Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2607017
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent territorialement, car l'intéressé résidait à Paris à la date de la décision attaquée. En application des articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative, il a ordonné la transmission du dossier au Tribunal administratif de Paris, juridiction désormais compétente.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2607134
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant par ordonnance, a été saisi d'un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour. Le tribunal s'est déclaré incompétent pour connaître du litige. Il a ordonné la transmission du dossier au tribunal administratif d'Amiens, au motif que le requérant résidait dans l'Aisne à la date de la décision attaquée, conformément aux règles de compétence territoriale fixées par les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative.
Avocat : GOZLAN
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601585
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui signalait des faits présumés contraires au silence électoral. La juridiction estime que cette demande, qui ne constitue ni une protestation électorale ni un recours contre un acte administratif détachable, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601727
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé-liberté, rejette la requête de M. A... visant à annuler son placement en cellule disciplinaire et son déclassement professionnel. Le juge estime que les conditions d'urgence et d'atteinte grave à une liberté fondamentale, exigées par l'article L. 521-2 du code de justice administrative, ne sont pas remplies. Il considère que le requérant, affecté en quartier "arrivants" dans le cadre d'une enquête judiciaire distincte, ne subit pas une privation de liberté suffisamment caractérisée par rapport au régime de droit commun.
Avocat : CANDON
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601746
Le Tribunal administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de la SCI La Madrague visant à obtenir la mainlevée de saisies administratives à tiers détenteur et la restitution des fonds. Le juge estime que la contestation de la régularité procédurale de ces saisies (absence de mise en demeure) relève de la compétence du juge judiciaire en vertu de l'article L. 281 du livre des procédures fiscales. Par ailleurs, la requête est rejetée au fond car la société n'a pas justifié de l'urgence requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour sauvegarder une liberté fondamentale.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603634
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. B... comme étant manifestement irrecevable. Le recours en annulation contre l'arrêté préfectoral de 2023 prononçant une interdiction de retour est tardif, car déposé hors du délai de 48 heures prévu par le code de l'entrée et du séjour des étrangers. Par ailleurs, la demande d'annulation d'un prétendu rejet implicite d'un recours gracieux est prématurée, l'administration n'ayant pas encore pu se prononcer dans le délai légal. L'ordonnance est fondée sur les articles R. 222-1 du code de justice administrative et L. 614-6 du CESEDA.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605280
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de Mme B... visant à obtenir la délivrance forcée d'une attestation employeur par la Métropole d’Aix-Marseille. Le juge estime que la requérante n'a pas démontré le caractère d'urgence de sa situation, condition nécessaire pour obtenir une mesure de suspension, au sens des articles L. 521-1 et R. 522-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée en application de la procédure prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605378
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus implicite de titre de séjour. Le juge estime que le requérant, demandeur d'un premier titre, n'apporte pas la preuve de circonstances particulières caractérisant une urgence suffisamment grave et immédiate, au sens de l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée pour défaut d'urgence, sans qu'il soit besoin d'examiner l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : TEYSSEYRÉ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605606
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande d’injonction visant à contraindre le préfet des Bouches-du-Rhône à examiner sans délai une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation invoquée (risque de suspension du contrat de travail et délai d’instruction jugé long) ne caractérisait pas l’extrême urgence requise par l’article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d’urgence.
Avocat : BENHADJ
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605618
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension et d'injonction formulée par un étranger contestant le rejet implicite de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant ne caractérisait pas l'**urgence extrême** requise par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour une intervention dans un délai de quarante-huit heures, notamment en saisissant la juridiction plus de deux mois après la suspension de son contrat de travail. La requête a donc été jugée irrecevable au titre de cette procédure d'urgence.
Avocat : MBOUP
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2501584
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait sa demande d'annulation de la suspension administrative de son permis de conduire. En conséquence, la procédure est éteinte sans examen du fond de l'affaire. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : KOUASSI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503987
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... A... qui contestait une lettre de relance pour un impayé de crédit bancaire. Le juge administratif s'est déclaré incompétent, estimant que ce litige relève du juge judiciaire, spécifiquement du juge des contentieux de la protection, car il porte sur l'application du code de la consommation concernant un contrat de crédit. La décision s'appuie sur les articles L. 213-4-5 du code de l'organisation judiciaire, L. 312-1 du code de la consommation, et R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600260
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. Le préfet s'est désisté car l'arrêté municipal attaqué avait été retiré. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement.
Avocat : POLI
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2501906
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. B..., qui retirait son recours contre le rejet de sa demande d'aides agricoles par l'ODARC. En conséquence, il n'est pas statué sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET D'AVOCATS ADMYS AVOCATS
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600489
Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du préfet de la Corse-du-Sud de son recours en excès de pouvoir. Ce recours visait l'annulation d'un certificat de permis de construire tacite délivré par la commune de Vico, lequel acte avait été retiré avant le jugement. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi fin à l'instance.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2500483
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., qui retirait sa demande d'annulation d'un arrêté d'affection et d'injonction de réintégration. La procédure est ainsi close sans examen du fond. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président à constater un tel désistement.
Avocat : SELARL PARC - MONNET BOURGOGNE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601539
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une délibération municipale. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas caractérisée. Les requérants n'ont pas apporté d'éléments précis démontrant un risque immédiat de préjudice irréparable pour les finances communales.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2508619
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... qui demandait le réexamen de sa demande d'asile. Le juge estime que le litige, portant sur une décision de l'Office français des réfugiés et apatrides ou de la Cour nationale du droit d'asile, relève de voies de recours spécifiques et exclusives. Par conséquent, le tribunal se déclare incompétent pour en connaître, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600443
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la requête en annulation et en injonction de Mme B..., car l'arrêté préfectoral contesté du 17 décembre 2025 a été retiré par l'administration. La juridiction prononce l'admission provisoire de la requérante à l'aide juridictionnelle et condamne l'État à verser 1 000 euros à son avocat au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : BREL JULIEN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602768
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant en référé, rejette la requête de Mme A... B... visant à suspendre et annuler son refus d'entrée sur le territoire français. Le juge constate que la décision attaquée, déjà exécutée par le réacheminement de la requérante, a épuisé ses effets, rendant la demande de suspension sans objet et irrecevable. La demande d'annulation, quant à elle, relève d'une procédure au fond et non du référé. La décision s'appuie sur les articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative.