Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601550
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la requête d'un usager demandant la suspension et le versement de son revenu de solidarité active (RSA). Le juge estime la demande irrecevable car la décision contestée de retenue opérée par la caisse d'allocations familiales était déjà entièrement exécutée lors de l'introduction du recours, la privant ainsi d'objet. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des référés, notamment l'existence d'une mesure susceptible d'être suspendue.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601555
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la décision ministérielle de retrait de permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que le requérant, un électricien, n'a pas démontré l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, notamment en ne prouvant pas l'impossibilité d'utiliser d'autres moyens pour ses déplacements professionnels. En conséquence, sans examiner les moyens au fond, l'ordonnance applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête.
Avocat : SELARL HCPL DE CHIVRÉ LELU
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601631
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une décision de récupération d'un trop-perçu de RSA. Le juge a considéré que la requête était manifestement irrecevable car le recours au fond formé par la requérante contre cette même décision avait, en vertu de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, un effet suspensif automatique. Par conséquent, solliciter une suspension en référé était dépourvu d'objet, la décision contestée ne pouvant déjà être exécutée.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602819
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la demande d'injonction au préfet d'assurer un hébergement d'urgence à deux personnes sans-abri. Le juge estime que les requérants n'ont pas démontré une carence caractérisée de l'administration dans la mise en œuvre de son obligation, condition nécessaire pour caractériser une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale au sens de l'article L. 521-2 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 345-2 et suivants du code de l'action sociale et des familles qui garantissent le droit à l'hébergement d'urgence.
Avocat : BACHELET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602700
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande d'un jeune se déclarant mineur isolé visant à enjoindre au département de l'Hérault de le prendre en charge. Le juge a estimé que la demande de mise à l'abri au titre de l'aide sociale à l'enfance relevait de la compétence exclusive du juge judiciaire (articles 375 et suivants du code civil), et non du juge administratif des référés. Concernant l'hébergement d'urgence, la responsabilité incombe à l'État et non au département, en application de l'article L. 121-7 du code de l'action sociale et des familles.
Avocat : GHIAMAMA MOUELET
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2403658
Le Tribunal administratif de Rennes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en annulation de la société Asa Liberté. Cette décision fait suite à l'annulation, par l'Agence nationale de l'habitat en cours d'instance, de la décision de retrait de subvention contestée, rendant la demande sans objet. La juridiction rejette également la demande de condamnation aux dépens présentée par la requérante.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2404757
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a déclaré qu'il n'y avait pas lieu de statuer sur le recours en annulation. Le sujet principal était le refus d'autorisation d'instruction en famille pour l'année scolaire 2024-2025. La juridiction a constaté que la demande était devenue sans objet puisque l'année scolaire concernée était achevée, conformément à l'article L. 131-5 du code de l'éducation qui limite la durée de l'autorisation à une année scolaire. Les conclusions demandant une indemnité au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.
Avocat : SELAS NAUSICA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2505017
Le Tribunal Administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir concernant une demande d'admission exceptionnelle au séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le tribunal donne acte de ce désistement. Il rejette par ailleurs la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles présentée sur le fondement des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BEGUIN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601154
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette par ordonnance la requête de Mme B... qui contestait l'inconstructibilité de sa parcelle dans un futur plan local d'urbanisme intercommunal. La juridiction estime que la demande de modification du plan n'est pas de son ressort et que les moyens invoqués contre le refus de recours gracieux sont inopérants et insuffisamment précis. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables ou aux moyens manifestement infondés.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601177
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le litige portait sur le versement d'une prime « MaPrimeRénov' » refusée par l'Agence nationale de l'habitat. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas régularisé sa requête en produisant la décision attaquée et un exposé des faits et moyens, malgré une mise en demeure. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601216
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête en annulation d'un permis de construire comme étant manifestement irrecevable. Les requérants n'ont pas justifié avoir notifié leur recours au maire et au titulaire du permis, comme l'exige l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme, malgré une mise en demeure du tribunal. La décision est prise par ordonnance sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601716
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant par ordonnance, rejette la tierce opposition formée par Rennes Métropole contre un jugement ayant annulé un permis d'aménager. La juridiction estime que la collectivité ne justifie pas d'un droit propre préjudicié par le jugement attaqué, condition de recevabilité posée par l'article R. 832-1 du code de justice administrative. En conséquence, la requête est déclarée manifestement irrecevable sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : SELARL AVOCOOP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601889
Sujet principal : Recours contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Juridiction : Tribunal Administratif de Rennes (formation d'ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée comme manifestement irrecevable. Textes appliqués : Articles R. 222-1 (4°) et R. 421-1 du code de justice administrative. Le tribunal constate que la requérante ne sollicite pas l'annulation d'une décision mais entend simplement former un recours gracieux, ce qui ne constitue pas un recours contentieux recevable.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601895
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Blue Arches visant à suspendre et annuler l'attribution d'un marché public à la société Systra. Le juge estime que la région Bretagne, l'autorité adjudicatrice, a respecté les principes de transparence et d'égalité de traitement en informant suffisamment les candidats sur les critères d'attribution, notamment la pondération, et que les griefs relatifs à la méthode de notation du prix ou à l'absence de négociation ne sont pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique, en particulier ses articles L. 3, L. 2152-7 et R. 2152-1, ainsi que sur l'article L. 551-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601998
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le classement sans suite d'une demande de naturalisation. Il juge la requête manifestement irrecevable car le classement, intervenu après que la requérante n'a pas complété son dossier suite à une mise en demeure, ne constitue pas une décision faisant grief. La juridiction fonde sa décision sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993 et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602310
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette par ordonnance un recours pour excès de pouvoir. Le requérant contestait le classement sans suite de sa demande de naturalisation par le préfet, mais sa requête sollicitait en réalité un recours gracieux et non l'annulation d'une décision. La juridiction l'a donc jugée manifestement irrecevable au regard des articles R. 222-1 et R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404602
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir d'un demandeur algérien. Le sujet principal est la demande d'annulation du rejet implicite d'une demande de titre de séjour et d'une attestation de prolongation d'instruction. La juridiction retient cette solution car la préfète a délivré un titre de séjour régulier au requérant après l'introduction de sa requête, rendant celle-ci sans objet. Les conclusions à fin de condamnation pécuniaire sont également rejetées.
Avocat : MAÎTRE MICHAËL ZAIEM, AGISSANT EN QUALITÉ D’ADMINISTRATEUR PROVISOIRE, DU CABINET
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2501320
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la société Free Mobile de son recours en excès de pouvoir contre l'arrêté municipal d'opposition à une déclaration préalable de travaux. La juridiction rejette la demande de la commune de Corenc de condamner la société requérante au paiement de frais non compris dans les dépens. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administratif, notamment l'article R. 222-1 relatif à la procédure de désistement.
Avocat : SELARL PAMLAW - AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2502264
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante dans le cadre d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, mise en demeure de confirmer le maintien de ses conclusions, est réputée s'être désistée à l'expiration du délai imparti, en application des articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de la demande d'annulation et d'injonction.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2503422
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement du requérant dans le cadre d'un recours en excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour « Talent-salarié qualifié ». Le tribunal a constaté que le requérant, mis en demeure de confirmer le maintien de ses conclusions, n'avait pas répondu dans le délai imparti. Il a donc appliqué les articles R. 612-5-1 et R. 611-8-6 du code de justice administrative pour prononcer ce désistement d'office, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB