Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2600725
Le Tribunal Administratif de Poitiers, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre sa révocation prononcée par le ministre de l'intérieur. Le juge estime que la gravité des faits reprochés (connexions informatiques irrégulières et manquements aux devoirs de la fonction publique) renverse la présomption d'urgence, malgré la perte de revenus du requérant. Il considère également qu'aucun doute sérieux n'entache la légalité de la procédure disciplinaire ou de la décision, appliquant les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 121-1 du code général de la fonction publique.
Avocat : LEBRUN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604947
Le Tribunal Administratif de Montreuil a statué sur une demande de référé-liberté concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge a donné acte de ce désistement. Il a admis le requérant à l'aide juridictionnelle provisoire et a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : TOUJAS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604972
Le Tribunal Administratif de Montreuil statue sur une demande en référé-liberté concernant le refus d'enregistrement d'une demande de carte de résident pour un membre de famille de réfugié. Le requérant s'étant désisté de ses conclusions principales, le juge donne acte de ce désistement. Il accorde l'aide juridictionnelle provisoire au requérant et condamne l'État à verser 600 euros à son avocate au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, sous réserve de l'admission définitive à l'aide.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605176
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant ses demandes de suspension et d'injonction relatives au refus de renouvellement de son titre de séjour. Le juge constate ce désistement sans tenir d'audience, estimant que l'événement rend sans objet la poursuite de la procédure engagée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il met néanmoins à la charge de l'État une somme de 600 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans l'instance.
Avocat : MEUROU
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605328
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement de la requérante concernant ses demandes de suspension et d'injonction, après que le préfet a produit une attestation de prolongation d'instruction. Le juge condamne néanmoins l'Etat à verser à la requérante une somme de 400 euros au titre des frais exposés pour le procès, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. La décision met ainsi fin à l'instance sans examen au fond, le désistement ayant rendu sans objet l'essentiel du recours.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2411341
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé les décisions du maire de Rueil-Malmaison refusant une dérogation à la carte scolaire pour l'inscription d'une enfant à l'école maternelle Jean Moulin. La juridiction a retenu deux vices de procédure : l'incompétence de l'adjointe au maire ayant signé la décision et l'insuffisance de motivation de celle-ci, qui ne contenait pas les considérations de droit et de fait requises. Le tribunal a enjoint au maire de réexaminer la demande dans un délai d'un mois, en application des articles L. 131-5 du code de l'éducation et L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : TUPIGNY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2500081
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté préfectoral du 18 décembre 2024 refusant un titre de séjour à une ressortissante algérienne et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que le préfet du Val-d'Oise avait méconnu les stipulations de l'article 6 de l'accord franco-algérien en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle de la requérante, notamment au regard de la durée et de la nature de ses liens en France. Les décisions d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination, découlant de ce refus illégal, ont été également annulées.
Avocat : SAMBA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2502497
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a annulé l'arrêté du préfet des Hauts-de-Seine refusant la délivrance d'une carte de séjour de dix ans à une ressortissante marocaine. Le tribunal a jugé que l'administration avait commis une erreur d'appréciation en considérant que les ressources de la requérante étaient insuffisantes, alors que ses bulletins de salaire et avis d'imposition démontraient des revenus stables et au moins égaux au SMIC sur la période requise. La décision s'appuie sur l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987 et sur les dispositions de l'article L. 426-17 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ABDERREZAK
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2512784
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la requête de parents contestant l'affectation de leur fille dans un collège de secteur. Le tribunal a jugé que la décision du directeur académique, qui refusait une dérogation pour scolarisation dans un autre collège, ne méconnaissait pas l'article D. 211-11 du code de l'éducation. Il a estimé que les justificatifs médicaux et familiaux produits par les requérants ne démontraient pas la nécessité impérieuse d'une affectation hors secteur.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603280
**Sujet principal** : Demande en référé d'une étrangère pour obtenir l'injonction au préfet de lui remettre un récépissé de demande de titre de séjour ou une attestation de prolongation d'instruction. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la requête. Il a considéré que la condition d'urgence spécifique au référé de l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, car la requérante n'avait pas démontré l'existence d'un préjudice imminent et grave lié à l'absence de récépissé, distinct des difficultés inhérentes à la procédure de renouvellement. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé "mesures utiles") et R. 431-2, R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (procédure de demande de titre de séjour et délivrance du récépissé).
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603426
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a été saisi d'une demande en référé-liberté (article L. 521-3 du code de justice administrative) d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour "visiteur". Le juge a rejeté la demande, considérant que la condition d'urgence n'était pas établie, car la requérante, dont le visa était expiré, ne démontrait pas de situation de péril grave justifiant une mesure conservatoire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : SIMON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603547
Sujet principal : Demande d'injonction pour délivrance d'un titre de voyage à une bénéficiaire de la protection subsidiaire. Juridiction : Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (juge des référés). Solution retenue : Le juge ordonne au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer le titre de voyage à la requérante dans un délai de quinze jours, considérant l'urgence due à une attente de plus de 20 mois portant atteinte à sa liberté d'aller et venir. Textes appliqués : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé mesures utiles), et dispositions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire (loi du 10 juillet 1991).
Avocat : CABINET HUG & ABOUKHATER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603551
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à fabriquer et à convoquer la requérante pour le retrait de son titre de séjour. Le juge, se fondant sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, délivré la carte de résident sollicitée. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction, le reste des conclusions étant rejeté.
Avocat : HERVET
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603758
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en formation "Etrangers urgents", a rejeté la requête de M. B... A... visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder des conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le dépôt tardif de la demande d'asile (plus de 90 jours après l'entrée en France) sans motif légitime suffisant, était légal au regard de l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas la situation personnelle du requérant.
Avocat : ALPHONSE KATY
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603788
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a liquidé une astreinte provisoire prononcée contre l'État pour inexécution partielle et tardive d'une injonction. Le juge a condamné l'État à verser 2 500 euros au requérant, M. A..., au titre de cette astreinte pour un retard de 25 jours, en application des articles L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative. L'État est également condamné à verser 1 200 euros au titre des frais exposés pour l'instance, sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603808
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a examiné une requête d'un ressortissant égyptien demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande d'admission exceptionnelle au séjour et de lui délivrer un récépissé. Le juge a constaté que la convocation avait été délivrée après l'introduction de la requête, privant la demande de son objet, et a estimé que le requérant ne démontrait pas l'utilité d'une injonction supplémentaire concernant le récépissé. En application des articles L. 521-3 et L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a rejeté les conclusions principales mais a mis à la charge de l'État une somme au titre des frais engagés pour le litige.
Avocat : CELESTE & JEAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603852
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a considéré que ce défaut d'exécution constituait un élément nouveau au sens de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. Il a donc assorti les deux injonctions initiales (réexamen de la situation et délivrance d'une autorisation provisoire de séjour) d'astreintes financières journalières et a condamné l'État à payer 800 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : CELESTE & JEAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604130
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande visant à enjoindre au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer un récépissé autorisant le travail à une ressortissante étrangère en attente du renouvellement de son titre de séjour. Le juge a constaté que le préfet avait délivré le récépissé sollicité avant le jugement, rendant la demande sans objet. Par conséquent, il n'a pas donné suite aux conclusions d'injonction et a rejeté la demande d'allocation de somme sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : MOMAJIAN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604297
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a modifié une précédente ordonnance en raison de son inexécution partielle par le préfet des Hauts-de-Seine. Le juge a assorti l'injonction de réexaminer la demande de l'étranger d'une astreinte de 100 euros par jour de retard, en application de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. La juridiction a également accordé l'aide juridictionnelle à titre provisoire au requérant.
Avocat : ROSIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2604344
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en procédure d'étrangers urgents, rejette la requête en annulation d'un arrêté de transfert Dublin vers la Bulgarie. Le juge estime que les griefs tirés d'une prétendue incompétence, d'un vice de procédure ou d'une méconnaissance du règlement Dublin III ne sont pas fondés. La décision s'appuie principalement sur le règlement (UE) n° 604/2013 et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ANGLADE & PAFUNDI