Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505872
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande d'indemnisation pour préjudice lié à l'absence de relogement. Il a reconnu la responsabilité de l'État pour carence fautive, fondée sur l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, suite à l'inexécution d'une décision de la commission de médiation. Le tribunal a condamné l'État à verser au requérant une somme de 600 euros en réparation des troubles dans ses conditions d'existence et de son préjudice moral pour la période postérieure à un jugement antérieur.
Avocat : BROCHARD
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505915
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de son absence d'offre de relogement dans le délai légal. Elle a condamné l'État à indemniser la requérante à hauteur de 3 800 euros pour ses troubles dans les conditions d'existence, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat.
Avocat : TOMAS
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505922
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'admission provisoire à l'aide juridictionnelle, devenue sans objet, mais a retenu la responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de la commission de médiation reconnaissant le requérant comme prioritaire au relogement d'urgence. Le tribunal a condamné l'État à verser au requérant une indemnité de 3 600 euros pour réparer les troubles dans ses conditions d'existence résultant de l'absence de relogement. Cette décision s'appuie sur les articles L. 300-1 et L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation, ainsi que sur l'article L. 761-1 du code de justice administratif pour la condamnation aux dépens.
Avocat : FADIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2505924
Le Tribunal Administratif de Paris a jugé une demande en responsabilité de l'État pour carence fautive dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, en raison de l'absence d'offre de relogement dans le délai légal de six mois suivant la décision de la commission de médiation. Il a condamné l'État à indemniser le requérant à hauteur de 3 600 euros pour les troubles dans ses conditions d'existence, mais a rejeté sa demande de remboursement de frais d'avocat distincts.
Avocat : FADIER
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2607872
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande d'un ressortissant algérien visant à enjoindre au préfet de police de lui fixer un rendez-vous pour enregistrer sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui résidait irrégulièrement en France depuis 2021 et n'avait initié des démarches qu'en 2025, ne justifiait pas de circonstances particulières caractérisant l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision s'appuie sur les principes dégagés par la jurisprudence concernant l'obligation pour l'administration de procéder à l'enregistrement des demandes dans un délai raisonnable, mais exige du requérant qu'il démontre une urgence concrète.
Avocat : SANGUE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2115307
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudices liés à des soins hospitaliers, incluant une suspicion d'infection nosocomiale et des fautes dans la prise en charge. La juridiction a rejeté la demande d'expertise médicale subsidiaire présentée par les requérants, estimant que les éléments du dossier étaient suffisants pour statuer. Elle a partiellement fait droit aux demandes en engageant la responsabilité de l'établissement hospitalier pour certains préjudices, sur le fondement des règles de la responsabilité administrative médicale.
Avocat : PAPIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2102397
**Sujet principal** : Une assistante maternelle municipale demande réparation pour harcèlement moral et fautes de son employeur, la commune de Boulogne-Billancourt, ainsi que la résiliation judiciaire de son contrat de travail. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette l'exception de prescription quadriennale soulevée par la commune. Il considère que la prescription a été interrompue par la demande préalable indemnitaire de la requérante en octobre 2020, laquelle constitue un "recours administratif" au sens de la loi du 31 décembre 1968. **Textes appliqués** : La décision s'appuie principalement sur les articles 1er et 2 de la loi du 31 décembre 1968 relative à la prescription des créances sur les personnes publiques.
Avocat : COURAGE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2600876
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande du préfet visant à expulser une famille d'un centre d'accueil pour demandeurs d'asile (Cada). Le juge a considéré que les conditions d'urgence et d'utilité publique requises par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'étaient pas établies, notamment au regard de la situation médicale grave d'un enfant de la famille. La juridiction a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile relatives à la fin de l'hébergement.
Avocat : RIQUET-MICHEL ADRIENNE
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600563
Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté la demande de la société Faun Environnement visant à annuler la procédure d'appel d'offres de la commune de Pontarlier pour l'acquisition d'une balayeuse. Le juge des référés précontractuels a estimé que la société requérante, classée deuxième, ne démontrait pas que les manquements allégués (motivation, erreur d'appréciation, principe d'égalité) l'avaient lésée dans la procédure de mise en concurrence. La décision s'appuie sur les articles L. 551-1 et L. 551-2 du code de justice administrative, qui régissent le contentieux précontractuel des marchés publics.
Avocat : CGBG
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2504703
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale contradictoire suite à la requête de l'épouse d'un patient décédé. Le juge a estimé utile cette mesure, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, pour éclairer les conditions de la prise en charge hospitalière et les complications survenues, en vue d'un éventuel litige en responsabilité. L'expertise devra notamment déterminer si la prise en charge a été conforme aux règles de l'art et si l'organisation du service était adaptée.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MONTAZEAU & CARA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2505815
**Sujet principal** : Demande d'expertise en référé concernant des désordres affectant un mur de propriété privée, attribués par les propriétaires à des travaux de curage d'un canal communal. **Juridiction** : Tribunal administratif de Toulouse (juge des référés). **Solution retenue** : Le juge fait droit à la demande et ordonne une expertise contradictoire. Il estime que la mesure est utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, les désordres n'ayant pas encore fait l'objet d'une expertise et étant susceptibles de donner lieu à un litige. **Textes appliqués** : Article R. 532-1 du code de justice administrative.
Avocat : DEGIOANNI - PONTACQ - GUY-FAVIER
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307023
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'une ancienne assistante socio-éducative visant à engager la responsabilité du département de l'Aude pour harcèlement moral. La juridiction a estimé, après examen contradictoire, que les agissements reprochés par l'agent (reproches, refus de formation, détérioration des conditions de travail) ne constituaient pas un harcèlement moral caractérisé au sens de l'article L. 133-2 du code général de la fonction publique. Elle a jugé que ces faits relevaient de l'exercice normal du pouvoir hiérarchique et n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'administration.
Avocat : BAZIN
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302190
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SCI H&M A... qui demandait le remboursement d'un crédit de TVA de 62 635 euros. La juridiction a jugé que l'option pour l'assujettissement à la TVA, formulée le 1er février 2023, ne pouvait produire d'effet rétroactif et ne permettait donc pas la déduction de la TVA afférente aux opérations réalisées avant cette date. Cette solution s'appuie sur les articles 260 et 261 D du code général des impôts et l'article 194 de son annexe II, qui encadrent strictement les effets de l'option. La demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : SELAS CHOPIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302278
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande de remboursement d'un crédit de TVA formulée par l'association Voix Ô Pays. Concernant l'année 2016, la demande a été jugée irrecevable en raison de la péremption du droit à déduction, le délai pour agir ayant expiré le 31 décembre 2021 suite à un premier rejet. Pour les années 2017, 2020 et 2021, le tribunal a considéré que les montants réclamés n'étaient pas suffisamment justifiés par l'association. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code général des impôts, notamment ses articles 242-0 C et 208 de l'annexe II, relatives aux délais et conditions de remboursement du crédit de TVA.
Avocat : CABINET D'AVOCATS MAISON ECK
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2302386
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de la SARL ETHAN visant à être déchargée d'une amende de 7 500 euros. Le litige portait sur le défaut de présentation d'un certificat de sécurisation de logiciel de caisse conforme lors d'un contrôle fiscal. La juridiction a jugé que la société, ayant présenté un certificat falsifié pour une version logicielle non mise à jour, n'avait pas satisfait à son obligation légale. La décision s'appuie sur les articles 286 et 1770 duodecies du code général des impôts, ainsi que sur l'article L. 80 O du livre des procédures fiscales, qui sanctionnent ce manquement.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2307145
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SARL Easycom4you, qui contestait des rappels d'impôt sur les sociétés, de TVA et de prélèvement à la source pour la période 2016-2022. La juridiction a jugé la demande en partie irrecevable, notamment pour défaut de réclamation préalable régulière concernant certaines impositions, en application des articles R. 196-1, R. 196-1-1 et R. 197-3 du livre des procédures fiscales. Sur le fond, le tribunal a considéré que les moyens de la société n'étaient pas de nature à remettre en cause les rectifications opérées par l'administration fiscale.
Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400443
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de la SASU Lowprice, qui contestait des rappels de TVA et des impositions initiales en TVA et CFE. La juridiction a jugé la demande en partie irrecevable, notamment pour défaut de réclamation préalable dans les délais légaux prévus par le Livre des Procédures Fiscales (articles R. 196-1 et R. 197-3). Sur le fond, le tribunal a estimé que l'administration fiscale avait légalement rejeté la déductibilité de la TVA au motif que la réalité des prestations facturées par un prestataire lié n'était pas établie.
Avocat : SELARL PHILIPPE MORISSET
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2400790
Sujet principal : La SAS Axode conteste le rejet par l'administration fiscale de sa demande de restitution du crédit d'impôt recherche (CIR) et du crédit d'impôt innovation (CII) pour l'année 2022. Juridiction : Le Tribunal Administratif de Montpellier (2ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration a légalement refusé la restitution, la société n'ayant pas produit les justificatifs techniques et descriptifs détaillés des projets, pourtant nécessaires pour établir l'éligibilité des dépenses, malgré les délais accordés. Textes appliqués : Les dispositions de l'article 244 quater B du code général des impôts relatives au crédit d'impôt recherche.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401190
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. C... visant à annuler deux titres de perception (taxe d'aménagement et redevance d'archéologie préventive) et à obtenir des indemnités. La juridiction a jugé irrecevables les conclusions en décharge de paiement pour défaut de réclamation préalable obligatoire auprès du service fiscal, conformément à l'article R. 190-1 du livre des procédures fiscales. Les autres demandes, notamment indemnitaires, ont également été écartées.
Avocat : CAREMOLI
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2508702
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a fait droit à la demande de la commune de Saint-Nazaire de désigner un expert. L'objet était de constater l'état d'un immeuble voisin avant des travaux publics de démolition, afin d'établir un état des lieux préalable en cas de litige futur. La juridiction s'est fondée sur les articles R. 531-1 et R. 532-1-1 du code de justice administrative, qui permettent une telle désignation pour des constatations utiles en prévision de travaux publics.
Avocat : S.C.P. CHICHET-HENRY AVOCATS - HG&C