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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2200151

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi par la société Assurances du Crédit Mutuel IARD, subrogée dans les droits de son assurée, afin d’obtenir réparation des dégradations subies par une agence bancaire CIC à Rouen lors de la manifestation du mouvement des "gilets jaunes" le 5 janvier 2019. Le tribunal a jugé que la responsabilité sans faute de l’État était engagée sur le fondement de l’article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, estimant que les dégradations, commises par jets de projectiles et tags, présentaient un caractère délictuel et étaient liées à la manifestation, sans qu’il soit établi qu’elles émanaient de groupes étrangers au mouvement. La solution retenue ouvre droit à indemnisation pour la société requérante, sous réserve de la justification des préjudices allégués.

Avocat : SARDIN ET THELLYERE (ST AVOCATS)

27 novembre 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2202652

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné la demande de la Société des Autoroutes Paris-Normandie (SAPN) visant à engager la responsabilité de l'État pour les préjudices subis lors de vingt-deux manifestations des Gilets Jaunes sur son réseau autoroutier en Seine-Maritime, entre novembre 2018 et juillet 2019. La société invoquait l'article L. 211-10 du code de la sécurité intérieure, relatif à la responsabilité de l'État pour les dommages causés par des attroupements. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que les conditions d'engagement de cette responsabilité n'étaient pas réunies, les faits ne constituant pas des attroupements au sens de cet article. En conséquence, la décision implicite de rejet du préfet a été maintenue et les conclusions indemnitaires de la SAPN ont été rejetées.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : CARBONNIER LAMAZE RASLE ET ASSOCIES

27 novembre 2025• 3 ème Chambre
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2205085

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes de la société RELYENS MUTUAL INSURANCE (venant aux droits de la SHAM) contestant cinq titres exécutoires émis par l'ONIAM pour un montant total de 156.357,07 €. Le tribunal a jugé que les titres étaient réguliers en la forme et que la responsabilité de la société était engagée sur le fondement de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, en raison d'une faute médicale ayant entraîné une perte de chance pour le patient. En conséquence, il a validé les créances de l'ONIAM, condamné la société à payer les sommes dues avec intérêts au taux légal et capitalisation, ainsi qu'une pénalité de 15 % sur le fondement de l'article L. 1142-15 du même code.

Avocat : INTER-BARREAUX EMO AVOCATS

27 novembre 2025• 3 ème Chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2110956

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la requête de M. B..., qui demandait la condamnation de la société Aéroports de Paris pour un accident survenu le 4 novembre 2014 sur le parking de l'aéroport d'Orly. Le tribunal a estimé que les circonstances exactes de la chute n'étaient pas établies, faute de preuve d'un lien de causalité direct entre l'ouvrage public et le dommage. Il a également relevé que, même à supposer ce lien établi, M. B... n'avait pas fait un usage normal de l'ouvrage en posant le pied sur une borne en béton, ce qui constitue une faute de la victime. En conséquence, la responsabilité de la société Aéroports de Paris n'a pas été engagée.

Avocat : FLOQUET ET NOACHOVITCH

27 novembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2209397

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société Enedis, qui demandait la condamnation de la société Arbres Techniques et Paysages pour le sectionnement d’un câble électrique haute tension lors de travaux de transplantation d’arbres, qualifiés de travaux publics. Le tribunal a rejeté la requête d’Enedis, estimant que la responsabilité de la société Arbres Techniques et Paysages n’était pas engagée, faute pour Enedis de démontrer que le préjudice résultait directement des travaux. La décision s’appuie sur les principes de la responsabilité sans faute du maître d’ouvrage à l’égard des tiers et sur les dispositions du code de l’environnement et de l’arrêté du 15 février 2012 relatifs aux travaux à proximité d’ouvrages souterrains.

Avocat : ORTOLLAND & ASSOCIES

27 novembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2206130

Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par la société SEFTI, agence immobilière, d’une demande d’indemnisation pour les préjudices subis lors des travaux du Grand Paris Express (ligne 15, gare "Champigny centre"). La société invoquait la responsabilité sans faute de la société des Grands Projets pour rupture d’égalité devant les charges publiques. Le tribunal a rejeté la requête, estimant que la société requérante n’établissait pas le caractère grave et spécial de son préjudice, condition nécessaire pour engager la responsabilité du maître d’ouvrage.

Avocat : NEVEUX

27 novembre 2025• 2ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2208897

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. et Mme A... qui contestaient la remise en cause de la réduction d'impôt sur le revenu prévue à l'article 199 undecies C du code général des impôts pour des investissements réalisés en Martinique. L'administration fiscale avait estimé que le produit de la souscription n'avait pas été investi dans le délai de dix-huit mois requis, ce que les requérants contestaient en invoquant une confusion entre l'investissement et son résultat. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, confirmant ainsi la solution retenue par l'administration.

27 novembre 2025• 9ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2302615

Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de Mme B..., attachée territoriale, qui sollicitait l'indemnisation de 33 jours de congés annuels non pris en 2020 et 2021 en raison d'un congé pour motif médical. Le tribunal a appliqué les articles 5, 5-1 et 5-2 du décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985, modifié par le décret n° 2025-564 du 21 juin 2025, ainsi que la directive 2003/88/CE. Il a jugé que la requérante ne pouvait prétendre à une indemnité compensatrice, car elle n'avait pas sollicité de report de ses congés dans le délai de quinze mois suivant sa reprise de fonctions, et que sa mutation ultérieure ne créait pas de droit à indemnisation. La solution retenue est le rejet de la requête.

Avocat : DELARUE

27 novembre 2025• 5ème chambre
TA77Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2310268

Voici le résumé de la décision : Le Tribunal Administratif de Melun a été saisi par un détenu, M. B..., qui demandait réparation du préjudice subi suite à une fouille corporelle intégrale qu'il estimait injustifiée et humiliante. Le requérant invoquait une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme et des articles L. 225-1 et suivants du code pénitentiaire. Le tribunal a rejeté sa demande, considérant que la fouille était justifiée par les nécessités de l'ordre public et les contraintes du service public pénitentiaire, et qu'elle était proportionnée au regard des risques pour la sécurité. La solution retenue est donc le rejet de la requête indemnitaire.

Avocat : THEMIS ET ASSOCIES

27 novembre 2025• 5ème chambre, JU
TA78Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2305547

Le Tribunal administratif de Versailles a été saisi par la commune de Forges-les-Bains d’une demande en réparation de désordres affectant un gymnase, notamment des infiltrations d’eau, sur le fondement de la garantie décennale des constructeurs. La commune sollicitait la condamnation des sociétés KOZ architectes, Belliard Frères et Socotec, ainsi que l’inscription de créances au passif des deux premières, placées en procédure collective. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la commune, jugeant que les désordres constatés ne rendaient pas l’ouvrage impropre à sa destination et ne compromettaient pas sa solidité, et que le délai de la garantie décennale était expiré, la réception des travaux datant du 5 mars 2010. Les dépens ont été laissés à la charge de la commune, et les conclusions présentées au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL HERCE POIROT-BOURDAIN

27 novembre 2025• 8ème chambre
TA83Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2301474

Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de Mme F... et M. A... qui demandaient la condamnation du centre hospitalier intercommunal Toulon La Seyne-sur-Mer (CHITS) pour les préjudices subis par leur enfant D... suite à une fracture du fémur survenue lors d'une césarienne le 12 octobre 2022. Se fondant sur l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, le tribunal a estimé qu'aucune faute médicale n'était établie dans la réalisation de l'acte, l'expertise concluant à l'absence de lien entre la fracture et une erreur de procédure. La solution retenue est le rejet de l'intégralité des demandes indemnitaires et des conclusions accessoires.

Avocat : DHIB

27 novembre 2025• 3ème chambre
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302466

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. A... contestant son licenciement en cours de stage par le maire de Saint-Georges-de-Didonne pour insuffisance professionnelle. Le tribunal a estimé que les griefs invoqués par la commune, notamment le manque d'organisation et de réactivité, étaient établis et suffisants pour justifier la décision, exerçant un contrôle normal sur l'appréciation des aptitudes du stagiaire. La décision a été fondée sur les articles L. 327-1 et L. 327-4 du code général de la fonction publique, ainsi que sur le décret du 4 novembre 1992. Par conséquent, les conclusions en annulation et en indemnisation ont été rejetées.

Avocat : SELARL OPTIMA AVOCATS

27 novembre 2025• 3ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2502328

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en référé sur demande de la commune de Châteauroux, a désigné un expert pour examiner l'état de péril de deux immeubles menaçant ruine, appartenant à MM. C... et B.... La requête, fondée sur l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation, visait à faire constater un danger grave et imminent pour la sécurité publique dû à des chutes d'éléments de façade et de toiture. Le juge a fait droit à la demande en ordonnant une expertise pour constater les faits et proposer des mesures de mise en sécurité, conformément à la procédure prévue par les articles R. 556-1 et R. 531-1 du code de justice administrative.

27 novembre 2025
TA63Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2302200

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête de M. A... contestant le refus de remise gracieuse d’un indu de revenu de solidarité active (RSA) de 1 101,32 euros pour la période d’octobre à novembre 2022. Le requérant, réfugié afghan, invoquait une erreur sur sa date de naissance et une situation de précarité. Le tribunal a estimé que M. A... n’apportait pas de justificatifs suffisants pour démontrer sa précarité financière, condition nécessaire à l’octroi d’une remise de dette. La décision s’appuie sur l’article L. 262-46 du code de l’action sociale et des familles.

27 novembre 2025• Présidente Bader-Koza
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2300095

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de Mme A... contestant des indus d'aide personnalisée au logement (APL) et de prime d'activité, ainsi que le refus de remise gracieuse de sa dette d'APL. Le tribunal a jugé que la requérante ne pouvait bénéficier d'une remise de dette, car l'indu résultait de fausses déclarations sur ses ressources, ce qui excluait la bonne foi. La solution s'appuie sur les articles L. 845-3 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation.

27 novembre 2025• JUGE UNIQUE 3
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2502135

Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté les requêtes de M. A... contestant des indus de revenu de solidarité active (7 454,67 euros) et de prime d'activité (818,61 euros) notifiés par la CAF des Pyrénées-Atlantiques. Le juge unique a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment ceux tirés de l'incompétence de l'auteur de l'acte, du défaut d'information sur l'usage d'un traitement algorithmique, de la méconnaissance du contradictoire et de l'absence de saisine de la commission de recours amiable. Il a également jugé que les sommes perçues par le requérant, présentées comme des aides familiales ou des prêts, constituaient des revenus à prendre en compte pour le calcul des prestations. En conséquence, le tribunal a refusé la décharge des indus ainsi que la remise de dette ou l'octroi de délais de paiement sollicités à titre subsidiaire.

27 novembre 2025• JUGE UNIQUE 3
TA64Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2503413

Le Tribunal Administratif de Pau, statuant en référé, a été saisi par M. A... d'une demande de suspension du refus implicite du préfet des Pyrénées-Atlantiques de renouveler son titre de séjour. En cours d'instance, le préfet a pris une décision explicite de rejet le 20 novembre 2025, fondée sur la production de faux documents d'identité, laquelle s'est substituée au refus implicite initial. Le juge des référés a constaté que cette nouvelle décision explicite n'était pas contestée par le requérant, rendant sans objet la demande de suspension. Par conséquent, la requête a été rejetée, sans qu'il soit besoin d'examiner la condition d'urgence ou les moyens soulevés.

Avocat : SP AVOCATS

27 novembre 2025
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2507794

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par le Centre communal d’action sociale (CCAS) de Strasbourg d'une demande d'expulsion d'une occupante sans droit ni titre. Le CCAS s'est désisté de son instance et de son action par un mémoire enregistré le 4 novembre 2025. Le juge des référés a constaté que ce désistement était pur et simple et a ordonné qu'il en soit donné acte. La solution retenue est donc le constat du désistement, mettant fin à la procédure sans qu'il soit statué sur le fond du litige.

Avocat : SELARL BOURGUN - BAUTZ

27 novembre 2025
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2320878

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la requête de la société belge NT Partners, qui demandait le paiement par la Caisse des dépôts et consignations (CDC) d’une créance de 9 815 euros, cédée par la société Jenson Digital. La juridiction a jugé que la cession de créance n’était pas opposable à la CDC, faute de notification conformément à l’article 1324 du code civil, et que cette irrégularité n’avait pas été régularisée en cours d’instance. Les conclusions indemnitaires et les demandes au titre des frais de justice ont également été rejetées.

Avocat : MSIKA

27 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2315978

Le Tribunal Administratif de Paris a examiné la requête de la société BSL Sécurité Paris contestant un titre exécutoire de 28 515,82 euros émis par l'Agence de Services et de Paiement (ASP) pour un trop-perçu d'aide au titre du contrat unique d'insertion. La société soutenait que l'ASP n'avait pas tenu compte des justificatifs d'activité transmis et invoquait le droit à l'erreur. Le tribunal a rejeté l'ensemble des demandes de la société, considérant que les moyens soulevés n'étaient pas fondés. La décision s'appuie notamment sur les articles L. 5134-65, L. 5134-19, L. 5134-72 et R. 5134-63 du code du travail.

Avocat : BERREBI

27 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre