Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503397
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de M. B... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 12 décembre 2024 refusant le renouvellement de son titre de séjour et lui imposant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction estime que la décision est suffisamment motivée, a procédé à l'examen requis de la situation personnelle du requérant, et ne méconnaît pas les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 421-1 et L. 421-3) ni l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les autres demandes, y compris l'injonction de délivrer un titre et la restitution du passeport, sont par conséquent rejetées.
Avocat : ANDRIVET
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503113
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B..., une ressortissante algérienne, qui demandait l'annulation de l'arrêté préfectoral du 20 décembre 2024 refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de la Sarthe n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en considérant que les liens personnels et familiaux de la requérante en France n'étaient pas suffisants pour justifier la délivrance d'un titre au titre de l'article 6-5 des accords franco-algériens ou de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de l'incompétence de la signataire et des considérations humanitaires (articles L. 423-23 et L. 435-1 du CESEDA) ont également été écartés.
Avocat : MARTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602299
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé-suspension, rejette la demande de M. B... visant à suspendre l'invalidation de son permis de conduire pour solde de points nul. Le juge estime que la condition d'urgence est satisfaite au regard de la situation professionnelle du requérant, mais qu'aucun doute sérieux sur la légalité de la décision n'est établi, notamment concernant l'information sur les retraits de points. La décision est fondée sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et R. 223-3 du code de la route.
Avocat : CHEMARIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2606739
Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête de M. C... visant à annuler une interdiction de retour sur le territoire français d'un an. La juridiction a jugé que le préfet de police était compétent pour signer l'arrêté, que la décision était suffisamment motivée et que la mesure, prise sur le fondement de l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ne constituait pas une erreur manifeste d'appréciation ni une méconnaissance de l'article 8 de la CEDH. Le tribunal a toutefois accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle à l'intéressé.
Avocat : CABINET ACTIS AVOCATS (SARL)
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2600861
Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'une demande de référé-suspension par l'opérateur SFR, contestant l'arrêté municipal d'opposition à l'installation d'une antenne relais. Le juge a rejeté la demande, estimant que la condition d'urgence, pourtant présumée par l'article L. 600-3-1 du code de l'urbanisme, n'était pas caractérisée en l'espèce, notamment en raison d'un délai injustifié entre l'introduction du recours au fond et la saisine en référé. La décision s'appuie sur les dispositions des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 600-3-1 du code de l'urbanisme.
Avocat : GARCIA
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601015
Le Tribunal Administratif de Nancy a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la reconduite à la frontière d'un ressortissant marocain sous curatelle. Le tribunal a annulé l'arrêté du préfet des Vosges en date du 6 mars 2026, considérant que la procédure était entachée d'un vice pour avoir été menée sans l'assistance du curateur de l'intéressé, en méconnaissance de ses droits. La décision s'appuie sur les principes généraux du droit et les exigences procédurales relatives à la protection des personnes vulnérables.
Avocat : AARPI GARTNER & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2308828
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a considéré que le ministre de l'intérieur, statuant en recours, pouvait légalement apprécier l'opportunité d'accorder la naturalisation, notamment au regard du degré d'insertion professionnelle. En l'espèce, le motif de l'ajournement, fondé sur l'absence de ressources suffisantes et stables, n'était pas entaché d'erreur manifeste d'appréciation, les revenus professionnels du requérant étant faibles avant même l'apparition de ses problèmes de santé. La décision s'appuie sur les articles 21-15 du code civil et 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : PITIOT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2602634
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a examiné une demande d'injonction et de liquidation d'une astreinte pour inexécution d'ordonnances antérieures enjoignant à la préfète de l'Isère de réexaminer une demande de titre de séjour. La juridiction a constaté l'inexécution de l'injonction, la préfète n'ayant pas procédé au réexamen dans les délais impartis, et a liquidé l'astreinte provisoire prononcée antérieurement. La décision s'appuie sur les articles L. 521-4, L. 911-6 et L. 911-7 du code de justice administrative.
Avocat : SCHURMANN
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601977
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant en référé, a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. Il a donné acte de son désistement concernant les demandes de suspension et d'injonction visant les décisions préfectorales relatives à son certificat de résidence. En revanche, le tribunal a rejeté sa demande de mise à la charge de l'État de frais de procès non compris dans les dépens.
Avocat : PERES
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501451
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C..., un ressortissant algérien, qui contestait le refus de délivrance d'un titre de séjour étudiant et l'obligation de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet d'Indre-et-Loire avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire, en relevant notamment que le requérant ne détenait pas le visa de long séjour exigé par l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. La décision s'appuie sur les stipulations de cet accord et les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SCP OMNIA LEGIS
Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne — N° TA51-2600864
Le Tribunal Administratif de Châlons-en-Champagne a été saisi de trois requêtes en excès de pouvoir visant des arrêtés préfectoraux ordonnant le transfert vers la Suède et l'assignation à résidence de demandeurs d'asile. La juridiction a rejeté les demandes d'annulation, considérant que les moyens soulevés, notamment sur la motivation, le respect des droits de la défense et l'application du règlement Dublin III (UE n°604/2013), n'étaient pas fondés. Les décisions attaquées ont ainsi été jugées régulières au regard du droit des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : GABON
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601041
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'annulation de son assignation à résidence et de son interdiction de retour sur le territoire français. Le tribunal a jugé que le préfet de Meurthe-et-Moselle avait légalement pris ces mesures, notamment au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a estimé que les moyens soulevés, tels que le défaut de motivation ou la méconnaissance des conventions internationales, n'étaient pas fondés.
Avocat : CHAFFIN
Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600952
Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête en excès de pouvoir formée par un ressortissant algérien contre une décision préfectorale prolongeant son interdiction de retour sur le territoire français et l'assignant à résidence. Le tribunal a jugé que le signataire de la décision était compétent en vertu d'une délégation régulière et que les mesures, prises sur le fondement du code de l'entrée et du séjour des étrangers, ne portaient pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les moyens tirés de l'incompétence, de la méconnaissance de la CEDH et d'une erreur manifeste d'appréciation ont donc été écartés.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2404439
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A... visant à annuler son arrêté de révocation prononcé par le maire de Villeurbanne. Le juge a estimé que la décision était suffisamment motivée et que les faits de propos sexistes, de harcèlement sexuel et d'agression sexuelle reprochés à l'agent, établis par l'enquête administrative, constituaient des fautes disciplinaires graves. La sanction de révocation, prévue au quatrième groupe des sanctions par l'article L. 533-1 du code général de la fonction publique, a été jugée proportionnée à la gravité des manquements aux obligations de dignité, d'intégrité et de probité (articles L. 121-1, L. 131-3 et L. 133-1 du même code).
Avocat : GLC AVOCAT
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510190
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté le recours en excès de pouvoir d'un ressortissant algérien contre son obligation de quitter le territoire français (OQTF), la fixation de son pays de destination et une interdiction de retour de six mois. Le tribunal a jugé que la décision était régulière, suffisamment motivée et ne portait pas d'atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. Il a notamment appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, en particulier l'article L. 423-23, pour écarter les moyens du requérant.
Avocat : ZABAD-BUSTANI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603734
Le Tribunal Administratif de Lyon rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) sans délai et son interdiction de retour de dix-huit mois. Le tribunal estime que l'administration était fondée à prendre cette mesure, car le requérant reconnaît être en situation irrégulière et ne démontre pas disposer d'attaches personnelles suffisantes en France pour rendre la mesure disproportionnée. La décision s'appuie sur les articles L. 611-1, L. 612-2 et L. 612-3 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603945
Le Tribunal Administratif de Lyon, statuant en référé-suspension, a suspendu l'exécution d'une sanction disciplinaire (exclusion temporaire de six mois) infligée à un agent communal. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie en raison de la privation de rémunération supérieure à un mois, et qu'un doute sérieux existait sur la légalité de la procédure disciplinaire, notamment au regard des articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 532-7 du code général de la fonction publique.
Avocat : ATV AVOCATS ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604300
Le Tribunal Administratif de Lyon a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté d'éloignement. Le requérant, un ressortissant algérien, contestait l'obligation de quitter le territoire français, la fixation du pays de destination et l'interdiction de retour de trois ans prononcées par le préfet de l'Ain. Le tribunal a annulé l'arrêté attaqué, considérant que la décision était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une insuffisance de motivation, notamment au regard de l'examen de la situation personnelle et de l'état de santé de l'intéressé, en application des articles du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VRAY
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604550
Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant soudanais, qui contestait le refus d'entrée sur le territoire français au titre de l'asile. Le tribunal a jugé que les moyens soulevés, notamment la violation présumée de la confidentialité de la procédure d'asile et les conditions de l'entretien, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur les conventions internationales pertinentes.
Avocat : PENIN
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2605355
Le Tribunal Administratif de Paris, statuant sur un recours pour excès de pouvoir, a annulé l'arrêté du préfet de police du 15 février 2026 interdisant le retour sur le territoire français d'un ressortissant afghan. Le tribunal a retenu que l'interdiction de retour, prévue par l'article L. 612-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), ne pouvait être légalement prononcée car l'administration n'apportait pas la preuve de la notification préalable de l'obligation de quitter le territoire français sur laquelle elle se fondait. Par conséquent, l'exécution du jugement implique l'effacement du signalement Schengen associé.
Avocat : CABINET ANGLADE & PAFUNDI A.A.R.P.I