Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA63OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600761

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. C... visant à annuler le refus de délivrance d'une carte mobilité inclusion mention « stationnement ». Le tribunal a constaté que le requérant n'avait pas exercé le recours administratif préalable obligatoire devant le président du conseil départemental, condition préalable à toute saisine du juge. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable sur le fondement des articles R. 241-17-1 du code de l'action sociale et des familles et R. 222-1 du code de justice administratif.

31 mars 2026
TA67OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602894

**Sujet principal** : Demande de suspension d'une décision médicale d'arrêt des soins et de mesures de sauvegarde pour une patiente. **Juridiction** : Tribunal administratif de Strasbourg (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il constate qu'aucune décision collégiale formalisée d'arrêt des soins n'a été produite et que les soins (hydratation, nutrition, antibiotiques) ont été maintenus après l'incident rapporté. Par conséquent, il n'existe pas d'atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : Articles L. 521-2 (référé-liberté) et L. 522-3 (rejet sans instruction) du code de justice administrative, en conciliation avec les principes du code de la santé publique relatifs à l'obstination déraisonnable et au consentement aux soins.

31 mars 2026
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400288

La société First Trading contestait devant le **Tribunal Administratif de Paris** des rappels d'impôts et pénalités suite à un contrôle fiscal. Le tribunal a **rejeté sa requête**, considérant que la proposition de rectification avait été régulièrement notifiée conformément aux articles L. 57 et L. 76 du livre des procédures fiscales, et que les autres moyens soulevés (prescription, qualification de la cession immobilière) n'étaient pas fondés.

Avocat : CABINET HUET & ASSOCIES (SELARL)

31 mars 20261re Section - 2e Chambre
TA75DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2407139

**Sujet principal** : La requête de la SAS Etablissements A. Chollet contestant la réintégration fiscale de provisions pour dépréciation de ses stocks et demandant la décharge d'impositions supplémentaires sur les sociétés. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Paris (1re Section - 2e Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la méthode d'évaluation de la provision pour dépréciation appliquée au groupe de produits "V" n'est pas suffisamment précise et détaillée, car elle utilise un taux unique basé sur la durée de stockage pour des produits hétérogènes, sans justification d'une dépréciation homogène. **Textes appliqués** : Les articles 39-1 5° et 38-3 du Code général des impôts (CGI), en application de l'article 209 du CGI, ainsi que l'article 38 decies de l'annexe III au CGI, relatifs aux conditions de déductibilité des provisions pour dépréciation des stocks.

Avocat : WALTER & GARANCE AVOCATS

31 mars 20261re Section - 2e Chambre
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2529117

**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'urgence d'une personne reconnue prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal ordonne au préfet de la région d'Île-de-France d'assurer le relogement de la requérante et de sa famille, et assortit cette injonction d'une astreinte de 550 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le logement d'urgence et de prononcer une astreinte lorsque les conditions légales (désignation comme prioritaire et absence d'offre adaptée) sont remplies.

31 mars 2026
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527755

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a ordonné à l'État de reloger en urgence un demandeur reconnu prioritaire par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adapté dans le délai légal et a assorti son injonction d'une astreinte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

31 mars 2026
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2527916

**Sujet principal** : Demande d'injonction de relogement d'un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête. Il enjoint au préfet de la région d'Île-de-France, préfet de Paris, d'assurer le relogement de M. A..., sous astreinte de 200 euros par mois de retard à compter du 1er juin 2026. **Textes appliqués** : L'ordonnance est principalement fondée sur les dispositions de l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui permet au juge d'ordonner le relogement lorsque les conditions de priorité et d'urgence sont établies et qu'aucune offre adaptée n'a été faite dans les délais.

31 mars 2026
TA75OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2532060

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant par ordonnance, a enjoint à l'État de reloger un demandeur reconnu prioritaire et en situation d'urgence par la commission de médiation. Le juge a constaté l'absence d'offre de logement adaptée dans le délai légal, rendant l'injonction évidente. La décision, fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est assortie d'une astreinte mensuelle de 200 euros à compter du 1er juin 2026.

31 mars 2026
TA76OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601622

Le Tribunal administratif de Rouen, statuant par ordonnance, a examiné une demande en responsabilité de l'État pour préjudice lié à la transmission d'informations fiscales erronées au Portugal. Il a jugé que le fait générateur du dommage (l'agissement administratif du service des impôts des non-résidents) relevait de la compétence territoriale d'un autre tribunal. En application des articles R. 312-14 et R. 351-3 du code de justice administrative, il a donc ordonné le renvoi de l'affaire au Tribunal administratif de Montreuil.

Avocat : PETIT ANNE-FRANCE

31 mars 2026
TA93OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2523848

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... demandant une remise gracieuse d'une dette salariale. Le juge a estimé que le litige, né de l'exécution d'un contrat d'apprentissage conclu avec une collectivité publique, relevait de la compétence exclusive des juridictions judiciaires (conseil de prud'hommes). Cette solution s'appuie sur les articles L. 6227-1 et suivants du code du travail, qui soumettent ce type de contrat au droit privé, et sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet pour incompétence manifeste.

31 mars 2026
TA95DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2401853

**Sujet principal** : La requête d'une conseillère pédagogique visant à annuler le refus implicite de sa demande de rupture conventionnelle et à obtenir réparation pour des préjudices liés à des faits allégués de harcèlement moral et de manquement à l'obligation de sécurité de l'employeur. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal se déclare non-lieu à statuer sur la demande d'annulation, la requérante ayant finalement signé une rupture conventionnelle postérieurement à sa requête. Concernant la demande d'indemnisation, l'analyse des faits (non entièrement reproduite ici) conduit généralement, dans ce type de contentieux, à vérifier l'existence d'une faute de l'administration engageant sa responsabilité. **Textes appliqués** : Le Code de justice administrative (notamment pour la procédure et l'exception de non-lieu) et les textes régissant la fonction publique et les obligations de l'employeur public (loi n°83-634 du 13 juillet 1983, décret n°82-453 du 28 mai 1982).

Avocat : ANDRIEUX

31 mars 20267ème Chambre
TA95DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605016

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'un refus implicite de renouvellement de titre de séjour. La requérante s'étant désistée de ses conclusions principales, le juge a acté ce désistement. Il a néanmoins condamné l'État à lui verser 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative pour les frais exposés dans le litige.

Avocat : TOUJAS

31 mars 2026
TA95DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512576

Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de Mme A..., qui demandait réparation pour les préjudices subis suite à sa suspension professionnelle due à son refus de se soumettre à l'obligation vaccinale instaurée par la loi du 5 août 2021. La juridiction a jugé que la mise en œuvre de cette loi par l'État et le Centre d'Action Sociale de la Ville de Paris (CASVP) ne constituait pas une faute de nature à engager leur responsabilité. Elle a également écarté le fondement de la responsabilité sans faute, considérant que le préjudice allégué ne présentait pas le caractère anormal et spécial requis.

Avocat : GUYON

31 mars 20267ème Chambre
TA95DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2523155

Sujet principal : Liquidation d'une astreinte pour inexécution d'une injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour. Juridiction : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le tribunal liquide l'astreinte et condamne l'État à verser 5 000 euros au requérant, modérant le montant initialement calculé. Textes appliqués : Article L. 911-7 du code de justice administrative (procédure de liquidation de l'astreinte).

Avocat : PATUREAU

31 mars 2026
TA95DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603675

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la requête de Mme B... qui sollicitait une injonction contre le préfet des Hauts-de-Seine pour inexécution d'une précédente ordonnance. Le juge estime que l'administration a exécuté ses obligations en délivrant un récépissé et en procédant au réexamen du dossier, matérialisé par l'édition d'une carte de résident. La requête, fondée sur l'article L. 521-4 du code de justice administrative, est donc jugée irrecevable.

Avocat : LEJEUNE

31 mars 2026
TA95OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2302378

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'instance de la société Anat Régie dans son recours contre la résiliation d'un marché public par l'Agence nationale pour les chèques-vacances (ANCV). La juridiction a constaté ce désistement en application de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, la société n'ayant pas confirmé le maintien de ses conclusions après y avoir été invitée. En conséquence, la demande d'annulation et d'indemnisation est éteinte, et aucune condamnation aux dépens n'a été prononcée.

Avocat : CABINET BREON DUCLOYER AVOCATS

31 mars 2026
TA34DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2306769

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir l'annulation du refus de remise gracieuse d'un indu de revenu de solidarité active (RSA). La juridiction a jugé, en application de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, que la situation de précarité financière invoquée par la requérante n'était pas établie au regard de ses revenus et charges démontrés. Bien que sa bonne foi ne soit pas contestée, l'absence de preuve d'une situation de précarité justifiant la remise de la créance a conduit au rejet de sa demande.

31 mars 2026Présidente QUEMENER
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602539

Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le refus du conseil départemental de l'ordre des médecins du Nord de transmettre sa plainte à la chambre disciplinaire. Le tribunal estime que la requête est irrecevable, car aucune règle n'impose une procédure contradictoire préalable à ce stade et les autres moyens ne sont pas suffisamment précisés. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.

31 mars 2026
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600787

Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme A... pour irrecevabilité manifeste. La requérante, qui demandait une injonction au préfet de procéder à son relogement, n'a pas produit l'intégralité de la décision de la commission de médiation, malgré deux mises en demeure. La juridiction applique les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative pour constater ce défaut de régularisation.

31 mars 2026
TA95OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606355

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension de l'invalidation du permis de conduire du requérant. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie, malgré les conséquences professionnelles et familiales alléguées, au regard de la gravité et du caractère répété des infractions commises et des exigences de sécurité routière. La décision est rendue en application des articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.

Avocat : GIBERT JORDAN

31 mars 2026