Jurisprudence administrative

582 081 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

582 081

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400316

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'une auxiliaire de puériculture contestant un arrêté de l'AP-HP qui avait fixé la fin de la prise en charge de son accident de service au 17 mars 2023 et considéré ses lésions comme guéries. Le tribunal a jugé que la requérante n'apportait pas la preuve d'une erreur d'appréciation médicale de l'administration et a écarté le moyen d'incompétence, constatant que la signataire des décisions attaquées agissait dans le cadre d'une délégation de signature régulière. Il a également rejeté la demande d'expertise et les conclusions indemnités, considérant qu'aucun préjudice n'était établi.

Avocat : VILAO

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400395

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent contractuel de l'AP-HP demandant une indemnisation pour un préjudice subi lors d'un événement festif privé entre collègues. La juridiction a jugé que l'incident, survenu en dehors du lieu et des horaires de service, était entièrement détachable du service et n'engageait donc pas la responsabilité de l'administration. Elle a également estimé que l'AP-HP n'avait pas manqué à son obligation de sécurité dans la gestion des conséquences de l'événement, au regard notamment des dispositions de l'article L.134-5 du code général de la fonction publique.

Avocat : GEISSMANN

16 mars 2026• 2e Section - 2e Chambre
TA35Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601205

Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête du préfet d'Ille-et-Vilaine visant à expulser Mme B... C... de son hébergement en CADA. Le juge des référés a considéré que l'urgence et l'utilité de la mesure n'étaient pas établies, notamment au regard de la situation de vulnérabilité de l'intéressée, mère isolée avec deux jeunes enfants et souffrant de problèmes de santé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-liberté (article L. 521-3).

Avocat : PERES

16 mars 2026
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2201611

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande d'un contribuable contestant son imposition en tant que maître de l'affaire d'une association. La juridiction estime que le requérant, trésorier, disposant seul de la signature bancaire et exerçant un contrôle effectif, doit être considéré comme le seul maître de l'affaire. En application de l'article 109 du code général des impôts, il est présumé avoir bénéficié des revenus non déclarés de l'association, justifiant les rehaussements d'impôt sur le revenu pour les années 2014 et 2015.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301470

**Sujet principal** : Recours d'un contribuable contre des impositions supplémentaires sur le revenu et des prélèvements sociaux, au titre des années 2018 et 2019, concernant des sommes mises à disposition d'un associé. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande principale de décharge des impositions contestées. Il estime que les sommes créditées sur le compte courant de l'associé sont présumées distribuées à la clôture de l'exercice, et le requérant n'apporte pas la preuve contraire. Cependant, il accorde une somme de 1 500 € à l'associé au titre des frais non compris dans les dépens. **Textes appliqués** : Articles 109 et 158 du code général des impôts (régime des revenus distribués) et article L. 761-1 du code de justice administrative (frais non compris dans les dépens).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301515

**Sujet principal** : La SAS Ecomurs conteste devant le Tribunal Administratif de Grenoble des cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés et des pénalités pour les exercices 2017 à 2019, suite à une vérification fiscale. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de la société. Il estime que la SAS Ecomurs, ayant répondu hors délai à la proposition de rectification, est réputée avoir accepté les rehaussements et doit, en application de l'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales, apporter la preuve du caractère exagéré des impositions, ce qu'elle n'a pas fait. **Textes appliqués** : L'article R. 194-1 du Livre des Procédures Fiscales (charge de la preuve) et l'article 38 du Code Général des Impôts (détermination du bénéfice imposable).

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2302521

**Sujet principal** : Recours d'une société (EURL LGR) contre des rappels de TVA et des suppléments d'impôt sur les sociétés (IS) suite à une vérification fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il juge irrecevable la demande concernant les rappels de TVA pour 2018 (aucun rappel émis) et rejette le fond pour les autres années, estimant que les rehaussements d'IS sont fondés sur une option valable de la société et que les irrégularités alléguées sur le montant de la TVA sont sans objet. **Textes appliqués** : Code général des impôts (notamment article 1729), Livre des procédures fiscales (notamment articles L. 55, R. 256-1) et Code de justice administrative.

Avocat : SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2306918

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par le centre hospitalier Yves Touraine d'une demande en responsabilité de l'État pour faute, suite au refus illégal d'autoriser le licenciement d'un salarié protégé. Le tribunal a jugé que ce refus, annulé par une décision de justice antérieure, constituait bien une faute engageant la responsabilité de l'État. Il a condamné l'État à indemniser l'hôpital pour le préjudice financier direct subi, correspondant aux salaires versés sans contrepartie de travail effectif, en application des dispositions du code du travail et du code de justice administrative.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2409993

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme A..., une ressortissante tunisienne, visant à annuler les arrêtés préfectoraux lui refusant un titre de séjour et l'obligeant à quitter le territoire français. Le tribunal a estimé que la préfète de l'Isère n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de liens familiaux stables et durables en France, et que le refus ne méconnaissait pas les stipulations de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHURMANN

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2510395

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les droits au respect de la vie familiale (article 8 CEDH) ou l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3-1 CIDE). Elle a également estimé que le renvoi vers le Mali, son pays d'origine, ne violait pas l'interdiction des traitements inhumains (article 3 CEDH et article L. 721-4 du CESEDA), l'intéressé n'ayant pas démontré de menace spécifique.

Avocat : BOUTHORS

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511147

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour "salarié" à un ressortissant tunisien et l'obligeant à quitter le territoire. La juridiction a jugé que la préfète avait méconnu l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, qui régit exclusivement le droit au séjour pour travail des Tunisiens, en appliquant à tort le code général de l'entrée et du séjour des étrangers. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de destination ont également été annulées.

Avocat : LABARTHE AZEBAZE

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511192

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction constate que la préfète a abrogé l'arrêté contesté après l'introduction du recours, rendant la demande d'annulation et d'injonction sans objet. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre des frais exposés pour l'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : AZOUAGH

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511236

Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé l'arrêté préfectoral ordonnant l'éloignement et l'interdiction de retour d'un ressortissant kosovar. La juridiction a retenu un défaut d'examen de la situation personnelle du requérant, relevant une contradiction dans les motifs de la décision concernant sa date d'entrée sur le territoire et la durée de sa présence. Cette annulation entraîne celle des mesures connexes, dont le signalement Schengen, sans qu'il soit nécessaire d'examiner les autres moyens soulevés.

Avocat : ZOUAOUI

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511237

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le tribunal a jugé que l'administration, en se fondant sur les multiples condamnations pénales du requérant, n'avait pas commis d'erreur d'appréciation en estimant que sa présence constituait une menace pour l'ordre public, justifiant le refus au titre de l'article 7 bis de l'accord franco-algérien. Il a également écarté les moyens tirés d'un vice d'incompétence et d'une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : GAY

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511239

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante angolaise, qui contestait le refus de titre de séjour et l'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral, signé par un secrétaire général dûment habilité, ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Elle a estimé que les circonstances personnelles et familiales invoquées (séjour récent depuis 2022, présence d'autres enfants mineurs dans le pays d'origine et absence de preuve d'insertion en France) ne démontraient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale justifiant la délivrance d'un titre.

Avocat : DJINDEREDJIAN

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511241

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête en excès de pouvoir de M. A... visant l'annulation d'un arrêté préfectoral de rejet de sa demande de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que l'arrêté, signé par un secrétaire général délégataire, est régulier, suffisamment motivé et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 613-1 et L. 435-1) ou les conventions internationales invoquées, au regard de la situation irrégulière et de l'absence d'insertion du requérant.

Avocat : BENKHALYL

16 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600021

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction à l'encontre de la préfète de l'Isère pour obtenir la délivrance d'une attestation de prolongation d'instruction d'une demande de titre de séjour. Le juge constate que l'administration a délivré l'attestation avant son intervention, rendant la requête sans objet. En conséquence, il se déclare incompétent pour statuer sur le fond, sans examiner le bien-fondé de la demande initiale, et prononce une décision de non-lieu à statuer.

16 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601829

Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la demande de suspension d'un arrêté municipal s'opposant à une déclaration préalable de travaux. Le juge des référés estime qu'aucun des moyens soulevés par le requérant ne crée un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, condition exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Par conséquent, les conclusions aux fins d'injonction et de condamnation aux frais sont également rejetées.

Avocat : SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

16 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601734

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de suspension en référé d'un arrêté municipal rejetant un permis de construire. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence n'était pas caractérisée en l'espèce, malgré la présomption prévue par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme. La décision a été rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL LEGA-CITE

16 mars 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602323

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête en annulation de deux arrêtés de reconduite à la frontière vers la Croatie, pris au titre du règlement Dublin III. Le tribunal a jugé que la préfète du Rhône, autorité compétente, n'avait pas commis d'erreur de droit ou d'appréciation en ordonnant ce transfert, notamment au regard des risques allégués par les requérants en Croatie. La décision s'appuie sur le règlement (UE) n°604/2013 (règlement Dublin III) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : SCHURMANN

16 mars 2026• Reconduite à la frontière