Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509978

Le Tribunal administratif de Lyon, saisi en référé, a ordonné une expertise sur les causes de la contamination au plomb et au nickel dans les réseaux d'eau potable d'une école maternelle lyonnaise. La mesure, jugée utile pour éclairer un futur litige sur la responsabilité des différents intervenants (maître d'ouvrage, maîtres d'œuvre, entreprises et ancien délégataire du service public), a été prise sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a rejeté la demande de mise hors de cause de l'ancien délégataire, Veolia Eau, estimant que sa présence à l'expertise était nécessaire.

Avocat : SELARL ANTELIS COIC ASSOCIES

23 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510139

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur la base de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. L'expertise, jugée utile, vise à éclairer les conditions de la prise en charge chirurgicale de la requérante à l'hôpital Lyon Sud et l'origine de son état de santé actuel. La demande de l'ONIAM visant à faire acte de ses réserves et à statuer sur les dépens a été rejetée.

Avocat : LANTERO & ASSOCIÉS

23 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510765

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge d'une patiente au CHU de Saint-Étienne, suite à une injection ayant entraîné une hépatite médicamenteuse. Le juge a estimé cette mesure utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative pour éclairer les conditions de soins. Il a en revanche rejeté comme prématurées les demandes indemnitaires d'une société et les conclusions de la CPAM, relevant que l'expertise est une simple mesure d'instruction ne préjugeant pas des responsabilités.

Avocat : REBAUD

23 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510787

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur la prise en charge d'une patiente suite à une césarienne, sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé que la mesure était utile pour éclaircir les circonstances de l'intervention et l'origine des séquelles alléguées. Par ailleurs, il a mis hors de cause l'ONIAM, considérant que les conditions pour engager la solidarité nationale n'étaient pas établies à ce stade.

Avocat : SCP D AVOCATS SAIDJI ET MOREAU

23 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512602

Le Tribunal Administratif de Lyon a jugé une demande d'injonction à la préfète du Rhône d'attribuer un logement suite à une décision DALO. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le rejet du dossier par la commission d'attribution (CALEOL) pour incomplétude, due à l'absence de documents sur l'épouse résidant à l'étranger mais appelée à vivre dans le foyer, était légal. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation et de l'arrêté du 22 décembre 2020 concernant les pièces justificatives pour une demande de logement social.

Avocat : SCP ROBIN VERNET

23 mars 2026• JU Chambre Sociale
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2600698

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un récépissé ou une attestation de prolongation d'instruction pour sa demande de titre de séjour. Le juge a constaté que le requérant détenait déjà une attestation de prolongation d'instruction valable, rendant la mesure sollicitée inutile. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner les autres conditions de l'urgence.

23 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2600114

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de la commune de Faa'a, agissant au nom du GIP Motu Tahiri, visant à suspendre et à annuler la procédure de concession de l'aérodrome de Tahiti Faa'a. Le juge a jugé la requête irrecevable, considérant que la commune n'avait pas démontré sa capacité à agir pour le compte d'un groupement d'intérêt public non constitué, ni son intérêt à agir en son nom propre dans cette procédure de consultation lancée par l'État. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la commande publique et du code de justice administrative.

Avocat : GIDE LOYRETTE NOUEL AARPI

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603900

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de remettre à une ressortissante camerounaise son titre de séjour dans un délai de sept jours. Le juge a estimé que le délai anormalement long pour la délivrance physique du titre, malgré une décision favorable, créait une situation d'urgence justifiant l'injonction, au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Il a également accordé une provision sur frais d'avocat à la requérante, admise provisoirement à l'aide juridictionnelle.

Avocat : GARDONI

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604523

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante algérienne demandant l'injonction au préfet de statuer sur son renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré qu'une décision implicite de rejet était née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers, et que le juge des référés ne pouvait y faire obstacle. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative ainsi que sur les articles R. 431-15-1 et R. 432-2 du CESEDA.

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604824

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande d'un ressortissant algérien sollicitant, en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, l'injonction au préfet de lui délivrer un premier titre de séjour provisoire avec autorisation de travail. La juridiction a estimé que le requérant, qui demandait un premier certificat de résidence et non un renouvellement, n'apportait pas la preuve de circonstances particulières caractérisant l'urgence requise par la loi. Le juge a donc appliqué la procédure de rejet sans instruction de l'article L. 522-3 du même code, considérant que la condition d'urgence n'était pas satisfaite.

Avocat : CUZIN-TOURHAM

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604835

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête d'une ressortissante turque demandant l'injonction au préfet de statuer sur sa demande de titre de séjour et la délivrance d'un document provisoire autorisant le travail. Le juge a considéré qu'un silence de quatre mois de l'administration sur une telle demande, déposée en ligne, valait décision implicite de rejet, faisant ainsi obstacle à une mesure d'urgence. La solution s'appuie sur les articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative, ainsi que sur les articles R. 431-2, R. 431-15-1 et R. 432-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers.

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602303

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête du préfet des Bouches-du-Rhône visant à l'expulsion d'un bénéficiaire de la protection internationale d'un centre d'hébergement pour demandeurs d'asile. Le juge a estimé que l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, invoqué par le préfet, n'était pas applicable aux personnes ayant obtenu le statut de réfugié, sauf en cas de comportement violent ou de manquements graves. Aucun tel comportement n'étant allégué, la demande d'expulsion ne pouvait être fondée sur ce texte.

Avocat : MANELLI

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602877

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de la préfète des Alpes-de-Haute-Provence visant à l'expulsion immédiate d'un couple de demandeurs d'asile d'un centre d'hébergement géré par l'association Adoma. Le juge a considéré que le maintien des intéressés dans les lieux, malgré le rejet initial de leur demande d'asile, était justifié par l'existence d'une demande de réexamen en cours devant l'OFPRA et par leur situation de vulnérabilité médicale. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 552-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, qui exclut l'expulsion forcée dans de telles circonstances.

Avocat : PREZIOSO

23 mars 2026
TA13Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604831

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’un ressortissant vietnamien visant à enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de renouvellement de titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois sur sa demande avait fait naître une décision implicite de rejet, conformément aux articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Dès lors, ordonner la remise d’un récépissé aurait fait obstacle à cette décision implicite, ce qui est interdit par l’article L. 521-3 du code de justice administrative.

23 mars 2026
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2300537

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la demande d'indemnisation formée par le père d'une patiente décédée contre le centre hospitalier de Thuir. Le tribunal a jugé, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique, qu'aucune faute dans la prise en charge médicale ou psychiatrique n'était établie. Il a notamment considéré que la prescription de médicaments, dont un antipsychotique, et la surveillance de la patiente étaient conformes aux règles de l'art et aux recommandations en vigueur, et que le décès par fécalome obstructif était une complication non imputable à une faute de l'établissement.

Avocat : ABEILLE & ASSOCIES AVOCATS

23 mars 2026• 2ème chambre
TA34Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2303616

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir la décharge d'une majoration de 49 euros et d'une somme de 136 euros liées au recouvrement de son impôt sur le revenu. La juridiction a estimé que la majoration de 10% (49 €) était légalement applicable en vertu de l'article 170 du code général des impôts, le défaut de paiement étant imputable à la requérante. Elle a également jugé que la somme de 136 euros, correspondant à une dette d'impôt distincte pour 2019, était établie et que son recouvrement n'était pas contestable dans le cadre de la procédure engagée.

Avocat : SELARL HORTUS AVOCATS

23 mars 2026• 2ème chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2307232

Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la demande d'indemnisation d'un professeur suspendu à titre conservatoire. Le juge a estimé que la suspension, prise sur le fondement de l'article 30 de la loi du 13 juillet 1983, était une mesure légale et proportionnée justifiée par l'intérêt du service, et non une sanction disciplinaire nécessitant une motivation formelle. Par conséquent, l'administration n'a pas commis de faute de nature à engager la responsabilité de l'État.

Avocat : BOURGET

23 mars 2026• 10ème chambre
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601503

Le Tribunal Administratif de Strasbourg, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, sollicitant un titre sur un nouveau fondement (profession non salariée) et non un simple renouvellement, ne pouvait bénéficier de la présomption d'urgence de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. Il a également considéré que l'urgence n'était pas caractérisée, le requérant n'ayant pas démontré un préjudice grave et immédiat, notamment quant à la perte de ses ressources professionnelles.

Avocat : BOUDHANE

23 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2406543

Sujet principal : Contestation par une société de la cotisation foncière des entreprises (CFE) au titre de 2022, portant sur la méthode d'évaluation de la valeur locative de ses locaux industriels. Juridiction : Tribunal Administratif de Lyon (4ème chambre). Solution retenue : Le tribunal rejette la demande de la société. Il juge que la méthode d'évaluation utilisée par l'administration (méthode comptable pour un bien, méthode dite "dépôt" pour d'autres) est légale, car les biens litigieux, bien qu'occupés par la même entreprise, sont situés sur des parcelles distinctes et ne forment pas un ensemble topographique unique justifiant une évaluation uniforme. Textes appliqués : Articles R. 196-2 et L. 286 du Livre des Procédures Fiscales (pour la recevabilité de la réclamation) et dispositions du Code Général des Impôts relatives à l'évaluation des bases de la CFE.

Avocat : CABINET AUGE

23 mars 2026• 4ème chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2407685

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur un recours en plein contentieux de la société Innoset contestant des rectifications fiscales. Le tribunal a constaté qu'une partie du litige concernant des rappels de retenue à la source était devenue sans objet suite à un dégrèvement accordé par l'administration en cours d'instance. Sur le fond, il a examiné la régularité de la procédure au regard de l'article L.48 du Livre des Procédures Fiscales, qui encadre la modification des rehaussements en cours de procédure contradictoire.

Avocat : SELARL MOULINIER DULATIER ET ASSOCIES

23 mars 2026• 4ème chambre