Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2500997

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante rwandaise, visant à annuler l'arrêté préfectoral du 27 janvier 2025 qui lui refusait un titre de séjour, lui ordonnait de quitter le territoire français et prononçait une interdiction de retour d'un an. Le tribunal a jugé que le refus de titre de séjour était suffisamment motivé et que la requérante n'avait pas démontré relever de motifs humanitaires ou exceptionnels au sens de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'obligation de quitter le territoire (OQTF), ont également été écartés.

Avocat : SELARL AXIO AVOCATS

17 mars 2026• 6ème Chambre
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601305

Le Tribunal Administratif de Strasbourg rejette la demande de suspension d'une décision préfectorale ordonnant la restitution d'une carte professionnelle d'éducateur sportif. Le juge estime que le requérant n'a pas présenté de moyen sérieux créant un doute sur la légalité de cette décision, prise en application des articles L. 212-9 et R. 212-89 du code du sport suite à une condamnation pénale. Par conséquent, les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative pour ordonner une suspension en référé ne sont pas remplies.

Avocat : PAWLAS

17 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2310648

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler l'arrêté préfectoral du 5 juin 2023 approuvant le plan de prévention des risques « Ain et Suran ». La juridiction a estimé que les vices de procédure allégués lors de l'enquête publique, notamment une erreur dans l'adresse mail de contact, n'étaient pas de nature à entacher d'illégalité la décision, car ils n'ont pas nui à l'information du public ni influencé les résultats de l'enquête. Le tribunal a également jugé non fondés les moyens relatifs au classement des zones et à l'étude hydraulique, appliquant les dispositions du code de l'environnement relatives à l'enquête publique.

Avocat : SCP CARNOT AVOCATS

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2400070

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de la société Trigano MDC, qui demandait l'annulation d'un arrêté préfectoral du 7 novembre 2023 instituant des servitudes d'utilité publique sur son ancien site industriel. La juridiction estime que l'arrêté a été signé par une autorité compétente, qu'il ne crée pas de nouvelles obligations de surveillance pour l'ancien exploitant et que son périmètre, couvrant l'ensemble du site pollué, n'est pas excessif. La décision s'appuie notamment sur les dispositions de l'article L. 515-12 du code de l'environnement relatives aux servitudes sur les terrains pollués.

Avocat : CABINET ROUX PIQUOT-JOLY

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2306746

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté les requêtes de M. H... E... visant à annuler un arrêté préfectoral du 5 juillet 2023 imposant des prescriptions spéciales pour des travaux de remise en état sur un ancien site industriel, ainsi qu'un arrêté de mise en demeure du 15 novembre 2023. Le tribunal a jugé que le requérant, en tant qu'ayant droit de l'exploitant historique, était bien destinataire légal de ces actes administratifs pris en application de la police des installations classées pour la protection de l'environnement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement et de la loi du 19 juillet 1976 relative aux installations classées.

Avocat : SCP JAKUBOWICZ & ASSOCIES

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2307415

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... F... visant à annuler trois arrêtés préfectoraux (5 juillet 2023, 15 novembre 2023, 17 mai 2024) la concernant en tant qu'ayant droit pour des travaux sur un ancien site. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment l'insuffisance de motivation, la contestation de sa qualité d'ayant droit et l'invocation de la prescription trentenaire, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement relatives à la remise en état des sites.

Avocat : CABINET BERGER ET ASSOCIES

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2308293

Le Tribunal Administratif de Lyon statue sur des recours de la société Dimilo TP visant à annuler une astreinte administrative et son titre de perception, liés au non-respect d'une mise en demeure préfectorale concernant une installation classée pour la protection de l'environnement. Le tribunal rejette la demande d'annulation de l'arrêté de liquidation de l'astreinte, considérant que le calcul du montant (28 000 euros) est exact et que la sanction n'est pas disproportionnée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'environnement, notamment l'article L. 171-8, qui régit les sanctions administratives en matière d'installations classées.

Avocat : SCP DUCROT ASSOCIES - DPA

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2401242

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante angolaise, qui demandait l'annulation du refus de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la préfète de l'Ain n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant de lui délivrer un titre de séjour au titre de l'article L. 435-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a jugé que l'administration avait correctement exercé son pouvoir d'appréciation en examinant les conditions de l'intéressée, notamment la réalité et la sérieux de son activité associative et ses perspectives d'intégration.

Avocat : GUERAULT

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2413314

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation est suffisante et que le préfet a procédé à un examen complet de la situation de l'intéressé, notamment au regard de ses demandes de séjour et de protection internationale antérieurement rejetées. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : LULÉ

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2501557

Le Tribunal administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et les mesures d'éloignement. La juridiction a jugé que le refus était légal, car le requérant, bien que marié à une Française, ne justifiait pas d'une entrée régulière sur le territoire français, condition exigée par l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle a également estimé que la motivation de la décision était suffisante et que les autres moyens, y compris ceux tirés de l'article 8 de la CEDH, n'étaient pas fondés.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2502846

**Sujet principal** : Demande de France Travail (ex-Pôle Emploi) en référé pour obtenir le remboursement d'un indu lié au financement de formations, à l'encontre d'un organisme de formation placé en liquidation judiciaire. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lyon (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés a rejeté la demande de provision, estimant que l'obligation de remboursement invoquée par France Travail n'était pas suffisamment établie pour être considérée comme "non sérieusement contestable" au sens de l'article R. 541-1 du code de justice administrative. **Textes appliqués** : Articles R. 541-1 du code de justice administrative (conditions du référé provision), L. 6354-1 du code du travail (remboursement en cas d'inexécution) et L. 6316-1 du code du travail (obligation de certification des prestataires de formation).

Avocat : PILLET

17 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515740

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé une décision implicite de rejet de titre de séjour, née du silence de la préfète du Rhône, pour illégalité due à l'absence de communication des motifs de la décision, comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de la requérante dans un délai de deux mois, mais a rejeté sa demande principale de délivrance immédiate d'une carte de séjour "vie privée et familiale". La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles R. 432-1 et R. 432-2) concernant les décisions implicites.

Avocat : HAIK

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515753

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. D... visant à annuler une obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une interdiction de retour d'un an. La juridiction a estimé que les décisions de la préfète du Rhône étaient régulières, notamment en raison d'une délégation de signature valable et d'une motivation suffisante. Elle a jugé que l'atteinte au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) n'était pas disproportionnée, compte tenu de l'absence d'insertion en France et de la garde à vue du requérant pour vol aggravé.

Avocat : BOUHALASSA

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2516354

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. La juridiction estime que le refus est suffisamment motivé, que l'administration a procédé à un examen particulier de la situation personnelle du requérant, et que la décision ne méconnaît pas le droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers. En conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de destination sont également jugées légales.

17 mars 2026• 1ère chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602862

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une assignation à résidence. Le tribunal a annulé l'OQTF et l'interdiction de retour associée, considérant que l'administration n'avait pas suffisamment examiné la situation personnelle et familiale du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. En revanche, l'assignation à résidence a été jugée légale. Le tribunal a également admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire.

Avocat : KOTOKO LOUIS

17 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602866

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, celui-ci ayant été introduit en mars 2026 contre une décision notifiée en octobre 2024, bien après l'expiration du délai contentieux d'un mois prévu par les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MAILLY

17 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603182

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Saint-Laurent-du-Pape en désignant un expert. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire constater l'état d'un bâtiment présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, inclut l'examen du bâtiment, la recherche d'un danger imminent et la proposition des mesures conservatoires nécessaires.

17 mars 2026
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603438

Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête d'un ressortissant guinéen visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la Guinée comme pays de renvoi suite à une interdiction judiciaire définitive du territoire. Le tribunal estime que le défaut d'information sur la condamnation n'affecte pas la légalité de la décision de renvoi et que le requérant n'apporte aucun élément probant démontrant un risque pour sa vie ou sa liberté en cas de retour, au sens de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 721-3 et L. 721-4 du CESEDA.

Avocat : MAILLY

17 mars 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603585

Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé, fait droit à la demande de la commune de Loire-sur-Rhône en désignant un expert judiciaire. Cette demande, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, vise à faire examiner un bâtiment présentant un danger potentiel pour la sécurité publique. La mission de l'expert, définie par l'ordonnance, consiste à constater l'état des lieux, à évaluer l'existence d'un danger imminent et à proposer les mesures nécessaires pour y remédier.

17 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2327627

La société Comet Sécurité privée contestait devant le Tribunal Administratif de Paris des rappels de TVA et d'impôt sur les sociétés, ainsi que des pénalités, suite à une vérification de comptabilité. Le tribunal a jugé que la requête était partiellement irrecevable, notamment concernant certaines pénalités et intérêts de retard, car ceux-ci avaient fait l'objet d'un dégrèvement en application de l'article 1756 du code général des impôts, suite à la liquidation judiciaire de la société. Les autres moyens de la requête ont été examinés au fond et rejetés par la juridiction.

Avocat : CABINET MATTEI (SELARL)

17 mars 2026• 1re Section - 2e Chambre