Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2409842

Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de provision de 20 000 euros formée par une assistante familiale contre le Conseil départemental de la Vendée. Le tribunal estime que l'existence de la créance salariale et du droit à l'indemnité d'attente est sérieusement contestable, car la requérante accueillait des enfants d'un autre département. La décision s'appuie sur les articles L. 423-30 et L. 423-32 du code de l'action sociale et des familles, ainsi que sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative relatif aux conditions d'octroi d'une provision.

Avocat : CENTAURE AVOCATS

24 mars 2026
TA33Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305526

Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de riverains visant à annuler l'arrêté municipal n'opposant pas de refus à une déclaration préalable pour l'installation d'une antenne-relais. Le tribunal a jugé que le projet relevait correctement du régime de la déclaration préalable (article R. 421-9 du code de l'urbanisme) et que le moyen tiré de la méconnaissance du principe de précaution (article 5 de la Charte de l'environnement) n'était pas fondé en l'espèce.

Avocat : SELARL CABINET GENTILHOMME

24 mars 2026• 6ème Chambre
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503451

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de Mme A... B... visant à obtenir l'annulation de décisions de remise partielle et la remise totale de plusieurs indus d'allocations de logement et de prime d'activité. Le tribunal a jugé que la caisse d'allocations familiales de la Manche avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en accordant une remise partielle, après avoir constaté que l'indu résultait d'erreurs de déclaration de la requérante et non d'une faute de l'organisme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation (articles L. 825-3 et L. 823-9) et du code de la sécurité sociale (articles L. 553-2 et L. 845-3) relatives aux conditions de remise des indus.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503428

Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme C... visant à obtenir l'annulation du refus de remise d'un indu de prime d'activité de 973,92 euros. Le juge a estimé que la situation financière du foyer, disposant de ressources mensuelles d'environ 3 400 euros, ne caractérisait pas une précarité justifiant une remise gracieuse au titre de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La requête a donc été rejetée, laissant à la requérante la possibilité de solliciter un échelonnement du remboursement auprès de la caisse.

24 mars 2026• 3ème chambre JU
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604623

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête en référé d'un étudiant étranger demandant l'injonction au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge estime que le silence de l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet au terme du délai légal de 90 jours. La requête est donc jugée mal fondée au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et de l'article R. 422-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

24 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604050

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d'injonction urgente d'un agent du ministère de la justice visant la régularisation de sa situation administrative et le versement de son traitement. Le juge a estimé que le requérant, bien que faisant état d'une perte financière, n'avait pas apporté d'éléments concrets (comme des relevés bancaires) démontrant l'urgence caractérisée exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La demande au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.

24 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2209503

Le sujet principal est une demande d'indemnisation suite à un licenciement illégal d'un assistant d'éducation contractuel. Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a reconnu la responsabilité de l'État pour faute, engageant son obligation de réparer intégralement le préjudice causé par la décision illégale de licenciement pour abandon de poste. La juridiction a rejeté les conclusions à fin d'annulation mais a retenu le principe d'une indemnisation, dont le montant sera liquidé dans une expertise ultérieure, en application des principes généraux du droit de la responsabilité de la puissance publique et des dispositions du code général de la fonction publique.

Avocat : MICHEL

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500439

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un ayant-droit d'une victime présumée des essais nucléaires en Polynésie française, rejetée par le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... et confirme la décision du CIVEN. Il considère que le demandeur ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier de la présomption de causalité, car l'administration a établi, sur la base des éléments du dossier, que la dose de rayonnements reçue par la défunte était inférieure au seuil légal de 1 millisievert (mSv). **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée (notamment par la loi n° 2018-1317), qui régit le régime d'indemnisation et la présomption de causalité pour les victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500437

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base de mesures de surveillance suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure à la limite de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500129

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale complémentaire, estimant que l'expertise de 2019 est suffisante. Il accorde cependant une provision au requérant, fixée à 12 000 euros, considérant que l'obligation d'indemniser du centre hospitalier n'est pas sérieusement contestable, mais que la proposition initiale de 9 150 euros est insuffisante. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PREVOST & ASSOCIES - OCEAN INDIEN

24 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500349

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de la société Exclus'Event, qui sollicitait l'annulation d'une décision fiscale et la reconnaissance de son droit à une exonération d'impôts pour ses trois premiers exercices. Le tribunal a jugé que la société, bien que nouvellement constituée, ne créait pas une activité réellement nouvelle mais procédait à une restructuration et à une extension de l'activité préexistante menée individuellement par sa gérante. En application des articles LP. 115-3 et LP. 211-6 du code des impôts de la Polynésie française, la société est donc exclue du bénéfice des exonérations prévues pour les entreprises nouvelles.

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500352

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la société Bora Bora Lounge, qui contestait le refus d'un agrément fiscal et la légalité de la loi du pays n°2025-8. Le tribunal a jugé que la demande de transmission de la loi au Conseil d'État pour contrôle de légalité n'était pas justifiée, car les moyens soulevés (atteinte à la liberté d'entreprendre, méconnaissance du principe d'égalité) n'étaient pas suffisamment sérieux. La décision s'appuie sur l'article 179 de la loi organique du 27 février 2004 et la loi du pays contestée.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600577

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé précontractuel, rejette la demande de la société Nikel Chrome visant à annuler la procédure de passation d'un marché public de nettoyage par la commune de Mamoudzou. Le juge estime que la commune n'a pas commis d'erreur manifeste en rejetant les offres de la requérante pour cause de prix anormalement bas, après une procédure de vérification régulière. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative et les articles L. 2152-5 et L. 2152-6 du code de la commande publique relatifs à la détection et au rejet des offres anormalement basses.

Avocat : AARPI ADMYS Avocats

24 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2208944

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice lié à la délivrance de certificats d'urbanisme illégaux par une commune. **Juridiction** : Tribunal administratif de Marseille (2ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal retient la responsabilité de la commune de La-Roche-des-Arnauds pour faute, en raison de l'illégalité d'un premier certificat d'urbanisme (annulé par jugement) et d'une mention erronée dans un second certificat. Il juge donc les requérants fondés à en demander réparation. **Textes appliqués** : Les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute, ainsi que les règles spécifiques relatives à la délivrance des certificats d'urbanisme (Code de l'urbanisme).

Avocat : SELARL APA & C

24 mars 2026• 2ème Chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2401940

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'indemnisation de la requérante. Le tribunal a estimé que le centre hospitalier de Briançon n'avait pas commis de faute dans la prise en charge de l'enfant, car il n'était pas établi que la dent avait été rapportée aux urgences ou qu'un refus de réimplantation avait été opposé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la santé publique, notamment l'article L. 1142-1, qui régissent la responsabilité médicale sans faute.

Avocat : SELARL ABEILLE & ASSOCIÉS

24 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2501666

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation complémentaire d'un militaire pour préjudices personnels suite à un accident de service reconnu imputable. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (7ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, est compétent pour examiner la demande d'indemnisation complémentaire. Il rappelle que la pension militaire d'invalidité répare forfaitairement certains préjudices (pertes de revenus, incidence professionnelle, déficit fonctionnel général), mais que le militaire peut prétendre à une indemnité complémentaire pour d'autres préjudices spécifiques non couverts par cette pension (tels que souffrances endurées, préjudice esthétique, d'agrément, etc.). **Textes appliqués** : Code de la défense (article L. 4123-2) et Code des pensions militaires d'invalidité et des victimes de la guerre (articles L. 121-1, L. 1, L. 8 bis à L. 40, L. 18).

Avocat : BORGEL

24 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511718

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de rejet mais a retenu la responsabilité de l'Assistance Publique – Hôpitaux de Marseille (AP-HM) pour l'accident de service d'une fonctionnaire. La juridiction a fixé le montant de l'indemnisation des préjudices corporels de la requérante, en se fondant sur le régime de réparation des accidents de service des fonctionnaires, et a ordonné le versement d'une provision dans le cadre de la procédure de référé jointe.

Avocat : FREICHET

24 mars 2026• 7ème chambre
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604155

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'exécution de la décision invalidant son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que l'urgence n'est pas caractérisée, considérant que les infractions graves et répétées commises par le requérant, un jeune conducteur, répondent à des exigences impératives de sécurité routière. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL CARLINI & ASSOCIES

24 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604626

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante thaïlandaise visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence de l'administration pendant plus de quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet. La requête est donc jugée irrecevable, sans caractère d'urgence, au regard des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative et des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

24 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604644

Le Tribunal administratif de Marseille rejette la demande d'une ressortissante irakienne visant à enjoindre au préfet de délivrer un titre de séjour. Le juge des référés estime que le silence de l'administration pendant quatre mois sur sa demande a fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par conséquent, la requête est jugée mal fondée et rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.

24 mars 2026