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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2516953

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil, mandataire du groupement titulaire du marché de construction du tronçon VDF-7301P de la ligne 15 Est du Grand Paris Express. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge désigne une experte pour dresser un état des lieux des immeubles avoisinants avant le début des travaux. La mission de l'expert pourra se poursuivre après les travaux pour rechercher les causes et l'étendue des éventuels dommages, à l'initiative de la société requérante. La demande de dépôt d'un rapport systématique en fin de travaux est rejetée comme dépourvue d'utilité.

Avocat : MOLAS RIQUELME ASSOCIES

9 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517166

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a fait droit à la demande de la société Eiffage Génie Civil, mandataire du groupement titulaire du marché de construction du tronçon VDF-7104P de la ligne 15 Est du Grand Paris Express. Sur le fondement de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative, le juge a désigné un expert pour réaliser un état des lieux des immeubles avoisinants avant le début des travaux. La mission de l'expert pourra se poursuivre, à l'initiative de la société requérante, pour rechercher les causes et l'étendue des dommages qui surviendraient pendant l'exécution des travaux. En revanche, la demande visant à ce que l'expert dépose un rapport systématique à la fin des travaux a été rejetée comme dépourvue d'utilité.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MOLAS RIQUELME ASSOCIES

9 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517870

Le Tribunal Administratif de MELUN, statuant en référé, a été saisi par la commune de Saint-Rémy-de-la-Vanne sur le fondement de l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation. La commune demandait la désignation d'un expert pour examiner une propriété menaçant la sécurité publique en raison de fissures et d'une inclinaison d'un mur de soutènement. Le juge a fait droit à cette demande en désignant un expert chargé d'examiner le bâtiment, de constater les désordres, d'évaluer le danger et de proposer des mesures de mise en sécurité. Cette décision s'appuie sur les dispositions combinées des articles L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et R. 531-1 du code de justice administrative.

9 décembre 2025
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517879

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande de la commune de Chennevières-sur-Marne qui sollicitait la désignation d’un expert sur le fondement de l’article L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation. La commune invoquait un risque pour la sécurité publique lié à un mur de soutènement menaçant de glisser sur la voie publique. Le juge a estimé que la requête était insuffisamment précise quant à la nature des désordres et à l’identification du bien, et que le risque invoqué, lié à un glissement de terrain, relevait d’un accident naturel étranger au champ d’application de la procédure de péril. En conséquence, la demande a été rejetée.

9 décembre 2025
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2403021

Le Tribunal administratif de Versailles a condamné l'État à indemniser M. B... pour la carence à exécuter une décision de la commission de médiation de l'Essonne du 11 septembre 2019, qui avait reconnu son droit prioritaire et urgent à un logement. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement des articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence de proposition de relogement dans le délai légal de six mois. La période de responsabilité a été fixée du 11 mars 2020 au 2 juin 2023, date à laquelle M. B... a été relogé. Compte tenu des conditions de logement précaires, de la durée de la carence, de la composition du foyer (six personnes, dont un enfant handicapé), le tribunal a évalué le préjudice à 15 000 euros, tous troubles de toute nature confondus.

Avocat : GIORNO

9 décembre 2025• Magistrat Caron
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2504364

Le Tribunal Administratif de Toulon a été saisi en référé provision par M. B..., agent du conseil départemental du Var, victime d’un accident de trajet reconnu imputable au service. Il demandait une provision pour réparer ses préjudices extra-patrimoniaux et patrimoniaux non couverts par le forfait de pension, sur le fondement de la jurisprudence Moya-Caville. Le département contestait le principe de sa responsabilité en invoquant une faute de la victime (vitesse excessive). Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l’obligation du département était sérieusement contestable en raison de cette faute alléguée, et a mis les frais d’instance à la charge de M. B....

Avocat : PHELIP & ASSOCIES

9 décembre 2025
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400147

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par Mme B..., attachée d'administration hospitalière, contestant la décision du centre hospitalier intercommunal Compiègne-Noyon de régulariser son indemnité forfaitaire de travaux supplémentaires sur la base du taux annuel moyen, et non du taux maximum, pour la période de janvier à mai 2023. Le tribunal a constaté que le centre hospitalier, mis en demeure, n'a pas produit de mémoire en défense, ce qui vaut acquiescement aux faits allégués par la requérante. Sur le fond, le tribunal a annulé la décision attaquée, estimant que l'administration ne pouvait retirer une décision créatrice de droits (le versement au taux maximum) au-delà du délai de quatre mois prévu par l'article L. 242-1 du code des relations entre le public et l'administration. La solution retenue s'appuie sur le décret n° 90-841 du 21 septembre 1990 et les arrêtés des 7 mars 2007 et 14 avril 2023.

9 décembre 2025• 1ère chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317701

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B..., qui demandait la condamnation de la Ville de Paris à lui verser 32 746 euros pour préjudices liés au non-renouvellement de son contrat à durée déterminée. La requérante invoquait un motif discriminatoire fondé sur sa grossesse pathologique et son congé parental, ainsi qu'un non-respect du délai de prévenance prévu par l'article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988. Le tribunal a estimé que la Ville de Paris avait justifié le non-renouvellement par un motif d'intérêt du service, conformément aux dispositions du code général de la fonction publique, et a écarté l'existence d'une discrimination. En conséquence, les conclusions indemnitaires et celles relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : KRZISCH

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2423444

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de Mme A..., agent contractuel de l'établissement public Paris Musées, contestant le refus de protection fonctionnelle et demandant le versement de salaires impayés ainsi que la réparation de préjudices liés à un harcèlement présumé. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses conclusions, jugeant irrecevables ou non fondées les demandes de versement de salaires et de solde de tout compte, en raison de l'absence de service fait et de la tardiveté des réclamations. Il a également écarté les conclusions indemnitaires pour harcèlement, faute de présomptions suffisantes et de préjudice établi. La décision s'appuie notamment sur le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505327

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné les recours de M. B..., agent de l'établissement public Paris Musées, contestant deux sanctions d'exclusion temporaire de fonctions (cinq mois, puis cinq mois avec sursis de trois mois). Le requérant invoquait notamment l'incompétence du signataire, l'irrégularité de la procédure en raison de la référence à une sanction antérieure effacée (article L. 533-5 du code général de la fonction publique), et le caractère disproportionné des sanctions. Le tribunal a rejeté l'ensemble des requêtes, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés et que les sanctions étaient justifiées par les faits reprochés.

Avocat : CABINET ARTEMONT (AARPI)

9 décembre 2025• 2e Section - 1re Chambre
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2301234

Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la demande de la SAS 2PC LAVAGE-EDC, qui sollicitait la condamnation de l'État à l'indemniser pour le préjudice financier subi en raison des arrêtés préfectoraux de restriction d'eau (crise sécheresse puis alerte renforcée) pris en août et septembre 2022. La société invoquait une rupture d'égalité devant les charges publiques. Le tribunal a jugé que la charge alléguée n'excédait pas les risques inhérents à l'exploitation d'une station de lavage dans un contexte de réchauffement climatique, et que les restrictions, prises pour assurer la gestion équilibrée de la ressource en eau (article L. 211-3 du code de l'environnement), ne constituaient pas un préjudice anormal et spécial. La requête a donc été rejetée.

Avocat : SELARL GIURANNA ET IOGNA-PRAT

9 décembre 2025• Chambre 1
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2402716

Le Tribunal administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise médicale à la demande des consorts D... afin de déterminer les causes du décès de Mme E... D... survenu le 4 novembre 2023 au centre hospitalier de Neufchâteau, et d’évaluer si sa prise en charge a été conforme aux règles de l’art. Le tribunal a jugé cette mesure utile dans la perspective d’un éventuel litige en responsabilité. Il a désigné un expert pneumologue et étendu les opérations à la caisse primaire d’assurance maladie, mais a rejeté la demande de pré-rapport et celle de frais au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : CABINET WELZER ET ASSOCIES

9 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503728

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a ordonné l'expulsion de quatre occupants sans droit ni titre d'un site appartenant à la métropole du Grand Nancy, géré par l'association ARS. Le juge a qualifié le site de dépendance du domaine public, car affecté à un service public d'accueil de personnes en grande marginalité, en application de l'article L. 2111-1 du code général de la propriété des personnes publiques. Constatant l'urgence et l'utilité de la mesure, le tribunal a retenu que le maintien des occupants compromettait le fonctionnement du service public et engendrait des frais de gardiennage préjudiciables à l'association. La solution retenue est l'expulsion immédiate des intéressés, si nécessaire avec le concours de la force publique.

Avocat : POLESE-PERSON

9 décembre 2025
TA54Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2503818

Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant en référé suspension sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de M. A... et Mme D... visant à suspendre l'arrêté du maire de Spincourt du 23 octobre 2025 leur ordonnant de sécuriser un bâtiment en péril. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, les requérants n'ayant pas démontré que l'exécution de la décision leur causait un préjudice grave et immédiat, indépendamment de la légalité de l'arrêté. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

Avocat : ASSOCIATION GALLAND YANNICK & KIEFFER EMMANUEL

9 décembre 2025
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2510933

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a examiné la demande de suspension de la décision de révocation de Mme B..., aide-soignante au centre hospitalier d’Armentières. La requérante invoquait notamment l’absence d’information sur le droit de se taire, l’inexactitude matérielle des faits et le caractère disproportionné de la sanction. Le tribunal a considéré que la condition d’urgence était remplie, la privation de toute rémunération constituant une atteinte grave et immédiate à sa situation. Il a donc ordonné la suspension de l’exécution de la décision de révocation du 9 octobre 2025, en application des dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.

Avocat : GUILMAIN

9 décembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302986

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société Filia Maif et des époux C..., qui demandaient la condamnation in solidum de Metz Métropole et de la communauté de communes Mad et Moselle pour des dommages causés par des inondations répétées de leur propriété à Corny-sur-Moselle. Les requérants invoquaient la responsabilité sans faute et pour faute des collectivités en raison d'une gestion défaillante des eaux pluviales et d'un défaut d'ouvrages de rétention. Le tribunal a notamment retenu que la communauté de communes Mad et Moselle n'avait pas compétence en matière d'eau et d'assainissement, et que les demandes étaient irrecevables faute de recours indemnitaire préalable pour la société Filia Maif. La solution s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de justice administrative.

Avocat : AARPI SEGUIN & HANRIAT AVOCATS ASSOCIÉS

9 décembre 2025• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2304684

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. B... de deux requêtes contestant, d'une part, le refus de la CNRACL de lui accorder une pension d'invalidité et, d'autre part, son licenciement pour inaptitude physique par la commune de Basse-Ham. Le requérant soutenait que la décision de la CNRACL était irrégulière, faute d'examen médical contradictoire sur la préexistence de son invalidité, et entachée d'erreur d'appréciation, et que son licenciement était illégal faute de reclassement préalable. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes, considérant que la procédure suivie par la CNRACL était régulière et que la commune avait satisfait à son obligation de reclassement avant de prononcer le licenciement. Les décisions attaquées ont été jugées conformes aux dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du code général de la fonction publique.

Avocat : MATHIEU

9 décembre 2025• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2306852

Le Tribunal administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A..., qui contestait le refus de l'ONIAM d'indemniser les troubles (névrite optique ischémique antérieure) qu'il attribuait à sa vaccination par le vaccin Moderna® contre la Covid-19. Le tribunal a jugé que le lien de causalité entre la vaccination et l'affection n'était pas établi, au vu du dernier état des connaissances scientifiques et des expertises médicales contradictoires produites. Il a ainsi refusé d'ordonner une nouvelle expertise et a rejeté l'ensemble des demandes indemnitaires de M. A.... La décision se fonde sur les dispositions de l'article L. 3131-4 du code de la santé publique relatives à la réparation des accidents vaccinaux.

Avocat : SCP UGGC AVOCATS

9 décembre 2025• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307390

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi par M. Muller d’un recours en plein contentieux contre le refus implicite de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH) de lui octroyer la prime de transition énergétique « Maprimerénov’ ». En cours d’instance, l’ANAH a accordé la prime sollicitée par une décision du 26 février 2025. Le tribunal a constaté que la requête avait ainsi perdu son objet et a prononcé un non-lieu à statuer, sans examiner le bien-fondé des moyens soulevés.

9 décembre 2025• 5e chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2307520

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a examiné la requête de la société l’Atelier de Yann, qui contestait le rejet de sa demande indemnitaire visant à obtenir réparation du préjudice subi en raison de l’exclusion des salons de thé du dispositif d’aides Covid-19 (fonds de solidarité). La société invoquait une méconnaissance du principe d’égalité et une erreur de fait, soutenant que son activité principale de salon de thé, fermée au public, n’était pas compensée par son activité de pâtisserie. Le tribunal a rejeté l’exception d’incompétence territoriale soulevée par le ministre, se déclarant compétent en vertu de l’article R. 312-14 du code de justice administrative. Sur le fond, il a considéré que les conclusions à fin d’annulation des décisions de rejet étaient sans objet, celles-ci ayant eu pour seul effet de lier le contentieux.

Avocat : HUGLO LEPAGE AVOCATS SAS

9 décembre 2025• 5e chambre