Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410545

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet par le préfet de Seine-et-Marne d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant albanais, pour défaut de motivation. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande dans un délai de trois mois et de délivrer une autorisation provisoire de séjour dans l'attente. Cette décision s'appuie sur les articles L. 211-2 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration concernant l'obligation de motivation des décisions défavorables.

Avocat : SELARL JOVE - LANGAGNE - BOISSAVY

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2410552

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé le refus implicite de délivrer une carte de résident à un ressortissant afghan reconnu réfugié. La juridiction a jugé que ce refus méconnaissait les dispositions de l'article L. 424-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui accorde de droit ce titre. Elle a enjoint au préfet de délivrer la carte de résident dans un délai de trois mois, sans toutefois prononcer l'astreinte sollicitée par le requérant.

Avocat : ROSIN

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413504

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour défaut de motivation, après que l'administration n'a pas répondu à la demande de communication des motifs. Le tribunal a également jugé irrecevables les conclusions visant à annuler l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et le délai de départ volontaire, constatant l'inexistence de ces actes. La décision s'appuie sur les articles L. 211-2, L. 211-5 et L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration.

Avocat : LEVY PASCAL

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413633

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que la décision préfectorale était régulière, notamment quant à la compétence de la signataire, à sa motivation et au respect du droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH). Le tribunal a constaté que l'intéressé, célibataire et sans enfant en France, ne justifiait pas de liens familiaux stables ou d'une insertion particulière rendant disproportionnée la mesure d'éloignement.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2413639

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a estimé que les moyens invoqués, notamment un prétendu défaut d'examen de sa situation personnelle et une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes, en relevant que le requérant n'a pas contesté le rejet définitif de sa demande d'asile et n'apporte pas la preuve de risques personnels actuels en cas de retour au Pakistan.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026• 3ème chambre
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517579

Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet du Val-de-Marne à délivrer un récépissé de demande de titre de séjour à une ressortissante algérienne. Le juge a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, la préfecture ayant finalement convoqué la requérante après l'introduction du recours. Toutefois, il a mis à la charge de l'État une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du même code pour les frais exposés dans le litige.

Avocat : SANKARA

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2517612

**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé-liberté pour obtenir une convocation préfectorale et la délivrance d'un récépissé ou d'une attestation de prolongation d'instruction dans le cadre d'une demande de renouvellement de carte de résident. **Juridiction** : Tribunal administratif de Melun (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge rejette la requête, considérant que l'urgence n'est pas caractérisée. En effet, l'administration a délivré à la requérante une attestation de prolongation d'instruction valable plusieurs mois après le dépôt de sa demande, ce qui lui permet de justifier de la régularité de son séjour pendant la période d'instruction. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (référé-liberté), l'article L. 433-3 du CESEDA (justification de la régularité du séjour pendant l'instruction) et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du CESEDA (décision implicite de rejet et délais).

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2600786

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à une déclaration préalable de division de terrain. Le juge estime que la condition d'un doute sérieux quant à la légalité de la décision n'est pas établie, notamment au regard des règles d'urbanisme applicables. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : TROUVE DOMINIQUE

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601428

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant marocain demandant l'injonction de lui délivrer un récépissé autorisant le travail en attendant son titre de séjour. Le requérant s'étant désisté de sa demande principale fondée sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge a acté ce désistement. Il a par ailleurs rejeté sa demande de condamnation de l'État aux frais de procédure sur le fondement de l'article L. 761-1 du même code.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601446

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a suspendu l'exécution de la décision implicite de refus du recteur de l'académie de Créteil de mettre en place un accompagnant d'élève en situation de handicap (AESH) pour un enfant. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par l'absence totale d'aide depuis la rentrée scolaire, portant une atteinte grave à la scolarité de l'enfant, et qu'il existait un doute sérieux sur la légalité de la décision administrative au regard notamment de l'article L. 112-1 du code de l'éducation. La suspension est ordonnée en application de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : BAYOU

18 mars 2026
TA77Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601451

Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant ivoirien, parent d'un enfant réfugié, qui demandait l'injonction au préfet de le convoquer pour la remise de sa carte de résident, faute de titre de séjour en cours de validité lui permettant de travailler. Le juge constate que la production de la carte a été lancée par la préfecture après l'introduction de la requête. Il estime donc qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande, celle-ci n'étant plus justifiée par une situation d'urgence. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : ACTIS AVOCATS

18 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600004

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi d'une demande d'injonction en référé-liberté (article L. 521-3 du CJA) pour contraindre la préfète à délivrer un récépissé autorisant le travail à une étudiante étrangère en attente du renouvellement de son titre de séjour. La juridiction constate que la décision favorable a été prise et qu'une attestation autorisant déjà le travail a été produite en cours d'instance, ce qui rend la demande sans objet. Elle rejette donc la demande d'injonction mais condamne l'Etat à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés (article L. 761-1 du CJA).

Avocat : TOUERE ELENGA

18 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600559

Le Tribunal administratif de Versailles rejette la requête en référé d'une étrangère demandant l'injonction au préfet de statuer sur son titre de séjour ou de lui délivrer une attestation de prolongation d'instruction. Le juge estime que l'injonction de prendre une décision définitive excède son office en référé, et que l'urgence n'est pas caractérisée dès lors qu'une attestation provisoire couvrant plusieurs mois a été délivrée. La décision s'appuie sur les articles L. 511-1 et L. 521-3 du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602130

Le Tribunal Administratif de Versailles a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral du 11 février 2026 était légal, notamment car il était suffisamment motivé et que le préfet avait compétence pour le signer. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et L. 732-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, estimant que les conditions d'une assignation à résidence (obligation de quitter le territoire et perspective raisonnable d'éloignement) étaient remplies.

Avocat : SELARL LEVY AVOCAT

18 mars 2026• Reconduites à la frontière
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602161

Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a rejeté la requête de Mme B... qui demandait une injonction à la préfète de l'Essonne pour traiter sa demande de titre de séjour ou lui délivrer une attestation provisoire. Le juge a constaté qu'en raison du délai écoulé depuis le dépôt de la demande, une décision implicite de rejet était née en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Or, ordonner les mesures sollicitées ferait obstacle à l'exécution de cette décision implicite, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : HERVET

18 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602584

Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal de mise en sécurité d'urgence. La société requérante n'a pas démontré l'existence d'une urgence suffisante justifiant la suspension, ni soulevé de moyen créant un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 511-19 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : SECHI

18 mars 2026
TA78Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602696

Le Tribunal administratif de Versailles a examiné une demande de référé-suspension visant l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement du titre de séjour de la requérante et lui enjoignant de quitter le territoire. Le juge des référés a rejeté la demande de suspension de l'obligation de quitter le territoire, la jugeant irrecevable, mais a ordonné la suspension de l'exécution du refus de renouvellement du titre de séjour. Cette décision de suspension est fondée sur l'existence d'un doute sérieux quant à la légalité de l'arrêté, notamment au regard d'une éventuelle erreur manifeste d'appréciation et de la méconnaissance des stipulations de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968, appliqué en lien avec le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

Avocat : RIVOAL

18 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600994

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé précontractuel, rejette la requête de la société Mojo Gigaro qui contestait la procédure d'attribution d'une concession de plage par la commune de La Croix-Valmer. Le juge estime que la requérante ne démontre pas l'existence d'un manquement aux obligations de publicité et de mise en concurrence susceptible de l'avoir lésée, et qu'elle ne justifie pas d'un intérêt à agir suffisant. La décision est rendue sur le fondement des articles L. 551-1 et suivants du code de justice administrative relatifs au référé précontractuel.

Avocat : TAUPENAS

18 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601048

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé-suspension, a suspendu la décision du maire de Six-Fours Les Plages retirant l'autorisation d'occupation du domaine public à une commerçante du marché hebdomadaire. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, la décision privant la requérante de l'essentiel de ses revenus, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la mesure au regard du principe de proportionnalité. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

18 mars 2026
TA83Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601258

Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et de réintégration formulée par les parents d'une élève exclue de l'internat de son lycée. Le juge a estimé que les moyens soulevés (dont le non-respect des délais et l'erreur de fait) ne créaient pas un doute sérieux sur la légalité de la décision du proviseur. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 421-12 du code de l'éducation, qui confèrent au chef d'établissement le pouvoir de prononcer une interdiction d'accès en cas d'urgence pour assurer la sécurité.

18 mars 2026