Jurisprudence administrative

187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

187 182

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA59DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602600

Le Tribunal administratif de Lille rejette la demande de suspension et d'injonction formée par la société requérante contre l'arrêté municipal retirant un permis de construire tacite. Le juge des référés estime que le délai de trois mois écoulé entre la décision contestée et la saisine renverse la présomption d'urgence prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'il soit besoin d'examiner le doute sérieux sur la légalité.

Avocat : SCP LONQUEUE-SAGALOVITSCH EGLIE-RICHTERS & ASSOCIES

31 mars 2026
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2309325

Le Tribunal Administratif de Lille rejette la requête de M. B... contestant la fin de son droit au RSA. La juridiction constate que le requérant n'a pas exercé le recours administratif préalable obligatoire auprès du président du conseil départemental, comme l'exige l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles. La requête est donc jugée manifestement irrecevable et rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

31 mars 2026
TA59OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2603119

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé-suspension, a rejeté la requête de M. A... visant à suspendre la rétention de son passeport. Le juge a considéré que la demande était irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête en annulation principale, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. En conséquence, sans examiner les conditions d'urgence ou de doute sérieux, la requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du même code.

31 mars 2026
TA63OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600360

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui contestait le rejet de son recours gracieux contre une décision d'expulsion de son logement. Le tribunal a estimé que le requérant n'apportait aucune précision permettant d'apprécier le bien-fondé de ses arguments, qui étaient par ailleurs inopérants. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes manifestement infondées ou insuffisamment motivées.

31 mars 2026
TA63OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600483

Le Tribunal administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal était la contestation d'un rejet d'orientation en ESAT par la CDAPH de l'Allier. La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas signé sa requête et, surtout, n'avait pas justifié avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire exigé par l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles. Le rejet est fondé sur les articles R. 222-1 et R. 412-1 du code de justice administrative.

31 mars 2026
TA63OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600550

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. C... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant contestait le refus de la reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH) et de la carte mobilité inclusion « stationnement », mais n'a pas produit la preuve d'un recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure du tribunal. La juridiction a appliqué les articles R. 222-1 du code de justice administrative et les dispositions du code de l'action sociale et des familles (articles L. 241-3, L. 241-6, R. 241-17-1, R. 241-35) qui imposent cette condition préalable à la saisine du juge.

31 mars 2026
TA63OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600552

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, donne acte du désistement du requérant dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant l'annulation d'une décision ministérielle invalidant son permis de conduire. Le désistement est réputé acquis en application de l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative, le requérant n'ayant pas confirmé le maintien de sa requête après le rejet de sa demande de suspension par le juge des référés. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond.

31 mars 2026
TA63OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600784

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme D... visant à contester le refus de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé (RQTH). La juridiction a constaté que la requérante n'avait pas produit la preuve d'avoir exercé le recours administratif préalable obligatoire devant la CDAPH, malgré une mise en demeure de régulariser. La requête a donc été jugée manifestement irrecevable au titre de l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative, le recours préalable étant une condition de recevabilité imposée par l'article R. 241-35 du code de l'action sociale et des familles.

31 mars 2026
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601402

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, rejette la demande du préfet de la Moselle d'expulser une famille géorgienne d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA). Le juge estime que la mesure d'expulsion se heurte à une contestation sérieuse, compte tenu de la situation de grande précarité de la famille, notamment la présence de quatre enfants mineurs et l'absence de solution de relogement. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative.

31 mars 2026
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601882

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille du centre d'accueil pour demandeurs d'asile (CADA) qu'elle occupait sans titre. Le juge a fait droit à la demande du préfet de la Moselle, considérant que le maintien des occupants, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée, faisait obstacle à l'accueil d'autres demandeurs et présentait un caractère d'urgence et d'utilité. La décision s'appuie sur les articles L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et L. 521-3 du code de justice administrative, après constat de l'infructuosité d'une mise en demeure préalable.

31 mars 2026
TA67DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601942

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'une demande de référé-liberté du préfet visant à expulser des occupants d'un centre d'Accueil de Demandeurs d'Asile (CADA). Le juge des référés a pris acte du désistement pur et simple du préfet, mettant ainsi fin à la procédure. Il a également admis provisoire les occupants à l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser une somme à leur avocat au titre des frais exposés, en application des articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Avocat : AIRIAU

31 mars 2026
TA67OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602656

Le Tribunal administratif de Strasbourg rejette par ordonnance une protestation électorale visant l'annulation des élections municipales de Herbitzheim du 15 mars 2026. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée hors délai, ayant été reçue le 24 mars alors que le délai expirait le 20 mars à 18 heures. La décision s'appuie sur l'article R. 119 du code électoral, qui fixe ce délai, et sur l'article R. 222-1 4° du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.

31 mars 2026
TA67OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2602832

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et le retrait de l'attestation de demandeur d'asile. Le juge a estimé que la contestation de cette obligation de quitter le territoire français (OQTF) relevait exclusivement de la procédure spéciale prévue par les articles L. 614-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et non du référé-liberté. Par conséquent, la requête fondée sur l'article L. 521-2 du code de justice administrative a été jugée manifestement irrecevable.

31 mars 2026
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306883

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation par une enseignante pour manque de diligence de l'État dans la gestion de son congé de maladie et de sa situation administrative. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (1ère chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête, considérant que l'État n'a pas commis de faute dans la gestion de la situation de la requérante et que les préjudices allégués ne sont pas établis. **Textes appliqués** : L'article 34 de la loi n°84-16 du 11 janvier 1984 (repris aux articles L. 822-1 et suivants du code général de la fonction publique) et l'article 34 du décret n°86-442 du 14 mars 1986, relatifs aux conditions et procédures d'octroi des congés de longue maladie et de longue durée dans la fonction publique.

Avocat : CAUTENET

31 mars 20261ère chambre
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404621

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de décharge de la cotisation foncière des entreprises (CFE) présentée par une professeure de yoga pour les années 2014 à 2023. La juridiction a jugé irrecevable la demande pour les années 2014 à 2022 en raison du délai de réclamation dépassé, conformément à l'article R. 196-2 du Livre des Procédures Fiscales. Pour l'année 2023, la requête a été rejetée au fond car l'enseignante ne remplissait pas les conditions de l'exonération prévue à l'article 1460 du Code Général des Impôts, disposant d'un local affecté à son activité et ne démontrant pas l'absence d'exclusivité de son usage.

31 mars 20264ème chambre
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406910

**Sujet principal** : Recours en plein contentieux d'une société contestant des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés pour les exercices 2017 et 2018, ainsi que la régularité de la procédure de vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette le moyen tiré de l'irrégularité de la procédure. Il estime que la société ne démontre pas en quoi l'absence de restitution de certains documents saisis dans le cadre d'une enquête pénale a concrètement porté atteinte à ses droits de la défense ou au caractère contradictoire de la procédure fiscale, d'autant que l'administration a communiqué des extraits puis l'intégralité des procès-verbaux. **Textes appliqués** : Les dispositions du Livre des Procédures Fiscales relatives aux droits de la défense et au débat contradictoire lors d'une vérification de comptabilité.

Avocat : LANGEVIN AVOCATS

31 mars 20264ème chambre
TA69DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407858

**Sujet principal** : Recours d'une société contre des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que contre des majorations pour manquement délibéré. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société Red Transports. Il estime que la procédure de contrôle fiscal n'a pas excédé le délai légal de trois mois et que les majorations de 40% pour manquement délibéré sont justifiées. **Textes appliqués** : L'article L. 52 du Livre des Procédures Fiscales (durée du contrôle) et les dispositions du Code Général des Impôts relatives aux manquements délibérés et aux pénalités.

Avocat : INCEPTO AVOCATS FISCALITE ET CONSEIL

31 mars 20264ème chambre
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600256

Le Tribunal administratif de Nice rejette la requête de Mme C... comme manifestement irrecevable. La requérante, qui demandait une injonction au préfet pour son relogement, n'a pas produit l'intégralité de la décision de la commission de médiation, malgré une invitation à régulariser. La juridiction fonde sa décision sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 611-8-6 du code de justice administratif, constatant le défaut de régularisation dans les délais impartis.

31 mars 2026
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600867

Le Tribunal Administratif de Nice rejette la requête de Mme B... A... qui demandait la constatation de l'absence d'offre de logement adapté et une injonction de relogement. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit, malgré une mise en demeure, l'intégralité de la décision de la commission de médiation, pièce pourtant exigée à peine d'irrecevabilité. Cette ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.

31 mars 2026
TA06OrdonnancePlein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601623

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme C... visant à obtenir son relogement en application du droit au logement opposable (DALO). Le tribunal constate que le recours, introduit le 5 mars 2026, est manifestement irrecevable car il a été présenté après l'expiration du délai de recours. La décision s'appuie sur les articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, qui fixent un délai de quatre mois suivant l'expiration du délai d'offre de logement par le préfet, délai dont la requérante avait été informée.

31 mars 2026