Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204286
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté municipal du 18 février 2022 opposé à sa déclaration préalable de division foncière. Le juge a estimé que le maire avait légalement fondé son refus sur l'insuffisance de la desserte routière, un chemin rural trop étroit et inadapté pour garantir la sécurité et l'accès des services, conformément aux dispositions du règlement du plan local d'urbanisme. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le requérant, partie perdante, a été condamné à verser 1 500 euros à la commune pour ses frais.
Avocat : SELARL ARNAUD BASTID
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2204528
La décision concerne le refus d'un permis de construire par le maire de Combloux, attaqué par la SARL Arconance devant le Tribunal Administratif de Grenoble. Le tribunal rejette la requête, estimant que l'arrêté municipal est suffisamment motivé et que le maire pouvait légalement refuser le permis au motif que le demandeur ne justifiait pas d'un titre l'habilitant à déposer la demande, en l'occurrence une promesse de vente expirée. Les textes appliqués sont principalement les articles L. 424-3, A. 424-3, A. 424-4 et R. 423-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : CLOIX & MENDES-GIL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2205045
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Sallanches. Le tribunal a jugé que les requérants, voisins immédiats, avaient bien intérêt à agir, mais a estimé que les moyens soulevés (incompétence, fraude, méconnaissance du PLU, du PPRN et du code de l'urbanisme) n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, notamment les articles L. 600-1-2, R. 111-2, et L. 421-6, ainsi que sur le règlement du plan local d'urbanisme (PLU) et du plan de prévention des risques naturels (PPRN) de la commune.
Avocat : PUBLICALP AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2207121
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré à Aix-les-Bains. Le tribunal a jugé que les requérants ne justifiaient pas d'un intérêt à agir suffisant pour contester l'ensemble du projet, notamment concernant les parties ne créant pas de vis-à-vis direct avec leur propriété. Les moyens soulevés sur le fond, relatifs au respect du PLUi et du code de l'urbanisme, n'ont dès lors pas été examinés.
Avocat : SELARL SINDRES SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2102209
Le Tribunal Administratif de Grenoble a statué sur une demande en responsabilité médicale suite à un accouchement instrumental ayant entraîné des lésions. Il a rejeté la requête, estimant que le défaut d'information allégué n'était pas établi et que l'utilisation des forceps était justifiée par l'urgence de la situation clinique, conformément aux obligations déontologiques. La juridiction a ainsi jugé que ni le centre hospitalier de Valence ni l'ONIAM n'étaient tenus d'indemniser les préjudices invoqués par la patiente et sa famille.
Avocat : SELARL DE LA GRANGE ET FITOUSSI AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601951
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, rejette la demande de Mme C... visant à suspendre le refus de renouvellement de sa carte de séjour de membre de famille d'un citoyen de l'Union. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, malgré le refus de renouvellement, car la requérante n'apporte pas la preuve d'une atteinte grave et immédiate à sa situation. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 233-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CHEHAM
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602777
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, donne acte du désistement d'instance du requérant concernant sa demande de suspension du rejet implicite du renouvellement de sa carte de résident. Il rejette sa demande de condamnation de l'État au titre des frais non compris dans les dépens, estimant qu'il n'y a pas lieu à une telle condamnation dans les circonstances de l'espèce. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : SARL NOVAS AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2603749
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la demande de suspension et d'injonction formée par une agente contractuelle contre le CHU de Nantes, concernant le non-renouvellement de son CDD. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, le contrat étant arrivé à échéance, et qu'aucun des moyens soulevés (vice de procédure, erreur manifeste d'appréciation, défaut de motivation) ne révèle un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique et du code de justice administrative.
Avocat : SARL ANTIGONE
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2503277
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi d'une demande d'expertise médicale préalable à un éventuel recours en responsabilité. Il a ordonné une expertise, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, confiée à un collège composé d'un oncologue et d'un médecin réanimateur, pour déterminer les causes du décès et les préjudices subis. En revanche, il a rejeté la demande de communication immédiate du dossier médical aux requérants sous astreinte, estimant que sa transmission à l'expert désigné était suffisante à ce stade de la procédure.
Avocat : SCP UGGC AVOCATS
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600635
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler les arrêtés préfectoraux du 16 février 2026. Ces arrêtés prolongeaient de deux ans une interdiction de retour sur le territoire français et prononçaient une assignation à résidence à l'encontre du requérant. Le tribunal a jugé que les décisions étaient régulières, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et leur motivation, et qu'elles étaient légalement fondées sur les articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GIRARD
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2401257
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre plusieurs décisions préfectorales (refus de titre de séjour, obligation de quitter le territoire, interdiction de retour et signalement Schengen) prises à l'encontre d'un ressortissant étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant notamment que le préfet était compétent et que les décisions étaient suffisamment motivées au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également jugé que les moyens tirés de la méconnaissance des droits de la défense et de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme étaient infondés.
Avocat : GARCIA
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600654
Le Tribunal Administratif de Pau, saisi en référé par la société Labastere 40, a déclaré qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur sa demande d'annulation d'une procédure de marché public. Le juge a constaté que la commune de Soustons avait, postérieurement à l'introduction du recours, déclaré la consultation sans suite par un arrêté motivé par l'intérêt général. En application de l'article L. 551-1 du code de justice administrative, le juge des référés ne peut exercer ses pouvoirs lorsque la procédure a été ainsi abandonnée par l'administration.
Avocat : SCP SALESSE & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600731
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'interdiction de circulation. La juridiction a jugé que la signature de l'arrêté par la secrétaire générale de la préfecture était régulière en vertu d'une délégation, et a estimé que les griefs relatifs au défaut de motivation et à la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : LACOSTE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600749
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête en annulation d'un arrêté préfectoral ordonnant l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de circulation de trois ans. Le tribunal a jugé que la motivation de l'arrêté, pris au vu de la situation personnelle de l'intéressé et de ses condamnations pénales, était suffisante et ne méconnaissait pas ses droits, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les textes appliqués sont le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ainsi que la Convention EDH.
Avocat : LACOSTE
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600940
Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a fait droit à la demande du maire de Bagnères-de-Bigorre en désignant un expert judiciaire. Le sujet principal est la constatation d'un danger grave et immédiat pour la sécurité publique présenté par des immeubles dégradés. La juridiction a appliqué les articles L. 511-2 et L. 511-9 du code de la construction et de l’habitation, considérant l'état des bâtiments justifié par l'instruction. La solution retenue est l'ordonnance d'une mission d'expertise urgente pour évaluer le péril et proposer des mesures provisoires.
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2302660
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société Solina, qui contestait une injonction de mise en conformité concernant son produit « Nutral Jambon ». Le tribunal a jugé que le jus de blette concentré, utilisé comme ingrédient, pouvait être qualifié d'additif alimentaire au sens du règlement (CE) n° 1333/2008, car il était destiné à exercer une fonction technologique (conservation et coloration) dans le produit fini. La décision administrative a donc été validée.
Avocat : SARL ABG PARTNERS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2309266
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet d'une demande d'autorisation de travail pour un ressortissant marocain. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la décision préfectorale n'était pas entachée d'incompétence, compte tenu des délégations de signature régulières. La décision s'appuie sur les dispositions du code du travail (articles R. 5221-1, R. 5221-17 et L. 5221-5) relatives à la procédure d'autorisation de travail pour les étrangers.
Avocat : POINSIGNON
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400030
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son arrêté de révocation du 25 octobre 2023. La juridiction a jugé que le signataire était compétent, que la motivation de la décision était suffisante au regard des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, et que la sanction de révocation n'était pas disproportionnée compte tenu de la gravité des fautes établies (propos inappropriés et menaces). Les textes appliqués incluent le code général de la fonction publique et le code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : MAAMOURI
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2400206
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de la société GLE Group, qui contestait son déréférencement de la plateforme « mon compte formation » par la Caisse des dépôts et consignations. Le tribunal a jugé que la procédure contradictoire avait été respectée et que les manquements reprochés à l'organisme de formation, concernant l'éligibilité de ses actions, étaient établis. La décision de sanction, incluant un déréférencement de quatre mois et une demande de remboursement, a été considérée comme légale et proportionnée au regard des articles L. 6323-9, L. 6323-9-1 et R. 6333-6 du code du travail.
Avocat : SELARL DELANCHY PLANÇON AVOCATS
Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500995
Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que le droit d'être entendu n'était pas méconnu, la motivation suffisante, et a écarté les moyens invoqués concernant le code de l'entrée et du séjour des étrangers (CESEDA). La décision s'appuie sur les articles L. 611-1 et L. 542-1 du CESEDA, suite au rejet de sa demande d'asile.
Avocat : SELARL AXIO AVOCATS