Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601006
Le Tribunal Administratif de Nîmes a rejeté la requête de M. E... C..., un ressortissant marocain, visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai, son interdiction de retour et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la décision préfectorale était régulière, notamment en écartant les moyens tirés de l'incompétence du signataire, du défaut de motivation et de l'atteinte à la vie privée et familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : VIENS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2305687
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un détenu demandant l'annulation du refus implicite de mettre à disposition en cellule deux écrans lui appartenant. Le tribunal a jugé que cette décision de l'administration pénitentiaire, motivée par des impératifs d'ordre et de sécurité pour lutter contre l'encombrement des cellules, constituait une mesure d'ordre intérieur. Elle ne porte pas aux droits fondamentaux du requérant une atteinte excédant les contraintes inhérentes à la détention et n'est donc pas un acte administratif susceptible de recours pour excès de pouvoir.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS ET ASSOCIÉS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2306829
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la demande d'une propriétaire visant à engager la responsabilité de la commune d'Hostens et de la communauté de communes Sud Gironde pour des dommages causés à son mur par des travaux publics. La juridiction a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'un lien de causalité entre les travaux et les préjudices allégués, et a également constaté la prescription de sa demande indemnitaire. Les conclusions à fin d'injonction de travaux ont été déclarées irrecevables.
Avocat : SELARL BERNADOU AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2402111
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation du refus de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne révélait ni défaut d'examen sérieux de la situation, ni méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 421-34, et sur l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2403391
**Sujet principal** : Recours en indemnisation d'une caisse primaire d'assurance maladie (CPAM) contre un centre hospitalier universitaire (CHU) pour le remboursement de prestations versées à une assurée, à la suite d'un dommage corporel lié à des fautes médicales. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Bordeaux (5ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a partiellement fait droit à la demande de la CPAM. Il a condamné solidairement le CHU et son assureur à rembourser une partie des débours, après avoir retenu une perte de chance de la patiente et écarté certaines dépenses comme non imputables à la faute. **Textes appliqués** : Le tribunal s'est principalement fondé sur les dispositions du code de la santé publique (article L. 1142-1) concernant la responsabilité médicale, ainsi que sur le code de la sécurité sociale et le code de justice administrative.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2405906
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours en plein contentieux visant à annuler le rejet d'une demande de prime « MaPrimeRénov ». Le litige portait sur l'éligibilité de l'entreprise ayant réalisé des travaux d'isolation, l'administration ayant refusé la prime au motif que l'entreprise n'était pas certifiée RGE. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet de l'Anah, considérant que la requérante apportait la preuve que l'entreprise était bien certifiée RGE au moment des travaux. La solution s'appuie sur les dispositions du décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020 et de l'arrêté du même jour relatifs à la prime de transition énergétique.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406093
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. A... qui contestait le refus de l'Agence nationale de l'habitat (Anah) de lui accorder la prime "MaPrimeRénov". Le tribunal estime que la qualité de nu-propriétaire du demandeur, établie par un acte notarié, ne lui confère pas le droit d'usage du logement requis par le décret n° 2020-26 du 14 janvier 2020. Par conséquent, l'Anah n'a pas commis d'erreur de droit en appliquant les conditions d'attribution de cette aide.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2406234
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... visant à annuler le refus de renouvellement de sa carte nationale d'identité. La juridiction estime que le placement sous contrôle judiciaire de l'intéressé, qui lui impose la remise de ses documents d'identité, constitue un obstacle légal à la délivrance de la carte. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article 8 du décret n°2016-1460 et de l'article 138 du code de procédure pénale.
Avocat : MONGIE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407117
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour d'un ressortissant mauritanien, fondée sur son statut de membre de famille d'un ressortissant européen. Le juge a retenu que le préfet de la Gironde avait méconnu son obligation de communiquer les motifs de son rejet implicite, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Par conséquent, le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande du requérant dans un délai de deux mois.
Avocat : VALAY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407298
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... visant à annuler l'injonction préfectorale lui interdisant d'exercer des fonctions d'encadrement sportif et d'intervenir auprès de mineurs. La juridiction estime que le préfet était en situation de compétence liée, l'article L. 212-9 du code du sport imposant cette interdiction en raison de la condamnation de M. B... pour agression sexuelle sur mineur (article 222-22 du code pénal). Les conclusions indemnitaires sont également rejetées.
Avocat : GRELLETY
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2407343
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a jugé une demande en responsabilité contre le CHU de Bordeaux suite à des signalements pour protection de l'enfance. Le tribunal s'est déclaré incompétent, considérant que les actes de signalement litigieux, effectués en application de l'article R. 4127-44 du code de la santé publique, étaient indissociables de la procédure judiciaire d'assistance éducative qui en a découlé. En conséquence, la requête a été rejetée et l'expertise médicale demandée n'a pas été ordonnée.
Avocat : SCP GRAVELLIER - LIEF - DE LAGAUSIE - RODRIGUES
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500145
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement d'un ressortissant algérien. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation du refus de titre de séjour, constatant l'absence d'une telle décision distincte dans l'arrêté attaqué. Il a rejeté le recours sur le fond, considérant que les mesures d'obligation de quitter le territoire, de fixation du pays de renvoi et d'interdiction de retour étaient légalement fondées, notamment au regard des dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500210
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de M. G... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a jugé que la signataire de l'arrêté était compétente en vertu d'une délégation régulière et que le refus, fondé sur l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH, compte tenu de la durée et de la nature des liens allégués. La demande d'injonction de délivrer un titre et la demande de provision pour frais d'avocat ont également été rejetées.
Avocat : LANNE
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500315
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. La juridiction a annulé la décision attaquée, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions des articles L. 422-10 et L. 422-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en refusant la délivrance d'une carte de séjour "recherche d'emploi ou création d'entreprise" à une ancienne étudiante diplômée. Le tribunal a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de l'intéressée.
Avocat : AUTEF
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500324
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête de M. B... A..., un ressortissant algérien, qui contestait un arrêté préfectoral lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et une interdiction de retour de six mois. La juridiction estime que la décision, prise par un signataire compétent, est suffisamment motivée et ne méconnaît pas l'examen de la situation personnelle du requérant ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle applique les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article L. 611-1.
Avocat : HAMDI
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500331
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête de Mme B... A..., qui demandait l'annulation du refus préfectoral de lui délivrer un titre de séjour. Le tribunal a estimé que le préfet de la Gironde avait légalement rejeté sa demande au motif que son identité n'était pas suffisamment établie, conformément aux exigences des articles R. 431-10 et L. 811-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que de l'article 47 du code civil. La juridiction a considéré que les documents d'état civil produits par la requérante ne permettaient pas de regarder son identité comme établie.
Avocat : SP AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2500980
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour. Le juge a retenu un défaut de motivation de l'administration, qui n'a pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet est enjoint de réexaminer la situation de la requérante et de lui délivrer un récépissé de travail dans un délai de deux mois.
Avocat : JOUTEAU
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2501651
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour, fondée sur le silence du préfet de la Gironde. La juridiction a retenu un défaut de motivation, le préfet n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs dans le délai d'un mois prévu par l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a enjoint à l'administration de réexaminer la situation du requérant dans un délai de deux mois et de lui délivrer un récépissé autorisant le travail dans l'attente.
Avocat : JOURDAIN DE MUIZON
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502108
Le Tribunal Administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir visant à annuler le refus de délivrance d'un permis de visite à un détenu. Le tribunal estime que le refus, fondé sur les antécédents judiciaires du requérant et le risque d'obstacle à la réinsertion du détenu, est légal. La décision s'appuie sur l'article L. 341-7 du code pénitentiaire, qui encadre les motifs de refus des permis de visite.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2502535
Le Tribunal administratif de Bordeaux rejette la requête en excès de pouvoir de Mme B... visant l'annulation du classement sans suite de sa demande de naturalisation. La juridiction estime que cette décision, fondée sur l'incomplétude du dossier malgré une mise en demeure, ne constitue pas un acte faisant grief susceptible de recours, conformément à l'article 40 du décret du 30 décembre 1993. Elle accueille donc la fin de non-recevoir soulevée par le préfet et précise que l'intéressée peut déposer une nouvelle demande complète.