Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, rejette la requête de Mme A... qui signalait des faits présumés contraires au silence électoral. La juridiction estime que cette demande, qui ne constitue ni une protestation électorale ni un recours contre un acte administratif détachable, est manifestement irrecevable. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant le rejet des requêtes manifestement irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 mars 2026, Mme B... A... écrit au tribunal pour « signaler plusieurs faits susceptibles de contrevenir aux règles applicables en période de silence électoral », notamment « l’utilisation du logo de la mairie » ainsi que « des publications sur le réseau social Facebook » et demande au tribunal « d’examiner ces éléments ».
Le préfet du Var a produit des pièces, enregistrées et communiquées le 27 mars 2026.
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) Les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Les conclusions susvisées de Mme A..., qui ne relèvent ni d’une protestation électorale ni d’un recours pour excès de pouvoir à l’encontre d’un acte détachable et faisant grief d’une élection sont - par leur objet même - entachées d’une irrecevabilité manifeste et doivent par suite être rejetées.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet du Var.
Copie en sera adressée à la commune de Solliès-Ville.
Fait à Toulon, le 2 avril 2026.
Le président de la 3ème chambre,
Signé
Ph. HARANG
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière.