Jurisprudence administrative

581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

581 862

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2428451

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la commission, en relevant l'absence de pièces justificatives suffisantes (notamment sur l'inadaptation du logement au handicap de son enfant), n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, en particulier l'article L. 441-2-3, et écarte les fins de non-recevoir soulevées par le préfet.

Avocat : HAIK

7 avril 20264e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503066

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le refus de la commission de médiation de Paris de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a d'abord écarté les fins de non-recevoir soulevées par le préfet (défaut de production de l'acte et tardiveté). Sur le fond, il a jugé que la commission, en estimant que l'hébergement chez le fils du requérant constituait des conditions matérielles acceptables, n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation dans l'application des critères de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

7 avril 20264e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504619

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté le recours en excès de pouvoir de la requérante, qui contestait le refus de la commission de médiation de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande d'hébergement. Le tribunal a jugé que la commission n'avait pas commis d'erreur d'appréciation, la requérante étant déjà hébergée par le Samu social (115) sans apporter la preuve que cet hébergement était insalubre ou avait cessé. La décision s'appuie sur les dispositions du III de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.

7 avril 20264e Section - 2e Chambre - R.222-13
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2504630

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la requête de M. C... visant à annuler la décision de la Ville de Paris de ne pas renouveler son contrat à durée déterminée. Le juge rappelle qu'un agent en CDD n'a pas de droit au renouvellement, mais que l'administration doit agir dans l'intérêt du service, ce qui peut inclure des considérations sur la manière de servir. Il écarte les moyens soulevés (incompétence du signataire, défaut de motivation, absence d'entretien préalable et de communication du dossier), estimant que la décision contestée n'avait pas le caractère d'une sanction disciplinaire et que les procédures spécifiques à celle-ci ne s'appliquaient donc pas. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit de la fonction publique.

Avocat : CABINET ANDOTTE AVOCATS (AARPI)

7 avril 20262e Section - 1re Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2517378

Le Tribunal Administratif de Paris a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant malien. La juridiction a estimé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne tenant pas suffisamment compte de l'ancienneté et de la stabilité de l'insertion professionnelle du requérant, qui justifiait une admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la situation du requérant dans un délai de quinze jours.

Avocat : DANA

7 avril 20262e Section - 3e Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2519184

Le Tribunal administratif de Paris a annulé l'arrêté du préfet de police refusant un titre de séjour et imposant une obligation de quitter le territoire à M. B..., un ressortissant algérien. La juridiction a retenu que la décision était entachée d'une erreur de droit, notamment en méconnaissant l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que l'article 7 de l'accord franco-algérien, en ne tenant pas compte de la situation professionnelle ancienne et régulière du requérant. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : TOMASI

7 avril 20262e Section - 3e Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2522990

Le Tribunal administratif de Paris a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus de renouvellement d'un titre de séjour, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et la fixation du pays de renvoi. Le requérant invoquait notamment des vices de procédure, une incompétence de l'autorité signataire, une insuffisance de motivation et une méconnaissance de ses droits au titre de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a rejeté la demande de communication du dossier médical, estimant qu'elle relevait d'une procédure distincte, et a annulé les trois décisions attaquées pour vice de procédure, en raison de l'absence de communication au requérant de l'avis médical sur lequel elles se fondaient, méconnaissant ainsi les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : NGOTO

7 avril 20262e Section - 3e Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606789

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté du préfet de police prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français. La juridiction a jugé que la décision contestée était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas les exigences légales, notamment celles du code de l'entrée et du séjour des étrangers (articles L. 612-6, L. 612-10 et L. 612-11). Elle a également estimé que cette mesure ne portait pas une atteinte disproportionnée aux droits de M. B... au regard de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : COHEN

7 avril 20268e Section - MESD
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505203

Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de Mme A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction estime que la procédure a respecté le droit d'être entendu et que la motivation de l'arrêté est suffisante, notamment au regard des conditions d'entrée et de séjour. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

7 avril 20261 ère Chambre
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609893

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la demande visant à enjoindre à la ministre de la Culture d'organiser une cérémonie de remise de médaille de commandeur des Arts et Lettres à M. A... E... Le juge a estimé que la nomination étant effective dès la signature de l'arrêté ministériel, les circonstances invoquées (âge du récipiendaire et délai écoulé) ne justifiaient ni l'urgence ni l'utilité d'une mesure d'injonction. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur le décret n° 57-549 du 2 mai 1957 instituant l'ordre des Arts et des lettres.

7 avril 2026
TA75DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609984

Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un arrêté ministériel mettant fin au stage et radiant un inspecteur du permis de conduire. Le juge décline sa compétence territoriale au profit du tribunal administratif de Melun, car le requérant était affecté dans le Val-de-Marne avant la décision contestée. La solution s'appuie sur les articles R. 312-12 et R. 522-8-1 du code de justice administrative relatifs à la compétence des tribunaux administratifs en matière de contentieux de la fonction publique.

Avocat : SKANDER

7 avril 2026
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505206

Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'un ressortissant mauritanien. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile en ne procédant pas à un examen suffisant de la situation personnelle et familiale du requérant. Il a enjoint à l'administration de réexaminer la demande de séjour dans un délai de deux mois.

Avocat : MARY-INQUIMBERT

7 avril 20261 ère Chambre
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404888

**Sujet principal** : Recours contre la suspension du versement d'une bourse sur critères sociaux à un étudiant engagé dans la Marine nationale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête et valide la décision de suspension. L'étudiant, en tant que fonctionnaire stagiaire de la Marine nationale percevant une solde, est exclu du bénéfice de cette bourse et ne peut cumuler les deux revenus. **Textes appliqués** : La décision s'appuie sur les dispositions de la circulaire du 10 juin 2024 relative aux bourses, qui exclut les fonctionnaires stagiaires et liste les ressources non cumulables, ainsi que sur le décret n° 2023-724 du 4 août 2023 relatif à l'enseignement militaire de la Marine.

7 avril 20261 ère Chambre
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404733

Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur deux recours en excès de pouvoir visant un avertissement puis une exclusion d'une étudiante en formation paramédicale. Le tribunal a annulé l'avertissement du 22 février 2024 pour violation des droits de la défense, constatant que l'étudiante n'avait pas reçu communication préalable de son dossier, comme l'exige l'article 66 de l'arrêté du 21 avril 2007. Concernant l'exclusion de cinq ans prononcée le 11 avril 2024, le tribunal l'a également annulée, estimant que la sanction était disproportionnée au regard des faits reprochés à l'étudiante.

Avocat : SELARL EKIS AVOCATS ASSOCIES

7 avril 20261 ère Chambre
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2500941

Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours pour excès de pouvoir contre la prolongation d'une suspension conservatoire d'une assistante sociale scolaire. La juridiction a annulé la décision de la rectrice de l'académie de Normandie du 3 septembre 2024, considérant que la prolongation de la suspension au-delà du délai de quatre mois n'était pas légalement justifiée en l'absence de poursuites pénales formelles contre l'agent. La solution s'appuie sur les articles L. 531-1 et L. 531-2 du code général de la fonction publique, qui encadrent strictement la durée et les conditions des suspensions conservatoires.

Avocat : BESTAUX BONVOISIN MATRAY

7 avril 20261 ère Chambre
TA76DécisionPlein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304114

La décision concerne une demande d'indemnisation d'une fonctionnaire victime d'un accident de service survenu sur le parking de son université. Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande d'annulation de la décision implicite de rejet comme inutile, renvoyant l'examen au fond sur la responsabilité et le quantum de l'indemnisation. Les textes applicables incluent le code général de la fonction publique et la jurisprudence du Conseil d'État sur la responsabilité sans faute pour accident de service.

Avocat : C.V.S.

7 avril 20261 ère Chambre
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2304144

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par plusieurs associations et un comité de pêche contre l'arrêté préfectoral autorisant un accès fluvial à Port 2000. La juridiction a jugé que les critiques relatives à l'enquête publique, à l'étude d'impact et à la séquence "éviter, réduire, compenser" n'étaient pas fondées. La décision s'appuie principalement sur le code de l'environnement et le code de justice administrative.

Avocat : LE BRIERO

7 avril 20262 ème Chambre
TA76DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404334

**Sujet principal** : Recours en annulation de deux avertissements pédagogiques et d'une exclusion définitive d'une étudiante en soins infirmiers pour des actes incompatibles avec la sécurité des patients. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (formation de 1ère Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal annule les deux avertissements (16 février et 17 mai 2024) pour vice de procédure, car l'étudiante n'a pas reçu communication préalable de son dossier, la privant de son droit à la défense. Concernant l'exclusion définitive du 4 septembre 2024, la décision est également annulée car elle était fondée sur les deux avertissements précédemment annulés. **Textes appliqués** : L'arrêté du 21 avril 2007 relatif aux conditions de fonctionnement des instituts de formation paramédicaux (articles 16 et 18).

Avocat : LECELLIER THIERRY

7 avril 20261 ère Chambre
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2106154

Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un gendarme demandant l'annulation d'une sanction disciplinaire (arrêt de dix jours). Le tribunal a estimé que la sanction, infligée pour un usage inapproprié de la force et une mise en danger lors d'une mission à Mayotte, était justifiée et proportionnée aux manquements constatés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la défense, notamment en matière de procédure disciplinaire et de déontologie militaire.

7 avril 202611ème chambre, JU
TA77DécisionExcès de pouvoir

Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2405760

Le Tribunal Administratif de Melun a annulé une contrainte émise par une caisse d'allocations familiales pour recouvrer une aide personnalisée au logement (APL) indûment versée. Le juge a retenu que le recours contentieux était irrecevable, car le requérant n'avait pas préalablement exercé le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable de l'organisme payeur, comme l'exigent les articles L. 825-2 et R. 825-1 du code de la construction et de l'habitation. Par conséquent, le tribunal n'a pas eu à examiner le fond des moyens soulevés, notamment ceux relatifs à la prescription de la créance.

7 avril 202611ème chambre, JU