Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2409692
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction supplémentaire de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux de 2021. Le tribunal a jugé que les dépenses contestées pour la réfection de la toiture et les stores d'occultation ne constituaient pas un préalable indispensable ou indissociable de travaux d'économie d'énergie, condition nécessaire pour bénéficier du dégrèvement fiscal. La demande concernant les prestations d'ensemblier a été déclarée irrecevable, ces dépenses ayant déjà été incluses dans un dégrèvement antérieur.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415161
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction supplémentaire de taxe foncière au titre de l'article 1391 E du code général des impôts pour des travaux. La juridiction estime que le requérant n'a pas démontré que les travaux de remplacement de portes palières et de condamnation d'une colonne vide-ordures avaient pour objet direct de réaliser des économies d'énergie, condition essentielle du dispositif fiscal. Par conséquent, le rejet de la réclamation par l'administration fiscale est légal.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415796
Sujet principal : Recours contre l'assujettissement à la taxe sur les logements vacants pour un appartement parisien au titre de 2023. Juridiction : Tribunal Administratif de Paris. Solution retenue : Le tribunal rejette la requête du propriétaire, estimant qu'il n'apporte pas la preuve que le logement était occupé au moins 90 jours consécutifs au cours de l'année précédant le 1er janvier 2023, condition d'exonération prévue par l'article 232 du code général des impôts. Textes appliqués : Article 232 du code général des impôts (régime de la taxe sur les logements vacants).
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2415916
**Sujet principal** : Recours d'une société contre une imposition d'office (cotisation supplémentaire d'IS et rappels de TVA) suite à une vérification de comptabilité. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de décharge. Il estime que la procédure d'évaluation d'office (article L. 74 du Livre des Procédures Fiscales) a été légalement appliquée en raison de l'opposition de fait au contrôle fiscal de la société. Par conséquent, conformément à l'article L. 193 du même code, la charge de la preuve de l'exagération des impositions incombe à la société requérante, qui ne l'a pas rapportée. **Textes appliqués** : Article L. 74 et article L. 193 du Livre des Procédures Fiscales (LPF).
Avocat : CABINET D'AVOCAT ARNAUD SOTON
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2418555
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'Office Public de l'Habitat (OPH) Paris Habitat, qui sollicitait une réduction de taxe foncière au titre de 2022 pour des travaux d'éclairage et de remplacement de boîtes aux lettres. La juridiction estime que le requérant n'apporte pas la preuve que ces dépenses, invoquées sur le fondement de l'article 1391 C du code général des impôts, améliorent effectivement l'accessibilité des logements pour les personnes en situation de handicap. Par conséquent, la demande de prise en charge des frais d'instance par l'État est également rejetée.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2419685
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'OPH Paris Habitat visant à obtenir une réduction de taxe foncière au titre de l'article 1391 C du code général des impôts pour des travaux de 2021. La juridiction estime que le requérant n'apporte pas la preuve suffisante que les dépenses engagées pour la rénovation des faux-plafonds et des menuiseries vitrées ont effectivement amélioré l'accessibilité des lieux aux personnes handicapées, condition essentielle du dispositif fiscal. La décision s'appuie sur l'interprétation stricte des conditions posées par l'article 1391 C du CGI.
Avocat : CABINET NOTIO AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2422464
Le Tribunal administratif de Paris a annulé la décision du comité d'organisation des Jeux olympiques et paralympiques de Paris 2024 refusant l'accréditation de M. B... Le juge a estimé que l'avis défavorable du ministre de l'intérieur, rendu en application de l'article L. 211-11-1 du code de sécurité intérieure, était entaché d'erreur d'appréciation. Cet avis, qui s'imposait au comité d'organisation, se fondait sur des faits non établis ou insuffisants pour justifier un risque pour la sécurité.
Avocat : CABINET BCCL (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2424264
Le Tribunal Administratif de Paris a annulé la décision du comité d'organisation des Jeux Olympiques et Paralympiques de Paris 2024 rejetant la demande d'accréditation de M. B..., un cinéaste employé comme opérateur vidéo. Le juge a estimé que l'avis défavorable du ministre de l'intérieur, fondé sur une simple mention d'une supposée appartenance à un "mouvement écologiste radical" sans aucune précision, ne satisfaisait pas aux conditions légales pour justifier un refus. La décision a été annulée pour erreur d'appréciation, au regard des dispositions de l'article L. 211-11-1 du code de sécurité intérieure et du décret du 27 octobre 2021.
Avocat : CABINET BCCL (SELARL)
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2430087
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral refusant son titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction estime que la décision, fondée notamment sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est régulière en la forme (compétence du signataire, motivation suffisante) et que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre pour considérations humanitaires ou exceptionnelles. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la CEDH et de l'erreur d'appréciation sont également écartés.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506741
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement urgent. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal et occupait un logement inadapté à son état de santé. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et l'a condamné à verser 1 100 euros en réparation des préjudices subis.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506813
**Sujet principal** : Demande d'indemnisation pour préjudice résultant de l'absence de relogement d'un demandeur reconnu prioritaire par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal administratif de Paris (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal retient la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de relogement urgent et le condamne à verser 1 500 euros au requérant en réparation de son préjudice. Il rejette la demande principale de 59 000 euros comme excessive. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation (délai d'exécution par le préfet), et L. 761-1 du code de justice administrative (frais irrépétibles).
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506860
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'a pas été relogé dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l'État pour faute. Le tribunal a condamné l'État à verser 11 200 euros en réparation du préjudice lié aux troubles dans les conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : BAGUET
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506896
Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours en excès de pouvoir par un requérant demandant réparation pour l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation. Le tribunal a rejeté la demande d'aide juridictionnelle provisoire mais a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution de la décision de relogement urgent. Il a condamné l'État à verser 900 euros au requérant en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : CHAMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506921
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'urgence. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu d'offre de logement dans le délai légal de six mois. Le tribunal a retenu la faute de l'État et a condamné celui-ci à verser 1 000 euros en réparation du préjudice, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : FOADING-NCHOH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2506923
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans le relogement d'urgence. La juridiction a retenu la faute de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai légal de six mois suivant une décision de commission de médiation reconnaissant la requérante comme prioritaire. Elle a condamné l'État à verser 3 900 euros à la requérante en réparation de son préjudice, sur le fondement des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : FOADING-NCHOH
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507084
Le Tribunal Administratif de Paris a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans le relogement d'urgence de M. A..., prioritaire depuis une décision de la commission de médiation de 2019. La juridiction a condamné l'État à verser à l'intéressé une indemnité de 1 500 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation. Elle a rejeté les conclusions sollicitant une exécution provisoire spécifique, rappelant que les jugements sont par principe exécutoires dès leur notification.
Avocat : CHALIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2507163
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement d'urgence. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction au-delà du délai de six mois imparti par l'article R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, mais a réduit l'indemnisation à 2 400 euros au lieu des 7 000 euros demandés. Il a rejeté la demande de frais d'avocat au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : MOMMESSIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2512808
Le Tribunal Administratif de Paris a statué sur un recours en excès de pouvoir contre le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) notifiées à un ressortissant malien. Le tribunal a rejeté la requête du demandeur, considérant que le préfet de police de Paris avait légalement exercé son pouvoir d'appréciation en refusant la délivrance d'un titre de séjour au titre de la vie privée et familiale (article L. 435-1 du CESEDA). Il a également jugé que les décisions attaquées étaient suffisamment motivées et ne méconnaissaient pas les droits du requérant, notamment au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : CISSE
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2515273
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. A... visant à annuler son arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que le signataire de l'arrêté était compétent, que la motivation est suffisante et que la situation personnelle du requérant a été examinée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1, et sur la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2516960
Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 3 février 2025 l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision est suffisamment motivée, que la situation personnelle de la requérante a été examinée, et que les textes spécifiques du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (notamment l'article L. 611-1) s'appliquent, excluant l'application générale du code des relations entre le public et l'administration. Les conclusions subsidiaires (suspension, injonction, allocation) sont également rejetées.
Avocat : LOISON