Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601150
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'établissait pas que cette mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à son droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). La demande d'aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens des articles L. 522-3 du code de justice administrative et 7 de la loi du 10 juillet 1991.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601159
Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant comorien, n'avait pas établi que la mesure portait une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale, notamment au regard de son allégation de nationalité française et de son insertion sociale. La demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle a également été rejetée, la requête étant jugée manifestement mal fondée au sens de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601164
Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant en référé-liberté, donne acte du désistement pur et simple de la requérante. Par conséquent, le juge ne statue pas sur le fond de sa demande, qui visait à suspendre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et à obtenir des injonctions contre le préfet. La procédure est close sans examen des moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative et sur les conventions protectrices des droits fondamentaux.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600541
Le Tribunal Administratif de Bastia rejette la requête de M. B... contestant des opérations électorales municipales. Le juge estime que la demande est manifestement irrecevable, car elle porte sur des inscriptions sur la liste électorale, ce qui ne relève pas de sa compétence en matière de contentieux électoral. La décision s'appuie sur les articles L. 248 et R. 119 du code électoral et l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2113997
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement d'office des requérants. Ce désistement est intervenu après que les contribuables, invités à confirner le maintien de leurs conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, n'ont pas répondu dans le délai imparti. Par conséquent, leur demande de décharge d'impôts et de pénalités pour les années 2012 à 2017 est éteinte.
Avocat : FISCAREA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2516169
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance, a constaté l'absence de lieu à statuer sur la demande principale de réduction d'impôt. Cette solution s'explique car l'administration avait déjà accordé la demi-part fiscale contestée pour 2021 et 2022, et prononcé un dégrèvement total pour 2023. Le tribunal a par ailleurs rejeté la demande concernant les années futures, au motif que le juge de l'impôt ne peut se prononcer que sur une imposition déjà mise en recouvrement et préalablement contestée devant l'administration. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601674
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, donne acte du désistement pur et simple des requérants, M. et Mme B..., qui retiraient leur demande d'injonction contre le préfet des Alpes-Maritimes concernant la délivrance de titres de séjour. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602087
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir un récépissé et une injonction de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence particulière, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans les 48 heures, n'était pas établie. La requête a donc été rejetée par application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code, sans qu'il soit besoin d'examiner l'atteinte aux libertés fondamentales.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602097
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a rejeté la demande de Mme A... B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que la requérante n'avait pas justifié du caractère d'urgence extrême, condition indispensable pour une intervention dans un délai de 48 heures. La requête a donc été rejetée sans examen du fond, par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2602295
Le Tribunal Administratif de Rennes, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une mesure d'expulsion. La requérante invoquait une atteinte à son droit à un recours effectif, mais le juge estime que la demande n'est pas fondée, car l'expulsion résulte de l'exécution d'une décision de justice civile et non d'un acte émanant d'une personne publique. La juridiction applique les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, relevant qu'aucune décision administrative accordant le concours de la force publique n'était intervenue ou même formellement demandée à la date de la requête.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2504834
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., qui met ainsi fin à son instance. Le tribunal se fonde sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. La procédure, qui portait sur une demande d'indemnisation liée à une erreur dans un contrat de travail avec une commune, est donc close sans examen du fond.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2522434
Le Tribunal Administratif de Nantes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de M. B... demandant la décharge de la taxe d'habitation sur les résidences secondaires. Cette ordonnance est motivée par le fait que l'administration fiscale a, postérieurement à l'introduction du recours, accordé le dégrèvement total de l'imposition contestée, rendant la requête sans objet. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605647
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-liberté, a suspendu l'exécution d'un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) à l'encontre d'un ressortissant roumain. Le juge a constaté que l'administration avait procédé à l'éloignement du requérant en violation manifeste de l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui interdit l'éloignement effectif tant qu'un recours contentieux est pendant devant le tribunal. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 du code de justice administrative et L. 722-7 du CESEDA, constatant une atteinte grave et illégale à la liberté individuelle.
Avocat : CHAUVIERE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604571
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme A... visant à obtenir l'ordonnance du versement de sa pension de réversion. Le juge a estimé que les pièces médicales produites ne suffisaient pas à caractériser l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour prononcer une telle mesure conservatoire. La demande accessoire de provision a également été rejetée, étant jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure.
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2601015
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté préfectoral d'assignation à résidence d'un ressortissant algérien. Le juge estime que la contestation d'une telle mesure relève exclusivement de la procédure spéciale et accélérée prévue par les articles L. 732-8 et L. 921-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative). Par conséquent, la requête est jugée irrecevable dans le cadre de cette procédure d'urgence.
Avocat : METIDJI TALBI
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603076
Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la requête de M. B... qui contestait le calcul de ses charges locatives par le CCAS de Lille et demandait l'annulation des poursuites ainsi qu'un remboursement. La juridiction estime la demande manifestement irrecevable, car le juge des référés ne peut ordonner qu'une mesure provisoire de suspension et ne peut prononcer d'annulation ou de condamnation pécuniaire, qui relèvent du plein contentieux. De plus, la requête en suspension n'était pas accompagnée de la copie d'une requête en annulation préalable, comme l'exigent les articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603090
Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande d’un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet du Nord de lui délivrer une attestation de prolongation d’instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que le silence gardé par l’administration pendant plus de quatre mois sur sa demande complète a fait naître une décision implicite de rejet, ce qui fait obstacle aux injonctions sollicitées. La requête est rejetée en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative, la demande n’étant pas fondée.
Avocat : LEMALEU TCHOUBOU
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2601134
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... pour incompétence. Le litige portait sur la contestation de sa désignation comme obligée alimentaire dans une décision d'admission à l'aide sociale pour sa mère. Le tribunal a jugé que les contestations relatives à l'obligation alimentaire et à la participation financière relèvent de la compétence exclusive du juge judiciaire (juge aux affaires familiales), en application des articles L. 132-6 et L. 134-3 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2513010
Sujet principal : Recours contre une contrainte de recouvrement d'un indu d'allocation de logement sociale. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (ordonnance). Solution retenue : La requête est rejetée car le tribunal estime ne pas être compétent pour ordonner une remise gracieuse ou un échelonnement de la dette dans le cadre d'un litige relatif à une contrainte. Textes appliqués : Article R. 222-1 du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables) et articles L. 161-1-5 et R. 133-3 du code de la sécurité sociale (procédure de contrainte et d'opposition).
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602031
Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de relogement prioritaire sous astreinte formée par une requérante reconnue prioritaire au titre du Droit au Logement Opposable (DALO). Le juge estime que la requête, fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, est manifestement irrecevable car la procédure spécifique du DALO, régie par l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, exclut le recours à ce type d'injonction sous astreinte. Cette irrecevabilité est renforcée par le fait qu'une demande identique est déjà pendante devant le tribunal sur le fondement de ce régime spécial.