Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603578
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour et d'abrogation d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la requérante, mariée à un Français, ne démontre pas le caractère d'urgence de sa situation, notamment en l'absence de menace immédiate d'exécution de l'OQTF ou de perte d'emploi imminente. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, qui exige une urgence justifiée et un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Avocat : SELARL ABOUDAHAB
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2504407
Le Tribunal administratif de Nantes, statuant par ordonnance de son président, se prononce sur une requête en excès de pouvoir visant le refus de renouvellement d'un titre de séjour et une obligation de quitter le territoire français. Il constate son incompétence territoriale suite au placement du requérant en centre de rétention administrative dans le ressort d'Orléans. En application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 351-3 du code de justice administrative, il ordonne la transmission du dossier au Tribunal administratif d'Orléans.
Avocat : BARDECHE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2505655
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le juge constate que, suite au rejet de sa demande de suspension, la requérante n'a pas confirmé le maintien de sa requête en annulation dans le délai d'un mois prévu par l'article R. 612-5-2 du code de justice administrative. Par conséquent, elle est réputée s'être désistée de son recours visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour.
Avocat : SCP MERY-RENDA-KARM-GENIQUE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601339
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... comme étant portée devant une juridiction incompétente. Le litige, concernant le refus d'une remise de dette liée à un indu de prestations familiales, relève en effet du contentieux général de la sécurité sociale. Par conséquent, il appartient à la juridiction judiciaire d'en connaître, conformément aux articles L. 142-1 et L. 142-8 du code de la sécurité sociale.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601457
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... comme manifestement irrecevable. Le sujet principal concernait le recours contre une décision de l'ANAH fixant le montant d'une prime "MaPrimeRénov". La juridiction a jugé la requête tardive, car le délai de recours contentieux contre la décision explicite de l'ANAH du 6 novembre 2025, notifiée avec les voies de recours, était expiré lors de son enregistrement en mars 2026. La solution s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives aux délais de recours (articles R. 421-1 et suivants).
Avocat : SELAFA CABINET CASSEL
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601540
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, rejette la demande de suspension du retrait d'une carte professionnelle d'agent de sécurité privée. Le juge estime que le tribunal n'est pas territorialement compétent pour connaître de ce litige, car le lieu d'exercice de la profession du requérant ne se situe pas dans son ressort. La requête est donc rejetée en application des articles R. 312-10, L. 522-3 et R. 522-8-1 du code de justice administrative.
Avocat : LOUIS JEUNE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2601899
Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... pour incompétence. Le litige portait sur le rejet implicite d'une demande d'orientation scolaire en ULIS pour son fils par la commission des droits et de l'autonomie des personnes handicapées. Le tribunal a jugé que ce contentieux relevait, en vertu des articles L. 241-6 et L. 241-9 du code de l'action sociale et des familles, de la compétence exclusive du tribunal judiciaire d'Orléans.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411905
Le Tribunal administratif de Lyon constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en annulation d'un refus implicite de titre de séjour, car l'intéressé a finalement obtenu satisfaction après le dépôt d'une nouvelle demande. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater l'absence d'objet du litige principal. Elle rejette également la demande de condamnation de l'État aux frais irrépétibles.
Avocat : FRERY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2504085
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de la société Pourquery DMP. Cette décision fait suite à l'abrogation par la préfète du Rhône des actes contestés (un arrêté de mise en demeure et un arrêté d'astreinte), ce qui a rendu la requête sans objet. Le tribunal rejette également la demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : BOUILLOT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509120
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur le recours en excès de pouvoir de la société Chute de Chambaud. Cette décision fait suite au retrait, par la directrice départementale des territoires de l'Ardèche le 13 février 2026, de l'autorisation contestée du 16 juin 2025 pour la remise en eau d'un site de baignade. Le tribunal applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, considérant que la demande principale et les conclusions en injonction sont devenues sans objet.
Avocat : KAIZEN AVOCAT
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2608821
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'une décision implicite de refus de titre de séjour (carte de résident) déposée par une ressortissante ivoirienne, parent d'un enfant réfugié. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Paris (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande de suspension. Il estime que la requérante, qui formule une première demande de titre de séjour et non un renouvellement, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une situation d'urgence justifiant une mesure provisoire. **Textes appliqués** : L'article L. 521-1 du code de justice administrative (CJA), relatif aux conditions de la suspension en référé, est cité. Le juge applique la jurisprudence selon laquelle l'urgence doit être appréciée au regard de l'incidence immédiate du refus sur la situation concrète de l'intéressé.
Avocat : CARDOSO
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609664
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence territoriale. Le litige concernait une demande d'injonction adressée au préfet de police pour l'instruction d'une demande d'admission exceptionnelle au séjour. La juridiction a estimé que, l'intéressé résidant à Vigneux-sur-Seine (Hauts-de-Seine), la compétence revenait au tribunal administratif de Versailles, conformément aux articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. Le rejet a été prononcé en application de l'article R. 522-8-1 du même code.
Avocat : KABAMBA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2403050
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de l'association PAZ - Paris Animaux Zoopolis de son recours en excès de pouvoir. Le recours visait initialement l'annulation du refus implicite du maire de Clamart de communiquer des documents sur la gestion des pigeons et l'octroi d'une astreinte. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour constater ce désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2508252
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation d'un arrêté de mise en demeure de démolir, car cet arrêté a été abrogé par la commune pendant l'instance. La juridiction rejette les demandes de chacune des parties visant à condamner l'autre à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle s'appuie sur l'article R. 222-1 du même code pour constater l'absence d'objet de la requête principale.
Avocat : PLE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510748
La requête de Mme B... visant à contester le rejet de sa demande de reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé et de carte mobilité inclusion est rejetée par le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise. La juridiction constate que la requête est manifestement irrecevable car la requérante n'a pas produit l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation. Cette ordonnance de rejet est fondée sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2510776
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler une décision de retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal a constaté que la requête était manifestement irrecevable car elle n'était pas accompagnée de l'acte attaqué, malgré une mise en demeure de régularisation. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1, R. 412-1 et R. 612-1 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2601765
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... visant à annuler le classement sans suite de sa demande de naturalisation. Le juge estime que le préfet de Seine-et-Marne a légalement usé de son pouvoir d'appréciation, fondé sur l'article 40 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993, la requérante n'ayant pas produit dans les délais les copies intégrales d'actes d'état civil datant de moins de trois mois, comme l'exige l'article 37-1 du même décret. Aucune impossibilité imprévisible et indépendante de sa volonté n'ayant été justifiée, le contrôle du juge est restreint et le moyen tiré de la méconnaissance du contradictoire est inopérant.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2602792
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, rejette la requête de la commune de Pontault-Combault qui demandait la fin de la suspension d'une décision d'opposition à un projet de garage. Le juge estime que la commune, qui n'avait pas présenté ses moyens en première instance, ne produit pas un "élément nouveau" justifiant la modification de l'ordonnance précédente, comme l'exige l'article L. 521-4 du code de justice administrative. La requête est donc jugée irrecevable et rejetée selon la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL VERPONT AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2518673
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, donne acte du désistement partiel de la requérante concernant ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction, sa demande étant devenue sans objet suite à la délivrance du titre de séjour. La juridiction rejette sa demande de condamnation de l'État à une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Elle applique les dispositions de l'article R. 222-1 du même code pour statuer sur une requête ne présentant plus d'autres questions à juger.
Avocat : CHAUVIN-HAMEAU-MADEIRA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406331
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant par ordonnance, donne acte du désistement de la requérante, Mme C..., dans son recours visant l'annulation du refus implicite d'un titre de séjour. La juridiction constate que la requérante, invitée à confirmer le maintien de ses conclusions sur le fondement de l'article R. 612-5-1 du code de justice administrative, ne l'a pas fait dans le délai imparti. Elle est donc réputée s'être désistée, ce qui entraîne un non-lieu à statuer sur le fond de sa demande.
Avocat : HUARD