Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506804

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, rejette la requête de M. B... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral suspendant son permis de conduire. Le juge estime que l'arrêté, fondé sur les articles L. 224-7, L. 234-1 et L. 235-1 du code de la route suite à un contrôle révélant alcoolémie et usage de stupéfiants, a été pris par une autorité compétente (délégation régulière) et est suffisamment motivé au sens des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à la matérialité des faits et aux délais, sont également écartés.

Avocat : JOSSEAUME

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600118

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre une décision de restriction du permis de conduire avec obligation d'éthylotest anti-démarrage. Le requérant s'étant désisté de sa demande, le tribunal a simplement pris acte de ce désistement pur et simple, mettant ainsi fin à l'instance sans examen du fond. La décision s'appuie sur les règles de procédure du code de justice administrative.

Avocat : JOSSEAUME

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600217

Le Tribunal administratif d'Orléans a rejeté la demande de provision formée par le centre hospitalier de Luynes contre la société Vinci Energies et la Sarl Ivars et Ballet. Le juge des référés a estimé que l'action en garantie décennale pour des désordres sur des canalisations, constatés en 2011, était irrecevable pour forclusion. L'action, introduite en 2026, était prescrite car elle n'avait pas été exercée dans le délai de dix ans à compter de la réception des travaux, intervenue en 2010, conformément aux articles 1792 et 2270 du code civil.

Avocat : SCP CM&B COTTEREAU MEUNIER BARDON &ASSOCIES

18 mars 2026
TA59Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2307307

Le Tribunal Administratif de Lille a rejeté la requête de M. A... qui demandait l'annulation du refus de remise d'un indu de revenu de solidarité active (RSA) et la remise de sa dette. Le tribunal a jugé que l'indu de 8 910,11 € pour la période du 1er mai 2021 au 31 octobre 2022 était légalement établi et que la décision de refus avait été régulièrement signée par une autorité compétente. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives aux conditions d'attribution et de récupération du RSA.

Avocat : LANCIAUX

18 mars 2026• juge unique (3)
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602188

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral de mise en demeure de quitter un logement occupé sans titre. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'urgence, notamment en raison de son refus de coopérer avec les services sociaux, et qu'il ne soulève pas de doute sérieux sur la légalité de la décision. La juridiction applique les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et se réfère à la loi n° 2007-290 du 5 mars 2007 sur le droit au logement opposable.

Avocat : EKWALLA-MATHIEU

18 mars 2026
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601920

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. G... visant à annuler les arrêtés préfectoraux de refus de séjour, d'obligation de quitter le territoire (OQTF) et d'assignation à résidence. La juridiction a estimé que le préfet du Haut-Rhin n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant le titre de séjour au titre de l'article L. 435-4 du CESEDA, considérant que l'intéressé ne justifiait pas d'une résidence ininterrompue en France depuis plus de dix ans. Les autres moyens, y compris la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH, ont également été écartés.

Avocat : AARPI ELEOS AVOCATS

18 mars 2026• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602805

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire et a donné acte de son désistement concernant la demande d'injonction à l'encontre de la préfète. Le juge a également condamné l'État à verser une somme de 500 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les autres conclusions, notamment sur les dépens, ont été rejetées.

Avocat : CABINET MELKIDE HOSSOU

18 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2421262

La société BVK Hightstreet Retail Champs contestait devant le Tribunal Administratif de Paris l'assiette de la taxe sur les bureaux, locaux commerciaux et surfaces de stationnement pour 2021-2023. Le tribunal a rejeté sa demande de réduction d'impôt, estimant que la société, ayant été imposée sur la base de ses propres déclarations, n'apportait pas la preuve du caractère exagéré des impositions, conformément à l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales. Les articles 1599 quater C et 231 ter du code général des impôts définissaient le champ d'application des taxes contestées.

Avocat : CABINET DE GAULLE, FLEURANCE & ASSOCIES (SELAS)

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2536165

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... C..., un ressortissant égyptien, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et l'interdiction de retour associée. Le juge a estimé que l'arrêté d'OQTF, pris par le préfet de police de Paris, était légal, notamment en écartant le moyen d'incompétence de l'autorité signataire et en jugeant sa motivation suffisante au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Par conséquent, l'annulation de l'interdiction de retour, qui en était la suite, a également été rejetée.

Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606857

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour enregistrement et instruction d'une demande de renouvellement de titre de séjour, avec délivrance d'un récépissé. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Rejet de la requête. Le juge estime que la mesure sollicitée se heurte à l'existence d'une décision préfectorale de rejet de la demande de titre de séjour, qui fait obstacle à l'ordonnance de la mesure. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté). Le juge rappelle les conditions d'urgence, d'utilité et d'absence d'obstacle à une décision administrative pour ordonner une mesure.

Avocat : TAVARES DE PINHO

18 mars 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606880

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour "salarié". Le juge a retenu la présomption d'urgence et a estimé qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative, notamment en raison d'un défaut de motivation. En conséquence, il a ordonné la suspension de la décision attaquée et enjoint à l'administration de réexaminer la situation de la requérante dans un délai d'un mois, en application des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.

Avocat : FAZOLO

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600886

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de suspension en référé d'un permis de construire et d'un arrêté municipal relatifs à un centre médical. La requérante, une pharmacienne voisine, invoquait notamment un vice de procédure, un dossier incomplet et un conflit d'intérêts du maire. Le juge a estimé que la condition d'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'était pas caractérisée, les travaux étant très avancés, et n'a pas retenu l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité des actes contestés.

Avocat : CABINET QUERCIA AVOCATS (AARPI)

18 mars 2026
TA77Décision• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2511510

Le Tribunal administratif de Melun a été saisi d'une demande d'injonction et d'astreinte visant à assurer l'exécution d'un jugement antérieur annulant le rejet implicite d'une demande de titre de séjour. La juridiction constate que le préfet du Val-de-Marne a délivré une carte de séjour temporaire au requérant, exécutant ainsi la décision de 2023. En conséquence, le tribunal estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande, celle-ci étant devenue sans objet.

Avocat : LGAVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601423

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande de suspension d'une décision de rejet de renouvellement d'un contrat jeune majeur et d'injonctions de réexamen et de prise en charge. Le requérant s'étant désisté de sa requête, le juge a pris acte de ce désistement et a rejeté sa demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle. La procédure a été examinée sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative relatif au référé-suspension.

Avocat : SELARL NEGREVERGNE-FONTAINE-DESENLIS

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601442

Sujet principal : Demande d'injonction pour obtenir la convocation au retrait d'un titre de séjour après un dysfonctionnement de la plateforme de rendez-vous préfectorale. Juridiction : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). Solution retenue : Non-lieu à statuer sur la demande d'injonction, le titre ayant été remis postérieurement à la requête, mais condamnation de l'État à verser 1 200 € à la requérante au titre des frais irrépétibles. Textes appliqués : Articles L. 521-3 (référé mesures utiles) et L. 761-1 (frais irrépétibles) du code de justice administrative.

Avocat : GOZLAN

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601449

**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision de refus d'exécuter une notification d'accompagnement individualisé pour un élève en situation de handicap. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a très probablement suspendu la décision contestée et enjoint au rectorat de mettre en place l'accompagnement, car les conditions légales du référé-suspension (urgence et doute sérieux sur la légalité) étaient réunies. L'urgence découlait de l'absence d'accompagnement essentiel à la scolarité de l'enfant, et le doute sérieux de la méconnaissance par l'administration de ses obligations légales. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), l'article L. 112-1 du code de l'éducation (droit à la scolarisation des enfants handicapés) et les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives aux décisions des commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées (CDAPH).

Avocat : BAYOU

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601452

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par une ressortissante kazakhe demandant l'injonction au préfet de lui fixer un rendez-vous pour déposer sa demande de changement de statut de séjour avant l'expiration de son titre. La juridiction a pris acte du désistement de la requérante, intervenu après que la préfecture lui ait finalement notifié une convocation. Elle a en conséquence rejeté la demande de l'administration de condamner la requérante aux frais, sans avoir à statuer sur le fond de la demande initiale fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026
TA93Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2605435

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple du requérant concernant son recours contre le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que ce désistement, intervenu après l'engagement de la procédure de référé-suspension, rend sans objet la tenue d'une audience publique. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative, notamment celles régissant la procédure de référé (articles L. 521-1 et L. 522-1).

Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN

18 mars 2026
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 496675

Avocat : SCP PIWNICA & MOLINIE

18 mars 2026ECLI:FR:CECHS:2026:496675.20260318• 5ème chambre jugeant seule
CEDécision• Excès de pouvoir

Conseil d'État — N° 496688

Avocat : SCP FABIANI PINATEL

18 mars 2026ECLI:FR:CECHS:2026:496688.20260318• 5ème chambre jugeant seule