Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602897
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a accordé une provision à une requérante pour préjudice lié à l'absence de relogement par l'État. Le juge a estimé que l'obligation de l'État n'était pas sérieusement contestable suite à la carence fautive du préfet après une décision de la commission de médiation, appliquant les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation. Il a condamné l'État à verser une provision de 1 000 euros, inférieure à la demande, en considération de la durée du préjudice et de la composition du foyer.
Avocat : CHAMPEAU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602993
Le Tribunal Administratif de Marseille a statué sur une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de renouvellement d'une carte de séjour et de délivrance d'un certificat de résidence de dix ans pour un ressortissant algérien. Le juge a admis l'urgence et prononcé la suspension de la décision de refus de renouvellement du titre de séjour, considérant que cette situation était présumée urgente, mais a rejeté la demande concernant le certificat de dix ans pour défaut d'urgence démontrée. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.
Avocat : KATZ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603218
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre sous dix jours une carte de résident à un ressortissant guinéen, celle-ci ayant été accordée mais non délivrée depuis plus de sept mois. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que le délai anormal de délivrance portait préjudice à l'intéressé, notamment pour une promesse d'embauche. Il a assorti cette injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard et a accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant.
Avocat : MERIENNE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603408
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'expertise concernant le stand de tir des Trois Lucs. Il considère que l'activité de tir ayant cessé, il n'existe aucun litige actuel justifiant une mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Les conclusions relatives aux dépens et aux frais d'instance sont également rejetées.
Avocat : VERGNOUX
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603436
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de délivrer une attestation de prolongation d'instruction à un ressortissant algérien ayant déposé une demande de renouvellement de titre de séjour par voie dématérialisée. Le juge a considéré que la condition d'urgence était remplie et a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles R. 431-2 et R. 431-15-1) ainsi que l'article L. 521-3 du code de justice administrative. L'ordonnance est assortie d'une astreinte de 50 euros par jour en cas de non-exécution dans le délai imparti de dix jours.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603530
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre un récépissé autorisant le travail à un ressortissant étranger ayant sollicité le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, fondant sa décision sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Il a prononcé une astreinte en cas de non-exécution et mis une somme à la charge de l'État au titre des frais de procédure.
Avocat : RIOU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603551
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), rejette la demande de M. A... visant à suspendre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour "talent - salarié qualifié". Le juge reconnaît l'urgence due à l'interruption de son séjour régulier et de son droit au travail, mais estime qu'aucun des moyens soulevés (dont la méconnaissance présumée de l'article L. 421-9 du CESEDA) ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative.
Avocat : BALLU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603591
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant tunisien visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé de séjour. Le juge a constaté qu'une décision implicite de rejet de sa demande de renouvellement était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, il ne pouvait pas ordonner la mesure sollicitée sans méconnaître les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.
Avocat : MICHEL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603752
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet pour mettre en œuvre une solution de substitution permettant le dépôt d'une demande de titre de séjour par une bénéficiaire de la protection subsidiaire, confrontée à des dysfonctionnements du téléservice ANEF. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge a rejeté la requête. Il a estimé que la requérante, qui n'avait pas préalablement sollicité l'accompagnement physique prévu par les textes, ne démontrait pas l'urgence caractérisée requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour justifier une injonction en référé. **Textes appliqués** : Article L. 521-3 du code de justice administrative (référé "mesures utiles"), article R. 431-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et son arrêté d'application du 1er août 2023 (définition des modalités d'accompagnement et de la solution de substitution au téléservice ANEF).
Avocat : MICHEL-BECHET
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603856
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande en référé précontractuel de la société ADX groupe, qui contestait la procédure de passation d'un marché public de la commune de Marseille pour manquement aux obligations d'information. Le juge a estimé que la commune avait régularisé la situation en communiquant, avant l'audience, les motifs détaillés du rejet et les caractéristiques des offres retenues, satisfaisant ainsi aux exigences des articles R. 2181-3 et R. 2181-4 du code de la commande publique. La demande de condamnation de la commune aux dépens a également été écartée.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS CORNET VINCENT SEGUREL
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603914
Le Tribunal Administratif de Marseille a été saisi d'une demande de suspension en référé d'une sanction disciplinaire (un mois d'exclusion sans traitement) infligée à un agent territorial. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la perte de rémunération, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la sanction, notamment quant à sa proportionnalité par rapport à l'avis du conseil de discipline. En application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l'exécution de la sanction a été ordonnée.
Avocat : PONSOT
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600764
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour. Le juge estime que le requérant, condamné pour des faits de violence, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision, notamment sur le fondement de la menace à l'ordre public. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CAVELIER
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600358
Le Tribunal administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Lecci. Le préfet soutenait que l'autorisation, concernant une maison individuelle, méconnaissait une prescription du plan local d'urbanisme imposant la résidence principale pour les nouvelles constructions. Le juge a estimé que ce moyen était de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de l'acte, justifiant sa suspension en application de l'article L. 2131-6 du code général des collectivités territoriales.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600168
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Cette mesure vise à évaluer l'ensemble des préjudices subis par une agent public à la suite d'un accident de service reconnu. L'expertise est jugée utile en vue d'un futur recours indemnitaire, la requérante soutenant que ses préjudices personnels et patrimoniaux n'ont pas été intégralement réparés.
Avocat : TOURNIER BARNIER & ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600633
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande d'un requérant visant à enjoindre au préfet du Gard d'enregistrer et de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a constaté qu'un récépissé autorisant le travail avait déjà été délivré, privant une partie de la demande d'objet, et que le requérant ne justifiait pas de l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative pour les autres injonctions. L'État a néanmoins été condamné à verser au requérant 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : HAMZA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600693
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la demande de suspension d'une décision implicite de rejet d'un titre de séjour (changement de statut de "saisonnier" à "conjoint de Français"). Le juge des référés a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, car la demande concernait un changement de statut et non un simple renouvellement, et que le requérant n'avait pas justifié de circonstances particulières caractérisant une nécessité immédiate. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : BRUNA-ROSSO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600798
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a examiné une requête en excès de pouvoir visant à contraindre le préfet du Gard à délivrer un titre de séjour autorisant le travail. Le juge a constaté qu'un récépissé avait été délivré après l'introduction du recours, privant ainsi la demande principale d'objet. Il a rejeté la demande d'injonction de délivrer une carte de séjour définitive, relevant que cela excédait son pouvoir de prononcer des mesures provisoires (articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative), et a condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : LE SAGERE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600986
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la prolongation de son placement à l'isolement en détention. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision ministérielle du 9 février 2026. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative et sur les dispositions du code pénitentiaire relatives au placement à l'isolement.
Avocat : SELAS PHILAE ASSOCIES
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301500
**Sujet principal** : Demande en responsabilité de l'association Alliance Française de Toulouse contre la commune de Toulouse pour préjudice lié à la fermeture de ses locaux durant la crise Covid-19. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'association. Il estime que la commune n'a commis aucune faute, la fermeture temporaire des locaux résultant de l'application stricte des mesures sanitaires gouvernementales impératives (confinement, puis protocole de déconfinement). Le préjudice allégué n'est pas regardé comme anormal et spécial au sens du droit de la responsabilité sans faute. **Textes appliqués** : Décrets n° 2020-260 du 16 mars 2020 et n° 2020-293 du 23 mars 2020 (état d'urgence sanitaire et mesures de confinement), ainsi que le code de justice administrative.
Avocat : GOUTAL ALIBERT & ASSOCIES AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2302666
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête d'un ancien militaire demandant une indemnisation complémentaire pour des préjudices psychiques (stress post-traumatique) liés à un accident de service. Le tribunal a jugé que la décision ministérielle contestée, limitant l'indemnisation à 2 000 euros, n'était pas un acte susceptible de recours et que les préjudices invoqués (préjudice d'agrément et préjudice sexuel) étaient déjà couverts forfaitairement par le régime de la pension militaire d'invalidité. La solution s'appuie sur les dispositions du code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de guerre, qui définit le champ de la réparation forfaitaire par l'Etat.
Avocat : UZAN-KAUFFMANN