Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600813
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté municipal s'opposant à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas établie, la société requérante n'ayant pas démontré l'existence d'un préjudice imminent, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision du maire n'était soulevé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : SELARL COUPE PEYRONNE
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600846
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction au préfet du Gard pour délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré le récépissé sollicité avant l'ordonnance, privant ainsi la demande principale de son objet. Par conséquent, il n'y a pas lieu de statuer sur cette demande et il rejette la demande de condamnation de l'État aux frais d'avocat.
Avocat : ZWERTVAEGHER
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601029
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de la CCI de Vaucluse visant à résilier une convention d'occupation temporaire du domaine public et à expulser la société SUD Prévention Sécurité et Entreprises pour impayés. Le juge a estimé que la demande de résiliation, acte définitif, n'entrait pas dans le cadre des mesures provisoires de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, et que l'urgence n'était pas caractérisée. La décision s'appuie sur le code général de la propriété des personnes publiques et le code de justice administrative.
Avocat : LAO
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601074
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre une mesure d'éloignement. Le juge a estimé que la mesure sollicitée relevait du régime spécifique du référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative) et non de la procédure générale de l'article L. 521-3 invoquée par le requérant. Par conséquent, la demande était irrecevable sur ce fondement subsidiaire.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2301562
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un titre exécutoire de 330 euros émis par la commune de Decazeville pour frais d'enlèvement d'un dépôt d'ordures ménagères. Le tribunal a jugé que le requérant, en déposant ses déchets en dehors du point de regroupement désigné, avait méconnu le règlement communal de collecte, malgré des mises en demeure préalables. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code de l'environnement régissant ce service public.
Avocat : LACOMBE-BOUVIALE
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601872
Le Tribunal Administratif de Toulouse a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant ukrainien, qui demandait l'annulation du refus de l'Office français de l'immigration et de l'intégration (OFII) de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal a jugé que la décision de l'OFII, motivée par la tardiveté de la demande d'asile, était régulière et ne méconnaissait pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment après la tenue d'un entretien de vulnérabilité. Il a toutefois prononcé l'admission provisoire du requérant à l'aide juridictionnelle en raison de l'urgence de statuer.
Avocat : DIALEKTIK AVOCATS AARPI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2302799
La décision concerne un recours en excès de pouvoir contre une délibération municipale approuvant un programme de travaux dans le cadre d'une opération de restauration immobilière. Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de la SCI, estimant que les travaux contestés relèvent bien d'une opération de restauration immobilière au sens du code de l'urbanisme, visant à garantir l'habitabilité des logements. La juridiction s'appuie principalement sur les articles L. 313-4 et L. 313-4-2 du code de l'urbanisme.
Avocat : AARPI CASTERA-SASSOUT
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304295
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que les irrégularités alléguées dans la procédure (omission d'un ordre de mission pour l'architecte et erreurs présumées dans le dossier d'enquête) n'étaient pas de nature à influencer la décision ou à priver les requérants d'une garantie. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles R. 313-33, R. 313-35 et R. 313-24.
Avocat : SCP CGCB ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2304362
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral déclarant d'utilité publique des travaux de restauration immobilière à Libourne. La juridiction estime que les moyens soulevés, notamment concernant l'habilitation de la femme de l'art, l'indépendance de son rapport, le contenu du dossier d'enquête publique et la régularité de cette enquête, ne sont pas fondés. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'urbanisme (articles R. 313-33 et R. 313-24) et du code général des collectivités territoriales.
Avocat : SELARL AEDIFICO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403427
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme C... visant à annuler un permis de construire modificatif délivré par la commune de Vendays-Montalivet. La juridiction a jugé la requête irrecevable au principal, considérant que la requérante, qui avait engagé puis désisté d'une instance contre le permis initial, était tenue de contester le permis modificatif dans le cadre de cette même procédure, conformément à l'article L. 600-5-2 du code de l'urbanisme. Le tribunal a également rejeté la demande de condamnation de la commune aux dépens et la demande reconventionnelle de la SCI Monta Plage.
Avocat : SELARL AEDIFICO
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402486
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en annulation d'un permis d'aménager un lotissement de 25 lots, délivré par le maire de Fargues-Saint-Hilaire. La juridiction a jugé la requête tardive, le délai de recours des tiers ayant couru à compter de l'affichage continu de deux mois sur le terrain, conformément à l'article R. 600-2 du code de l'urbanisme. Elle n'a donc pas eu à examiner le fond des moyens soulevés par les requérants.
Avocat : SCP CORNILLE - FOUCHET - MANETTI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502196
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision du préfet de la Gironde rejetant une demande de regroupement familial. Le juge a estimé que le préfet avait méconnu les articles L. 434-7 et R. 434-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en considérant à tort les ressources du demandeur comme insuffisantes. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de quatre mois.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2503739
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en excès de pouvoir de Mme Chavez Herran visant l'annulation de l'arrêté préfectoral du 17 février 2025. Le tribunal a jugé que les décisions de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) étaient régulières, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut d'examen individualisé et de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention EDH.
Avocat : MEAUDE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601792
Sujet principal : Demande de suspension en référé d'une décision préfectorale retirant un résultat favorable aux épreuves du permis de conduire pour fraude présumée. Juridiction : Tribunal Administratif de Bordeaux (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la demande de suspension. Il estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur des éléments établissant une fraude dans la procédure d'obtention du permis. Textes appliqués : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article L. 241-2 du code des relations entre le public et l'administration (retrait pour fraude), et l'arrêté du 20 avril 2012 relatif au permis de conduire.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2601844
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé, a rejeté la demande d'une ressortissante nigérienne visant à enjoindre au préfet de la Gironde de lui délivrer un récépissé de demande de titre de séjour. Le juge a estimé que l'arrêté préfectoral de refus de séjour et d'obligation de quitter le territoire français, intervenu postérieurement à la requête, faisait obstacle à l'octroi de cette mesure, qui ne visait pas à prévenir un péril grave. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante et a rejeté sa demande de condamnation de l'État au paiement de frais irrépétibles.
Avocat : CHADOURNE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507348
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise visant à évaluer les préjudices corporels suite à une chute sur une voie publique. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, car la requérante n'a pas établi l'existence d'un défaut d'entretien normal de l'ouvrage public par la commune de Lattes ou d'une faute à sa charge. La responsabilité de la commune n'était donc pas susceptible d'être engagée dans cette affaire.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2601610
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une sanction d'exclusion universitaire de sept mois prononcée pour fraude aux examens. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, car la sanction n'empêche pas l'étudiante de se réinscrire l'année suivante, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision disciplinaire n'est caractérisé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'éducation et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : GIMENEZ
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2208242
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête d'un restaurateur demandant réparation du préjudice financier causé par les mesures de fermeture administrative durant la pandémie de Covid-19. Le tribunal a jugé que les mesures contestées, fondées sur l'article L. 3131-1 du code de la santé publique, ne relevaient pas du principe de précaution (lié à l'environnement) et n'étaient pas disproportionnées au regard de l'objectif de santé publique. Il a également estimé que les conditions pour engager la responsabilité sans faute de l'État pour rupture d'égalité devant les charges publiques n'étaient pas réunies.
Avocat : SELARL DI VIZIO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2305937
Le Tribunal Administratif de Nantes se prononce sur un recours contre le refus de rétablir des conditions matérielles d'accueil pour une famille demanderesse d'asile. La juridiction accueille l'exception de non-lieu à statuer soulevée par l'OFII, considérant que le versement rétroactif de l'allocation pour demandeur d'asile a rendu la requête sans objet. En conséquence, il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et la demande de condamnation aux dépens est rejetée.
Avocat : PRELAUD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303562
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme D..., une ressortissante algérienne, qui contestait le refus de lui délivrer un certificat de résidence portant la mention "vie privée et familiale". La juridiction a jugé que le préfet de la Loire-Atlantique, agissant dans le cadre d'une délégation régulière, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que sa situation personnelle ne justifiait pas la délivrance de ce titre. Pour statuer, le tribunal s'est fondé sur les dispositions de l'article 6 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : COSME