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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2309618

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la demande de M. et Mme C... qui sollicitaient la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux pour les années 2017 à 2019, suite à un contrôle de la société dont ils étaient associés. La juridiction a écarté les moyens d’irrégularité de la procédure, estimant que les propositions de rectification étaient suffisamment motivées et que le recours hiérarchique n’avait pas été entaché d’irrégularité. Sur le fond, le tribunal a jugé que l’administration fiscale apportait la preuve du bien-fondé des rehaussements, notamment concernant les apports non justifiés au compte courant d’associé et les dépenses personnelles prises en charge par la société. La décision s’appuie sur les dispositions du livre des procédures fiscales et du code général des impôts.

2 décembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310738

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné la requête de M. B... D..., exploitant individuel d'un garage, contestant des rappels de taxe sur la valeur ajoutée (TVA) et des rehaussements d'impôt sur le revenu suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a constaté que l'administration avait déjà accordé un dégrèvement partiel de 113 286 euros sur l'impôt sur le revenu 2017, rendant les conclusions correspondantes sans objet. Pour le surplus, le tribunal a appliqué les règles de charge de la preuve issues du livre des procédures fiscales, le requérant ayant été taxé d'office. La solution retenue n'est pas explicitée dans l'extrait fourni, mais le tribunal s'est fondé sur le code général des impôts et le livre des procédures fiscales pour statuer sur les demandes de réduction de TVA et de décharge de l'amende.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : VOGEL

2 décembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2402916

Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné les requêtes de Mme C... et M. D..., associés de la SCI Le Canoa, contestant le refus de déduction de travaux sur un appartement à Cannes de leurs revenus fonciers pour 2018, 2019 et 2020. Le tribunal a d'abord joint les deux requêtes et constaté que le litige était circonscrit aux années 2019 et 2020, le dégrèvement accordé pour 2018 rendant les conclusions sur cette année irrecevables. Il a également rejeté la fin de non-recevoir pour tardiveté opposée à M. D..., estimant sa requête régularisée dans les délais impartis. Sur le fond, le tribunal a appliqué l'article 31 du code général des impôts pour déterminer si les travaux constituaient des dépenses de reconstruction non déductibles ou des dépenses d'entretien et de réparation déductibles.

Avocat : SOCIETE JURIDIQUE ET FISCALE MOYAERT BARALE & ASSOCIES

2 décembre 2025• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2506120

Demande d’expertise médicale suite à l’accident d’un enfant dans la cour de récréation d’une école élémentaire à Rillieux-la-Pape. Le Tribunal Administratif de Lyon fait droit à la requête des parents sur le fondement de l’article R. 532-1 du code de justice administrative, jugeant la mesure utile pour évaluer le préjudice en vue d’un éventuel litige. La juridiction rejette la demande de mise hors de cause de l’État et rend l’expertise commune et opposable au ministre de l’éducation nationale, l’accident étant survenu sous surveillance scolaire. Les frais d’expertise sont réservés et les conclusions au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES

2 décembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2314633

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la demande de la SAS Mansion Hôtel Danube I, société tête d’un groupe fiscalement intégré, qui sollicitait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés pour les exercices 2015 et 2016. Ces impositions faisaient suite à la remise en cause, par l’administration fiscale sur le fondement de l’article 57 du code général des impôts, de la déductibilité de prestations de management facturées par des sociétés liées situées aux Pays-Bas et au Qatar. Le tribunal a jugé que, bien que le lien de dépendance soit établi, la société requérante n’apportait pas la preuve que les avantages consentis étaient justifiés par des contreparties réelles, notamment pour les charges facturées par la société qatarie. En conséquence, la requête a été rejetée.

Avocat : CABINET DENTONS (AARPI)

2 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2326334

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de l’EURL JH, qui contestait des cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés résultant de la remise en cause d’un crédit d’impôt recherche (CIR) pour ses exercices 2017 à 2019. La société, active dans la fabrication de vêtements, soutenait exercer une activité industrielle au sens de l’article 244 quater B du code général des impôts. Le tribunal a jugé que l’administration avait à bon droit refusé le CIR, car le rôle des installations techniques et des outillages n’était pas prépondérant, et que la majorité des employés ne participait pas directement à la fabrication. La solution retenue est le rejet de la demande de décharge, sans application de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : KRIEF

2 décembre 2025• 1re Section - 2e Chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505450

Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise à la demande de Mme C... afin de déterminer l'origine et les causes des désordres affectant des ouvrages réalisés par la commune de Pézenas aux abords de son immeuble. Le tribunal a pris acte du désistement de la requérante à l'égard de la Communauté d'agglomération de Béziers Méditerranée et a rendu les opérations d'expertise opposables à la Communauté d'agglomération Hérault Méditerranée, dont la participation a été jugée utile. La solution retenue se fonde sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui permet de prescrire toute mesure utile d'expertise en l'absence de litige principal, dès lors que la demande présente un intérêt pour l'exercice de droits éventuels.

Avocat : CHATEL ET ASSOCIES

2 décembre 2025
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507563

Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de l'expert désigné, M. A..., visant à étendre une mesure d'expertise initialement ordonnée le 4 juin 2024. Cette expertise concerne les conditions d'exécution d'un chantier de construction de logements à Montpellier et l'évaluation des préjudices subis par l'office public de l'Habitat. La solution retenue est d'étendre le contradictoire de l'expertise à Me Jean-Charles Hidoux, en sa qualité de liquidateur judiciaire de la société GD Structure, suite à l'ouverture de sa liquidation judiciaire. Cette décision est fondée sur les articles R. 532-1, R. 532-3 et R. 532-4 du code de justice administrative, afin d'assurer le bon déroulement des opérations d'expertise.

Avocat : SELARL VPNG AVOCATS

2 décembre 2025
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2106790

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les ayants droit de M. F... D..., résident d'un EHPAD géré par le centre hospitalier de Saint-Laurent-du-Pont, décédé après avoir quitté l'établissement sans être surveillé. Le tribunal a écarté la responsabilité contractuelle, les usagers d'un EHPAD public n'étant pas dans une relation contractuelle avec le service. Il a examiné la responsabilité pour faute sur le fondement de l'article L. 311-3 du code de l'action sociale et des familles, garantissant le droit à la sécurité et à la liberté d'aller et venir. La solution retenue n'est pas précisée dans l'extrait, mais le tribunal a statué sur les conclusions des parties après avoir entendu les observations en audience.

Avocat : SELARL ABEILLE ET ASSOCIES

2 décembre 2025• 5ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2203320

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme C..., qui demandaient la condamnation de Nantes Métropole pour les désordres subis par leur mur de clôture (fissures et soulèvement) imputés aux racines des arbres plantés sur le domaine public. La solution retenue est que la responsabilité sans faute de la collectivité pour dommage anormal et spécial est écartée. Le tribunal a estimé que les requérants s'étaient exposés en connaissance de cause au risque prévisible de développement racinaire en construisant leur mur à faible distance des arbres, sans joint de dilatation, et sans y être contraints par une règle d'urbanisme. Cette faute de la victime exonère Nantes Métropole de sa responsabilité.

Avocat : NORMAND & ASSOCIES

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2207832

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par Mme A..., réfugiée guinéenne, d’une demande d’indemnisation pour le préjudice subi du fait du refus illégal de délivrance d’un visa de long séjour à son fils E... au titre de la réunification familiale. Le tribunal a jugé que l’illégalité fautive de la décision implicite de rejet de la commission de recours, annulée par un précédent jugement, engage la responsabilité de l’État pour la période du 7 décembre 2018 au 6 novembre 2020. Il a condamné l’État à verser 2 000 euros à Mme A... et 1 500 euros à son fils E... au titre du préjudice moral, tout en rejetant la demande pour le second enfant C... faute de lien direct établi. Les articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 ont été appliqués pour les frais d’instance.

Avocat : PRONOST

2 décembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2214422

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. et Mme B... et de la MAIF, qui demandaient la condamnation du département de Loire-Atlantique pour un dommage survenu sur leur bateau le 2 juin 2021. Les requérants n'ont pas rapporté la preuve du lien de causalité direct entre l'ouvrage public (une bouée de signalisation) et le dommage, condition nécessaire pour engager la responsabilité du département. Le tribunal a considéré que la matérialité des faits n'était pas établie, faute de photographies, témoignages ou signalement de l'accident. La requête a donc été rejetée, sans application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PARTHEMA AVOCATS

2 décembre 2025• 1ère Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300081

Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi par M. A..., fonctionnaire d'Orange, contestant la décision du ministre de l'Économie du 21 mars 2022 fixant à 12 % le taux de son allocation temporaire d'invalidité, estimant que son incapacité permanente partielle (IPP) était supérieure à 20 %. Le tribunal a rejeté sa demande d'expertise médicale et d'annulation de la décision, jugeant que le taux de 12 % était fondé au regard des dispositions du décret n° 60-1089 du 6 octobre 1960 et des pièces du dossier, notamment les expertises médicales et l'avis de la commission de réforme. La solution retenue confirme la légalité de la décision ministérielle, sans faire droit aux conclusions de M. A... ni à sa demande de frais de justice.

Avocat : PERREIMOND

2 décembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2300353

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme H..., infirmière de l'éducation nationale, qui contestait le taux d'incapacité permanente partielle (IPP) de 8 % fixé pour son syndrome d'hypersensibilité chimique multiple, consécutif à un accident de service survenu le 9 janvier 2019. La requérante demandait une réévaluation à 15 % et, à titre subsidiaire, une expertise médicale. Le tribunal a estimé que la demande d'expertise était sans utilité et que le taux de 8 %, déterminé par la commission de réforme sur la base des séquelles consolidées au 23 septembre 2020, n'était pas contesté par des éléments suffisants, l'avis d'un médecin privé estimant le taux à 100 % n'étant pas de nature à remettre en cause l'appréciation administrative. La solution retenue s'appuie sur les dispositions du code des pensions civiles et militaires de retraite et du code général de la fonction publique.

Avocat : SELARL ACVF ASSOCIÉS

2 décembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2302453

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A..., qui demandait la révision de sa pension militaire de retraite sur la base de l'indice majoré 608 de son corps de détachement à la DGSE. Le tribunal a jugé que, conformément à l'article L. 15 du code des pensions civiles et militaires de retraite, la pension doit être liquidée sur l'indice détenu depuis six mois au moment de la cessation des services valables pour la retraite, soit l'indice 586 de son grade militaire. La circonstance que M. A... ait été détaché et intégré dans un autre corps ne permet pas de déroger à cette règle, car la pension militaire est liquidée sur la base de l'indice détenu dans le corps d'origine au moment de la radiation des cadres.

2 décembre 2025• 3ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2303741

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... qui demandait la condamnation de l'État à l'indemniser d'un préjudice d'anxiété lié à son exposition à l'amiante. La juridiction a fait droit à l'exception de prescription soulevée par le ministre des armées, en application de la loi du 31 décembre 1968. Le tribunal a jugé que la créance de M. A... était prescrite, le délai de quatre ans ayant commencé à courir à compter de la publication de l'arrêté du 21 avril 2006, date à laquelle il pouvait légalement connaître ses droits.

Avocat : DAVID

2 décembre 2025• 3ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2204151

Le Tribunal Administratif de Lille a examiné le litige opposant la société BFM Construction à la commune de Busigny concernant l’exécution d’un marché public de travaux. La société requérante contestait notamment le bien-fondé de pénalités de retard, le remboursement tardif de la retenue de garantie, et le défaut de communication du procès-verbal de levée de réserves. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la société BFM Construction, jugeant que les pénalités étaient fondées et que les délais de paiement et de restitution étaient conformes aux stipulations contractuelles et au code de la commande publique. Il a également rejeté les conclusions accessoires, y compris celles relatives aux intérêts moratoires et à l’indemnité de recouvrement.

Avocat : MOGENIER

2 décembre 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2300363

Le Tribunal Administratif de Lille a été saisi par la société Officiel d’un litige l’opposant à la commune d’Eringhem concernant le paiement de factures impayées pour des fournitures livrées. La commune soutenait que les contrats étaient nuls en raison de la méconnaissance des règles de la commande publique et de l’implication frauduleuse de sa secrétaire de mairie. Le tribunal a rejeté les demandes de la société Officiel et les conclusions reconventionnelles de la commune, en se fondant sur les principes de la commande publique et les règles de passation des marchés.

Avocat : MAUJEUL

2 décembre 2025• 2ème Chambre
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405885

Indu de prime d'activité – Tribunal administratif de Lille – Rejet de la demande de remise gracieuse – Application de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. La requérante contestait le refus de la CAF du Nord de lui accorder une remise gracieuse d'un indu de 960,03 euros. Le tribunal a rejeté sa requête, estimant que si sa bonne foi n'était pas remise en cause, elle n'établissait pas une situation de précarité suffisante pour justifier une remise totale ou partielle de la dette.

2 décembre 2025• juge unique (2)
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2513766

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, a rejeté la requête de M. B..., ressortissant algérien, qui demandait qu’il soit enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un titre de séjour. Le juge a constaté que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande, déposée le 11 décembre 2024, avait fait naître une décision implicite de rejet en application des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Il a estimé qu’il ne pouvait faire obstacle à cette décision administrative en ordonnant la mesure sollicitée. La solution retenue est donc le rejet de la requête.

2 décembre 2025