Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2401933
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler le refus de son inscription en master 1 de psychologie. Le tribunal a jugé que la délibération du conseil d'administration de l'université fixant les capacités d'accueil, publiée sur le site internet de l'établissement et transmise au recteur, satisfaisait aux obligations de publicité et de contrôle de légalité prévues par les articles L. 221-2 du code des relations entre le public et l'administration et L. 719-7 du code de l'éducation. Il a également estimé que les autres moyens, notamment ceux relatifs à la régularité de la procédure de candidature et à la signature électronique, n'étaient pas fondés.
Avocat : BOUTHORS-NEVEU
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2502762
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale pour une infection nosocomiale et son aggravation, avec versement d'une provision. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen. **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la demande de provision. Il a jugé que le requérant ne démontrait pas l'existence d'une obligation sérieuse à la charge de l'ONIAM, car l'aggravation de son état (un déficit fonctionnel permanent passé de 4% à 46%) ne résultait pas, en l'état de l'instruction, de la récidive de l'infection nosocomiale initiale, mais d'une nouvelle pathologie distincte. **Textes appliqués** : Articles L. 1142-1-1 et L. 1142-17-1 du code de la santé publique (régime d'indemnisation des infections nosocomiales au titre de la solidarité nationale).
Avocat : GODDEFROY-GANCEL & GRECO
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2400953
Le Tribunal Administratif de Dijon a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de confier une mission contractuelle à un inspecteur vétérinaire retraité. La juridiction a annulé la décision de résiliation anticipée du contrat, prise par la directrice départementale de la protection des populations, au motif que les articles L. 556-1 et L. 556-11 du code général de la fonction publique, invoqués pour justifier une limite d'âge, ne sont pas applicables à un agent ayant déjà fait valoir ses droits à la retraite et n'ayant pas sollicité un maintien en fonctions. Le tribunal a ainsi jugé que l'administration avait commis une erreur de droit en appliquant ces dispositions à la situation du requérant.
Avocat : CHARLES CHRISTOPHE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2302712
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la demande d'indemnisation de requérants contre la commune des Bordes. Le juge a estimé que la commune n'avait pas commis de faute en délivrant deux certificats d'urbanisme opérationnels positifs, car l'interdiction de construire découlait d'une servitude d'utilité publique liée à la proximité d'une installation classée, que le certificat d'urbanisme n'a pas à mentionner. La responsabilité de la commune n'est donc pas engagée. La décision s'appuie sur les articles L. 410-1 et A. 410-5 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELAS AVOCATS VIGNET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500361
Le Tribunal Administratif de Dijon a annulé la décision implicite de rejet par laquelle le préfet de l'Yonne a refusé de délivrer une carte de résident à un ressortissant malien, père d'une enfant mineure reconnue réfugiée. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 424-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui accorde de plein droit ce titre au parent d'un enfant mineur réfugié. En conséquence, le préfet est enjoint de délivrer la carte de résident dans un délai de quinze jours.
Avocat : HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600887
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté les requêtes de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour et un arrêté d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet de l'Yonne avait légalement fondé ces mesures sur l'entrée et le séjour irréguliers de l'intéressé, et que les conditions de l'article L. 611-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) étaient remplies. Elle a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance du droit à être entendu et d'une atteinte disproportionnée à la vie privée (article 8 de la CEDH) n'étaient pas fondés en l'espèce.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501369
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un permis d'aménager un lotissement de 7 lots délivré par la commune de Dompierre-sur-Mont. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Besançon (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a invité les parties à présenter des observations sur la possibilité de surseoir à statuer, en vue d'une éventuelle régularisation de vices de procédure. Ces vices concernent notamment l'absence du nom de l'auteur de l'arrêté, un défaut de délégation de signature pour les autorisations d'urbanisme, et l'absence d'identification du gestionnaire des espaces communs du lotissement. **Textes appliqués** : Les articles L. 600-5-1, A. 424-2, R. 442-7 et R. 442-8 du code de l'urbanisme, ainsi que l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL CHANON LELEU ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2501716
Le Tribunal Administratif de Besançon rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. Le juge estime que la décision est légalement motivée et que les vices de procédure allégués, notamment concernant la consultation d'un fichier de police, n'ont pas eu d'influence sur le sens de la décision. L'expulsion est fondée sur des condamnations pénales définitives constituant une menace à l'ordre public, au sens des articles L. 631-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MIGLIORE GABIN
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2502136
Le Tribunal Administratif de Besançon a annulé l'arrêté préfectoral du 18 juin 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de Mme B... et l'obligeant à quitter le territoire. Le tribunal a jugé que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) en ne justifiant pas que l'avis médical requis avait été émis par un collège de médecins distinct de celui ayant examiné une demande antérieure. Il a également enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour et de procéder à la radiation de Mme B... des fichiers d'alerte.
Avocat : DRAVIGNY
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2401682
**Sujet principal** : Recours pour excès de pouvoir contre le non-renouvellement d'un contrat à durée déterminée d'une agent public, fondé sur une prétendue discrimination liée à l'état de santé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nîmes (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que la décision de non-renouvellement du contrat de travail de l'agent était justifiée par son insatisfaisante manière de servir et non par une discrimination liée à son état de santé. **Textes appliqués** : Le tribunal s'appuie sur l'article L. 131-1 du code général de la fonction publique et sur la loi n° 2008-496 du 27 mai 2008 (lutte contre les discriminations) pour encadrer son analyse. Il applique également les principes procéduraux du code de justice administrative concernant la charge de la preuve en matière de discrimination.
Avocat : SCP SVA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2300241
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de l'association CCDH-France visant à faire condamner le centre hospitalier Ariège Couserans pour ses pratiques d'isolement et de contention. La juridiction a jugé la requête irrecevable, estimant que l'association ne justifiait pas d'un intérêt à agir suffisamment direct et certain, et qu'elle ne démontrait pas de méconnaissance caractérisée des obligations légales par l'établissement. Le tribunal a notamment considéré que les rapports annuels produits par l'hôpital étaient conformes aux exigences de l'article L. 3222-5-1 du code de la santé publique et des instructions ministérielles applicables.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302334
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de contribuables contestant des avis d'imposition supplémentaires et des pénalités pour les années 2018, 2019 et 2020. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant la régularité de la procédure de rectification et le bien-fondé des redressements, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du Livre des Procédures Fiscales et du Code Général des Impôts.
Avocat : SÉRÉE DE ROCH
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304396
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a statué sur trois requêtes d'une fonctionnaire visant l'annulation de décisions refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service de sa maladie et la contestation de son placement en disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté les demandes d'annulation, considérant que la procédure suivie par la commune de Saint-Antoine-sur-l'Isle était régulière et que les conditions légales pour la reconnaissance d'une invalidité imputable au service n'étaient pas établies. Les décisions se fondent sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives à la disponibilité pour raisons de santé et aux conditions de l'imputabilité au service.
Avocat : MEILLON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400437
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en modifiant son régime indemnitaire par délibérations, n'avait pas méconnu son pouvoir d'organisation ni violé le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020, reconnaissant la compétence de la collectivité pour fixer librement ces régimes dans le cadre légal.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400446
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir d'administration libre ni violé le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et sur la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400448
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que la délibération départementale du 13 décembre 2021, qui a modifié le régime indemnitaire en s'inspirant de celui de la fonction publique de l'État, était légale. Elle a estimé que le département avait exercé son pouvoir réglementaire dans le cadre légal, notamment celui défini par l'article 72 de la Constitution et les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, sans méconnaître la loi du 14 décembre 2020.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400457
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas excédé son pouvoir réglementaire et n'avait pas méconnu le principe d'égalité. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 relative au soutien aux métiers du médico-social.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400466
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que la délibération départementale du 13 décembre 2021, qui a modifié le régime indemnitaire, n'était entachée ni d'un détournement de pouvoir, ni d'une erreur de droit, et respectait le principe d'égalité. Le tribunal a fondé sa décision sur les articles L. 714-4, L. 714-5 et L. 714-10 du code général de la fonction publique, ainsi que sur la loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400474
**Sujet principal** : Recours d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE), attribuée suite à des délibérations modifiant le régime indemnitaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agente. Il estime que le département, en adaptant son régime indemnitaire (notamment via les délibérations du 13 décembre 2021 et du 26 juin 2023) pour tenir compte de la création d'un complément de traitement indiciaire (CTI) par la loi, n'a pas commis d'illégalité, de détournement de pouvoir ou de violation du principe d'égalité. **Textes appliqués** : Constitution (article 72), Code général de la fonction publique (articles L. 714-4, L. 714-5, L. 714-10), loi n° 84-53 du 26 janvier 1984, et loi n° 2020-1576 du 14 décembre 2020 relative au soutien des métiers de l'aide à domicile et créant le CTI.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400475
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir réglementaire, ni violé le principe d'égalité ou la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique et sur la Constitution, qui garantissent la libre administration des collectivités territoriales.
Avocat : CENTAURE AVOCATS