Jurisprudence administrative
582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
582 081
Décisions totales
384 307
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400846
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de Mme F... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour "vie privée et familiale". La juridiction a estimé que la préfète de la Charente avait légalement pu considérer que la présence de la requérante, en raison d'une condamnation pénale pour traite des êtres humains, constituait une menace pour l'ordre public justifiant ce refus, malgré sa situation familiale (mère d'un enfant français et d'un enfant réfugiée). La décision s'appuie sur les articles L. 412-5, L. 432-1 et L. 432-1-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui permettent un tel refus pour menace à l'ordre public.
Avocat : SELARL RACHID RAHMANI
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302259
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Pizza 335, qui contestait des rehaussements d'impôts (TVA, TVS, impôt sur les sociétés) et des amendes fiscales pour la période 2017-2019. La juridiction a estimé que la procédure de vérification et de reconstitution du chiffre d'affaires par l'administration fiscale était régulière et que la société n'apportait pas la preuve de l'inexactitude des redressements. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales.
Avocat : CABINET TARAN
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302028
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande de décharge d'impôts présentée par les ayants droit d'une contribuable. Le litige portait sur la déductibilité, au titre des revenus fonciers 2019, de travaux importants réalisés par une SCI sur des parcelles louées. Le tribunal a jugé que les travaux litigieux, bien que conséquents, ne constituaient pas des travaux d'urgence au sens de la force majeure fiscale, et que l'administration avait correctement appliqué les règles de plafonnement des charges déductibles prévues par l'article 60 de la loi de finances pour 2017.
Avocat : ORATIO AVOCATS
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301859
**Sujet principal** : La société Macompta.fr conteste son imposition au titre de l'impôt sur les sociétés pour les exercices 2020 et 2021, en demandant le bénéfice du crédit d'impôt pour l'innovation (CII) et du régime fiscal réduit pour les logiciels. **Juridiction** : Le Tribunal Administratif de Poitiers (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que la suite logicielle développée par Macompta.fr ne présente pas le caractère d'originalité nécessaire pour bénéficier du régime fiscal spécifique prévu à l'article 238 du code général des impôts (CGI). Par conséquent, la société n'est pas fondée à demander la décharge des cotisations d'impôt sur les sociétés contestées. **Textes appliqués** : Les dispositions de l'article 238 du CGI concernant le régime fiscal des logiciels, ainsi que les articles relatifs au crédit d'impôt pour l'innovation (article 244 quater B du CGI). Le tribunal se fonde également sur les principes du code de la propriété intellectuelle pour apprécier l'originalité du logiciel.
Avocat : SELARL MARTIN HATIER
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301413
Le Tribunal Administratif de Poitiers, saisi par un contribuable contestant une taxe annuelle sur les engins maritimes, se déclare compétent pour juger l'affaire. Il rejette l'exception d'incompétence territoriale soulevée par l'État, en s'appuyant sur les articles R. 351-6 et R. 351-9 du code de justice administrative relatifs aux règles de transmission et de fixation de la compétence. Le litige principal porte sur la demande de décharge d'une taxe de 938 euros au titre de l'année 2022, pour un navire dont le contribuable soutient qu'il était inutilisable.
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301023
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de M. C... visant à annuler plusieurs actes administratifs relatifs à la qualification de son plan d'eau et aux travaux envisagés. Le tribunal a jugé que la préfète des Deux-Sèvres était compétente pour constater les non-conformités et que les actes attaqués (décisions et rapport) étaient bien des décisions faisant grief, recevables en justice. Il a estimé que les moyens soulevés, notamment sur la qualification de l'écoulement alimentant l'étang et sur la violation du droit de propriété, n'étaient pas fondés, appliquant les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503577
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête d'un ressortissant sénégalais contestant le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français. Le juge a retenu une fin de non-recevoir pour tardiveté du recours, celui-ci ayant été introduit après l'expiration du délai d'un mois prévu par les articles L. 614-1 et L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Le tribunal a estimé que la notification de l'arrêté préfectoral était régulière et que le requérant n'avait pas informé l'administration de son changement d'adresse.
Avocat : LEBRETON
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2503107
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la fin de non-recevoir tirée de la tardiveté du recours contre un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire (OQTF). La juridiction a jugé que l'administration n'avait pas établi la date de notification régulière de la décision au requérant, le pli recommandé ayant été retourné avec la mention "destinataire inconnu". Le tribunal a ainsi déclaré la requête recevable, en application des articles L. 911-1 et R. 421-5 du code de justice administrative et de l'article L. 614-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DANTCIKIAN
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2502785
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant marocain, visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant le renouvellement de son titre de séjour « salarié » et lui enjoignant de quitter le territoire. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, notamment car le contrat de travail invoqué par le requérant n'avait pas été visé par les autorités compétentes, condition exigée par l'article 3 de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987. Les autres moyens, comme l'incompétence du signataire ou le défaut de motivation, ont également été écartés.
Avocat : CHAPELIER
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501491
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la demande du préfet du Var visant à annuler la délibération municipale approuvant une modification simplifiée du PLU de Vidauban. Le juge a estimé que le moyen tiré de la méconnaissance des objectifs de sécurité publique et de prévention des risques (article L. 101-2 du code de l'urbanisme) n'était pas fondé, car le contrôle de compatibilité s'exerce à l'échelle de l'ensemble du territoire communal et non sur un seul secteur. La décision confirme ainsi la légalité de la délibération municipale autorisant certains changements de destination dans le domaine d'Astros.
Avocat : ITEM AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2501404
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté le recours en excès de pouvoir visant à annuler un permis de construire délivré par le maire de Pierrefeu-du-Var pour un projet de 36 logements. Les requérants, des riverains, invoquaient notamment l'absence d'avis du SDIS et des irrégularités concernant la desserte, l'isolation phonique et les exhaussements de sol. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés n'étaient pas fondés, notamment en relevant que la consultation du SDIS n'était pas une condition de légalité de l'arrêté et que les autres griefs n'étaient pas établis. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme et du règlement du plan local d'urbanisme (PLU).
Avocat : IM AVOCATS
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202506
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCI Le trait d'union visant à annuler le refus du maire de Grimaud de délivrer un certificat de permis d'aménager tacite. Le tribunal a jugé que, le projet étant situé dans le périmètre d'un site inscrit, l'avis de l'Architecte des Bâtiments de France (ABF) était requis. L'administration ayant sollicité des pièces complémentaires dans les délais, conformément aux articles R. 423-39 et R. 424-3 du code de l'urbanisme, le silence gardé par l'autorité compétente valait décision implicite de rejet et non d'acceptation.
Avocat : CLEMENT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2202218
Le Tribunal Administratif de Toulon a rejeté la requête de la SCEA La Ferme du Destel visant à annuler le refus de permis de construire. Le juge a estimé que le motif de refus fondé sur la non-conformité du projet avec l'article A10 du règlement du PLU (règle de hauteur) était légal et suffisant à justifier la décision municipale. Par conséquent, il n'était pas nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés par le requérant, y compris celui relatif à la compétence de l'autorité signataire.
Avocat : GERMAIN-MOREL
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602417
Le Tribunal administratif de Versailles, statuant en référé, a modifié une précédente injonction adressée au préfet de l'Essonne pour assurer le réexamen d'une demande de carte d'identité française pour un enfant mineur. Considérant l'inexécution de la première ordonnance comme un élément nouveau, le juge a assorti l'injonction d'une astreinte de 50 euros par jour de retard, sur le fondement de l'article L. 521-4 du code de justice administrative. L'État a également été condamné à verser 800 euros à la requérante au titre des frais exposés.
Avocat : TOMASI
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602258
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête en référé de Mme B..., qui demandait une injonction à la préfète de l'Essonne pour traiter sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que, le délai de quatre mois pour statuer étant écoulé, sa demande était désormais réputée implicitement rejetée, et qu'une injonction de traitement ferait donc obstacle à l'exécution de cette décision administrative. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602251
**Sujet principal** : Demande d'injonction à l'administration d'instruire une demande d'autorisation provisoire de séjour pour parent d'enfant malade. **Juridiction** : Tribunal administratif de Versailles (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande d'injonction. Il constate que le silence gardé par la préfecture pendant plus de quatre mois sur la demande de la requérante, déposée en septembre 2024 et enregistrée au plus tard en novembre 2024, équivaut à une **décision implicite de rejet** en application de l'article R. 432-1 du CESEDA. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé) et les articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (décision implicite de rejet et délais).
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602122
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été sollicité pour enjoindre au recteur de l'académie de Versailles de procéder à l'affectation effective d'une AESH pour un élève. Le juge constate que l'administration a déjà recruté une AESH, qui a pris ses fonctions. Par conséquent, la demande est devenue sans objet et il n'y a pas lieu de statuer.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602108
Le Tribunal administratif de Versailles, saisi en référé par une étudiante étrangère, a rejeté sa demande d'injonction visant à obtenir un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, car la requérante avait déposé sa demande en dehors du délai légal prévu par l'article R. 431-5 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, sans justifier d'un empêchement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-5 du CESEDA.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2602105
Le Tribunal administratif de Versailles a statué sur une requête en référé concernant le refus implicite de renouvellement d'un titre de voyage. Le requérant s'étant désisté de ses demandes principales de suspension et d'injonction, le juge a donné acte de ce désistement. Il a admis provisoirement le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle et a condamné l'État à verser 900 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Avocat : ROBACH
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2406664
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler la décision de la commission de médiation des Yvelines qui avait refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement social. Le tribunal a jugé que la requérante, bien que vivant avec ses quatre enfants dans un logement non décent, ne démontrait pas l'échec de la procédure de droit commun engagée auprès de la mairie pour remédier aux désordres, un préalable nécessaire pour saisir la commission sans condition de délai. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation.