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AccueilJurisprudence administrative

Jurisprudence administrative

96 962 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 962

Décisions totales

383 756

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

Type de décision
Décision(581 699)Ordonnance(383 756)
Type de recours
Excès de pouvoir(575 100)Plein contentieux(187 123)Autres(398)Recours en révision(205)
DécisionPlein contentieuxEffacer tout
TA86Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2302339

Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Le P’tit Toqué, qui demandait la condamnation du département des Deux-Sèvres à l’indemniser pour la baisse de son chiffre d’affaires due à des travaux sur la route départementale n°611. Le tribunal a estimé que la société n’établissait pas que les travaux, réalisés sous la maîtrise d’ouvrage de Gérédis et de la commune de Nanteuil, l’avaient été pour le compte du département. La responsabilité sans faute du département, simple gestionnaire de la voirie ayant accordé des permissions de voirie, n’a donc pas pu être engagée. La solution retenue est fondée sur les principes de la responsabilité pour dommages de travaux publics, exigeant un préjudice anormal et spécial et un lien de causalité direct avec l’ouvrage public.

13 novembre 2025• 3ème chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301700

Le Tribunal Administratif de Limoges a rejeté la requête de Mme A..., qui contestait la note F attribuée par le jury de l’École nationale supérieure d’art et de design (Ensad) de Limoges pour son examen oral. Le tribunal a jugé que les notes attribuées aux candidats constituent des mesures préparatoires non détachables de la délibération du jury arrêtant les résultats, et ne sont donc pas susceptibles de recours pour excès de pouvoir. En l’absence de contestation de la délibération elle-même, les conclusions en annulation de la note ont été déclarées irrecevables, entraînant le rejet de l’ensemble des demandes, y compris l’injonction de validation de l’année.

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Contentieux des pensions
(227)
Rectif. d'erreur matérielle(138)

Avocat : MONPION

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2301945

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. H... D..., M. F... D... et Mme G... A... afin d’obtenir la condamnation du CHU de Limoges, de son assureur et de l’Oniam à réparer les préjudices résultant d’un accident médical non fautif et d’une faute lors de la prise en charge de M. H... D.... La juridiction a retenu le principe de la responsabilité du CHU pour faute, ayant fait perdre à la victime 35 % de chance d’échapper aux conséquences dommageables, et a reconnu l’engagement de la solidarité nationale pour l’accident médical. La solution retenue consiste à indemniser les requérants selon une répartition entre la part imputable à la faute et celle relevant de la solidarité nationale, en appliquant les dispositions des I et II de l’article L. 1142-1 du code de la santé publique.

Avocat : BENAYOUN DENIS

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2302160

Le Tribunal Administratif de Limoges, statuant en plein contentieux, a examiné la requête de M. A... qui contestait le refus implicite de la commune de Coings et du conseil médical départemental de l'Indre d'organiser une nouvelle expertise médicale pour reconnaître son état de santé comme maladie professionnelle consécutive à un accident de travail. Le tribunal a rejeté la requête comme irrecevable, considérant que les décisions attaquées ne constituaient pas des actes faisant grief, mais de simples actes préparatoires à un éventuel avis de la commission de réforme. Il a également relevé que la requête était tardive. La solution s'appuie sur les dispositions de l'arrêté du 4 août 2004 relatif aux commissions de réforme des agents de la fonction publique territoriale.

Avocat : AVOCATS CENTRE

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA87Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Limoges — N° TA87-2400418

Le Tribunal Administratif de Limoges a été saisi par M. A... C... de deux requêtes visant à contester des actes de poursuite (mises en demeure et saisies administratives à tiers détenteur) émis pour le recouvrement de rappels de TVA dus par la SCI de Grasse, dont il était associé. Le requérant invoquait notamment l'irrégularité des actes et l'absence de poursuites préalables contre la société débitrice principale, conformément à l'article 1858 du code civil. Le tribunal a rejeté l'ensemble de ses demandes, jugeant irrecevables les moyens relatifs à la régularité formelle des actes de poursuite, qui relèvent de la compétence du juge judiciaire, et non fondé le moyen tiré de l'absence de poursuites préalables contre la SCI. En conséquence, les conclusions aux fins de décharge et celles présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative ont été rejetées.

Avocat : SELARL G.PALOUX- E.MUNDET

13 novembre 2025• 1ère chambre
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2503924

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé-provision sur le fondement de l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de la société STEPC qui sollicitait le paiement d’une provision de 5 819,16 € TTC, incluant des dommages et intérêts, à la charge de la commune de Noisy-le-Grand. Le juge a estimé que la créance relative à la retenue de garantie n’était pas exigible avant le 21 janvier 2026, et qu’aucune faute contractuelle de la commune n’était établie. En conséquence, la société a été condamnée à verser 1 000 € à la commune au titre des frais irrépétibles.

Avocat : FUMERY & AMBRAISSE AVOCATS

13 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2508515

Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, a ordonné une expertise à la demande de la société Franciliane. Cette mesure vise à constater les désordres (fuites et corrosion) affectant la station de relèvement de Noisy II, apparus suite à des travaux réalisés par le syndicat des eaux d'Ile de France. Le juge a rejeté la demande de mise hors de cause de la société Allianz IARD, estimant sa participation utile à l'expertise, et a désigné un expert pour déterminer les causes et l'étendue des dommages dans la perspective d'un éventuel recours en responsabilité.

Avocat : FRECHE ET ASSOCIES

13 novembre 2025
TA93Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2519034

Le Tribunal administratif de Montreuil, statuant en référé provision sur la demande de la société JYCO, a pris acte du désistement pur et simple de cette dernière, intervenu après l’enregistrement de sa requête. La société JYCO sollicitait initialement le versement de provisions de 93 250,34 euros et 2 640 euros de la part de France Agrimer, ainsi que 4 000 euros au titre des frais irrépétibles. Le juge des référés, appliquant l’article R. 541-1 du code de justice administrative, a constaté que le désistement était sans réserve et a ordonné qu’il en soit donné acte, mettant ainsi fin à l’instance. Aucune somme n’a été allouée, la requête étant abandonnée avant tout débat au fond.

Avocat : LE ROUX - MORIN - BARON - WEEGER

13 novembre 2025
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2213987

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise était saisi par M. A..., agent territorial, d’une contestation portant sur le bien-fondé et la régularité d’une saisie administrative à tiers détenteur émise par la commune de Bezons pour recouvrer un trop-perçu de rémunération. Le tribunal a rejeté la requête comme portée devant une juridiction incompétente pour en connaître, au motif que la contestation des actes de poursuite des collectivités territoriales relève du juge de l’exécution, conformément à l’article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales. La demande d’aide juridictionnelle provisoire a également été rejetée.

Avocat : BVK AVOCATS ASSOCIES

13 novembre 2025• 12ème Chambre
TA95Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2214658

Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de Mme B..., fonctionnaire territoriale détachée à l'EPIDE, qui contestait la décision du 21 décembre 2017 mettant fin à son détachement. Bien que cette décision ait été annulée pour incompétence de l'auteur de l'acte, le tribunal a estimé que le préjudice allégué n'était pas la conséquence directe de ce vice de forme, car une même décision aurait pu être légalement prise par l'autorité compétente au vu des fautes graves commises par l'intéressée. La solution a été fondée sur les principes de la responsabilité administrative et les textes applicables, notamment les lois n° 83-634 et n° 84-16 relatives à la fonction publique.

Avocat : MYRIAM BOUSSOUM AVOCAT

13 novembre 2025• 12ème Chambre
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411395

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi par des requérants demandant l'annulation d'un permis de construire délivré le 17 mai 2024 par le maire de Lentilly à la SCCV Lentilly France pour la réalisation de 50 logements collectifs. En cours d'instance, les requérants se sont désistés purement et simplement de leurs conclusions, désistement accepté par la commune et le pétitionnaire. Par un jugement du 13 novembre 2025, le tribunal a donné acte de ce désistement d'instance et d'action, ainsi que du désistement des conclusions de la SCCV au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Aucun texte de fond n'a été appliqué, la procédure s'étant achevée sur un désistement.

Avocat : BUFFET

13 novembre 2025• 2ème chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2317175

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté les requêtes des sociétés Bois PV, Puyréaux PV et Saint-Palais PV. Ces sociétés contestaient le rejet de leur candidature à un appel d'offres pour des installations solaires innovantes, estimant que la note éliminatoire attribuée au sous-critère du degré d'innovation était entachée d'une erreur manifeste d'appréciation. Le tribunal a jugé que ce moyen n'était pas fondé, sans préciser les textes appliqués dans l'extrait fourni.

Avocat : CABINET LPA LAW (SELAS)

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-1921668

Le Tribunal Administratif de Paris a été saisi par la RATP d’un litige l’opposant à la société Alstom Transport concernant un « bogue » informatique (problème de date butoir en 2038) affectant les logiciels des matériels roulants du marché MI09. La RATP demandait, sur le fondement de la garantie des vices cachés ou de la faute contractuelle, la reprise des défauts ou une indemnisation. Le tribunal a rejeté l’ensemble des demandes de la RATP, considérant que la requête était irrecevable car elle n’avait pas été précédée d’une phase de règlement amiable, et a condamné la RATP à verser 70 000 euros à Alstom Transport au titre des frais de justice.

Avocat : CABINET DLA PIPER FRANCE (LLP)

13 novembre 2025• 3e Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431419

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 4 000 euros à M. A... pour la carence fautive à exécuter une décision de la commission de médiation le reconnaissant prioritaire pour un relogement d’urgence, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l’habitation. La responsabilité de l’État a été engagée à compter du 12 juillet 2023, faute d’offre de relogement dans le délai de six mois, et le préjudice a été évalué en fonction des conditions de logement insalubres et de la durée de la carence jusqu’au relogement le 17 mars 2025. Les conclusions présentées au nom de l’épouse et des enfants mineurs ont été rejetées, seuls le demandeur étant bénéficiaire de la décision de la commission.

Avocat : DILLOARD

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2431592

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 600 euros à Mme A... pour la période postérieure au 28 juin 2024, en raison de la carence fautive à la reloger après sa reconnaissance comme prioritaire par la commission de médiation le 12 août 2021. La responsabilité de l'État a été engagée sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation, faute d'offre de relogement dans le délai de six mois. Le préjudice a été évalué en tenant compte du loyer disproportionné (717,79 euros) par rapport aux ressources du foyer, et de la durée de la carence. La somme allouée inclut les intérêts au taux légal à la date du jugement.

Avocat : COUSIN

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2432578

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 3 900 euros à Mme A... pour carence fautive dans son obligation de relogement. La requérante, reconnue prioritaire par la commission de médiation le 20 octobre 2022, n’a pas reçu d’offre de relogement dans le délai légal de six mois, engageant la responsabilité de l’État sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a évalué le préjudice lié aux troubles dans les conditions d’existence, tenant compte de l’hébergement prolongé en structure sociale avec ses deux enfants. La somme allouée inclut les intérêts à la date du jugement, et les demandes accessoires de frais d’instance ont été rejetées.

Avocat : GOULAY

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433726

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 1 000 euros à M. B..., reconnu prioritaire et devant être relogé d’urgence par la commission de médiation de Paris le 24 juin 2021, en raison de la carence fautive du préfet à lui proposer un relogement dans le délai de six mois. Cette responsabilité est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Le tribunal a estimé que le maintien de la situation de M. B..., toujours dépourvu de logement, lui cause des troubles dans ses conditions d’existence et un préjudice moral, justifiant une indemnisation de 1 000 euros. Les conclusions accessoires relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : KWEMO

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433979

Le Tribunal administratif de Paris a condamné l’État à verser 500 euros à M. A..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation le 14 septembre 2023, en raison de la carence fautive de l’administration à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. Cette responsabilité est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation, pour les troubles dans les conditions d’existence et le préjudice moral subis. Le tribunal a rejeté le surplus des conclusions, notamment la demande de frais irrépétibles.

Avocat : SHAHABUDDIN C

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2433982

Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l’État à verser 10 100 euros à M. B..., reconnu prioritaire pour un relogement d’urgence par la commission de médiation de Paris le 4 novembre 2021, en raison de la carence fautive de l’État à lui proposer un logement dans le délai légal de six mois. Cette somme répare les troubles dans ses conditions d’existence et le préjudice moral subis par le requérant, qui vit avec son épouse et quatre enfants dans un logement de 36 m². La responsabilité de l’État est engagée sur le fondement de l’article L. 300-1 du code de la construction et de l’habitation. Les conclusions relatives aux frais de justice ont été rejetées.

Avocat : SHAHABUDDIN C

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2501594

Responsabilité de l'État pour carence fautive de relogement. Le Tribunal Administratif de Paris a condamné l'État à verser 1 000 euros à Mme B... pour les troubles dans ses conditions d'existence, résultant de l'absence de relogement suite à une décision de la commission de médiation la reconnaissant prioritaire. La carence de l'État, qui n'a pas proposé de logement dans le délai de six mois, engage sa responsabilité sur le fondement de l'article L. 300-1 du code de la construction et de l'habitation. Le préjudice a été évalué en fonction des conditions de logement inadaptées (9 m²) et de la durée de la carence.

Avocat : MOMMESSIN

13 novembre 2025• 4e Section - 1re Chambre - R.222-13