière, celle-ci n'ayant pas signalé son changement de domicile conformément à l'article R. 431-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives aux délais de recours (article L. 911-1).

Avocat : CABINET TRINK & ASSOCIES

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2510545

Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur deux requêtes d'un ressortissant bangladais contestant le refus de délivrance d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que le préfet de police n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que le requérant ne justifiait pas d'une situation exceptionnelle au regard des articles L. 435-1 et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle.

Avocat : SANGUE

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2511773

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que la mesure d'éloignement était suffisamment motivée et que les moyens invoqués, notamment la méconnaissance de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du CESEDA, en particulier l'article L. 611-1, et sur la Convention EDH.

Avocat : LOUAFI RYNDINA

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2513728

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision implicite de rejet d'un titre de séjour opposée à un ressortissant bangladais. La juridiction a écarté l'irrecevabilité soulevée par le préfet de police, faute de preuve de la notification du rejet, et a retenu un défaut de motivation de la décision. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de l'intéressé, en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : SANGUE

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516874

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. D... visant à annuler les arrêtés préfectoraux l'obligeant à quitter le territoire français et lui interdisant le retour. La juridiction a estimé que le préfet de police était compétent pour signer ces décisions et que leur motivation était suffisante, notamment au regard de l'absence de titre de séjour régulier du requérant. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 et L. 613-1) ainsi que la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : CARDOSO

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516895

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant sénégalais. Le tribunal a annulé la décision, considérant que le préfet avait commis une erreur de droit en ne reconnaissant pas que l'emploi du requérant (commis de cuisine) correspondait au métier "d'employé polyvalent restauration" figurant sur la liste des métiers en tension de l'accord franco-sénégalais du 23 septembre 2006. En conséquence, le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour au regard de cet accord.

Avocat : LAPORTE

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517380

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a estimé que le préfet de police, en se fondant sur un avis médical régulier de l'OFII, n'avait pas commis d'erreur de droit ni méconnu les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment les articles L. 425-9 et L. 435-1) ou l'article 8 de la CEDH. La décision a été jugée suffisamment motivée et régulière en procédure.

Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)

19 mars 2026• 2e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517389

Le Tribunal Administratif de Paris, saisi d'un recours en responsabilité médicale contre l'AP-HP, a ordonné une expertise médicale avant de statuer au fond. Le tribunal a estimé que l'instruction ne permettait pas de déterminer si la prise en charge, incluant une colectomie, était conforme aux règles de l'art. Cette décision d'ordonner une expertise avant dire droit est prise en application de l'article R. 621-1 du code de justice administrative, la responsabilité de l'établissement étant subordonnée à la preuve d'une faute au sens de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : GUEZ

19 mars 2026• 6e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2521230

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de juillet 2025 lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment en écartant les moyens tirés d'un vice d'incompétence de la signataire et d'une insuffisance de motivation. L'examen au fond, notamment au regard de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatif à la vie privée et familiale, n'est pas détaillé dans cet extrait.

Avocat : NAMIGOHAR

19 mars 2026• 5e Section - 1re Chambre