Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300573

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de M. A... concernant le remboursement d'un crédit de TVA de 21 815 euros au titre de son activité de location meublée avec prestations para-hôtelières. Le tribunal a jugé que l'administration fiscale avait correctement appliqué les critères du code général des impôts (article 261 D, 4°, b) pour refuser l'exonération de TVA, ces critères étant conformes au droit de l'Union européenne (directive 2006/112/CE). La demande d'une somme de 5 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.

Avocat : CABINET D'AVOCATS LANDAU & RUDOWICZ

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300784

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande de la SAS Segiloc concernant le remboursement d'un crédit d'impôt pour investissements en Corse au titre de l'exercice 2021. La juridiction a considéré que l'activité de location avec prestations para-hôtelières de la société entrait dans le champ d'exclusion prévu par l'article 244 quater E du code général des impôts, qui vise la gestion et la location de meublés de tourisme. Le tribunal a appliqué les dispositions fiscales pertinentes, notamment la loi de finances pour 2019, et a jugé que le moyen tiré d'une rupture d'égalité par rapport aux chambres d'hôtes n'était pas fondé.

Avocat : CALEN

20 mars 2026• 2ème chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2200030

Le Tribunal Administratif de Bastia a jugé une demande d'indemnisation de la SA Société Générale contre l'État pour refus de concours de la force publique afin d'exécuter une décision d'expulsion. Le tribunal a retenu la responsabilité sans faute de l'État, fondée sur l'article L. 153-1 du code des procédures civiles d'exécution, en raison du refus motivé par des risques de troubles à l'ordre public. Il a condamné l'État à indemniser la société pour la période litigieuse, en fixant le montant sur la base d'une valeur locative précédemment établie.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MORELLI-MAUREL & ASSOCIES

20 mars 2026• Magistrat statuant seul
TA35Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2301302

Le Tribunal Administratif de Rennes a statué sur une demande d'indemnisation pour préjudice médical. Le sujet principal est la responsabilité du Centre Hospitalier Bretagne Atlantique (CHBA) suite à une erreur médicale lors d'une ostéosynthèse en 2015, ayant entraîné une infection. La juridiction a condamné le CHBA à indemniser la requérante, Mme B... A..., pour ses préjudices, et à rembourser les prestations versées par la CPAM, en application des principes de responsabilité médicale et des articles L. 1142-1 et suivants du code de la santé publique.

Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LA FIDUCIAIRE GENERALE

20 mars 2026• 4ème Chambre
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500598

Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le requérant, reconnu prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu de proposition de logement adapté dans le délai légal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute et l'a condamné à indemniser le préjudice, en appliquant les articles L. 441-2-3 du code de la construction et de l'habitation et les principes généraux de la responsabilité administrative.

Avocat : LEBRUN

20 mars 2026• Magistrat Mme MEHL SCHOUDER
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501149

Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. Le requérant, déclaré prioritaire par la commission de médiation en octobre 2022, n'avait reçu aucune proposition effective de logement dans le délai légal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, ouvrant droit à réparation pour les troubles dans les conditions d'existence subis entre l'expiration du délai (avril 2023) et son relogement effectif (juillet 2025), en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LAYET

20 mars 2026• Magistrat Mme MEHL SCHOUDER
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501219

Le Tribunal Administratif de Nice a statué sur une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une décision de relogement prioritaire. La requérante, reconnue prioritaire par une commission de médiation, n'avait pas reçu de proposition effective dans le délai légal, engageant la responsabilité de l'État. Le tribunal a condamné l'État à verser une indemnité de 1 580 euros pour les troubles dans les conditions d'existence, en application des articles L. 441-2-3 et suivants du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LEBRUN

20 mars 2026• Magistrat Mme MEHL SCHOUDER
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501707

Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande en indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La juridiction a retenu la responsabilité de l'État pour faute, en raison de son inaction malgré une décision de la commission de médiation et une ordonnance du tribunal. Elle a condamné l'État à verser 2 080 euros à la requérante en réparation de son préjudice, en application des articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation.

Avocat : LAYET

20 mars 2026• Magistrat Mme MEHL SCHOUDER
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501741

Le Tribunal Administratif de Nice a jugé une demande d'indemnisation pour carence de l'État dans l'exécution d'une injonction de relogement. La requérante, déclarée prioritaire par la commission de médiation, n'avait pas été relogée malgré une ordonnance du tribunal. Le tribunal a retenu la responsabilité de l'État pour faute, fondée sur les articles L. 441-2-3 et L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, et a alloué une indemnisation pour les troubles dans les conditions d'existence, dont le montant a été fixé à 1 180 euros.

Avocat : GIRAUDO OLIVIER

20 mars 2026• Magistrat Mme MEHL SCHOUDER
TA06Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2501909

Le Tribunal Administratif de Nice a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice lié à son relogement. Le tribunal a jugé que l'État n'avait pas commis de faute, car le jugement antérieur du 18 septembre 2023 n'avait prononcé qu'une annulation sans injonction de relogement, et que la commission de médiation avait ultérieurement examiné sa situation. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la construction et de l'habitation, notamment l'article L. 441-2-3, relatives à la procédure de relogement prioritaire.

Avocat : COHEN

20 mars 2026• Magistrat Mme MEHL SCHOUDER
TA107Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2500258

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, a condamné la commune de Bouéni à payer à la société Bureau Veritas une provision de 540 euros TTC au titre d'une facture impayée pour une mission de contrôle technique, ainsi que des intérêts moratoires et une indemnité forfaitaire de recouvrement de 40 euros. La juridiction a retenu que la créance n'était pas sérieusement contestable, notamment en raison de l'acquiescement de la commune défenderesse qui n'a produit aucun mémoire en défense. La décision s'appuie sur les articles R. 541-1 du code de justice administrative et L. 2192-12 et suivants du code de la commande publique concernant les délais de paiement et les intérêts moratoires.

Avocat : GAUDIN JUNQUA-LAMARQUE & CALONI

20 mars 2026
TA14Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2201985

Le Tribunal Administratif de Caen a été saisi d'une demande d'indemnisation suite à un incendie causé par un mineur placé sous la responsabilité du département de la Manche. La société Filia MAIF, subrogée dans les droits de la victime, et les héritières de celle-ci demandaient réparation au département. Le tribunal a rejeté ces demandes, considérant que la responsabilité sans faute du département, en tant que gardien du mineur, n'était pas engagée pour ce type de dommage. La décision s'appuie sur les principes généraux de la responsabilité administrative pour faute et l'article L. 761-1 du code de justice administrative concernant les frais irrépétibles.

Avocat : ROCHEFORT

20 mars 2026• 1ère chambre
TA20Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2300627

Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la demande principale de la société La Cave d’Aléria, qui contestait la décharge de cotisations supplémentaires d’impôt sur les sociétés (90 606 €) suite à la remise en cause par l’administration fiscale de son crédit d’impôt pour investissements en Corse. La juridiction a jugé que les aides perçues dans le cadre du programme national vitivinicole, bien que financées par l’Union européenne, constituent des aides d’État au sens du droit communautaire, ce qui exclut les investissements correspondants du bénéfice du crédit d’impôt. Elle a appliqué l’article 244 quater E du code général des impôts et le règlement (UE) n° 651/2014 de la Commission. Seule une demande accessoire de remboursement (602 €) a été accordée, l’administration ayant déjà procédé à son versement.

Avocat : CABINET D'AVOCATS PLMC

20 mars 2026• 2ème chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2202660

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête indemnitaire du département de la Savoie contre l'État. Le tribunal a jugé irrecevable, pour tardiveté, la demande concernant la société Hasbro, le recours contentieux ayant été formé hors délai après une décision implicite de rejet. Il a également déclaré irrecevables, en application de l'article L. 190 A du livre des procédures fiscales, les créances portant sur des périodes antérieures à celles autorisées par ce texte.

Avocat : RIQUIER

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA38Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301051

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. A... qui contestait des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et des pénalités pour les années 2017 à 2019. Le tribunal a jugé que le requérant, ayant accepté les rectifications ou n'y ayant pas répondu, supportait la charge de la preuve et n'avait pas démontré le caractère exagéré des impositions. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 194-1 du livre des procédures fiscales et de l'article 38 du code général des impôts.

Avocat : SELAS RTA AVOCATS

20 mars 2026• 7ème Chambre
TA44Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2605484

La commune de Mayenne a saisi le Tribunal Administratif de Nantes en référé pour obtenir la désignation d'un expert afin d'évaluer les risques présentés par un mur mitoyen fissuré, invoquant un danger pour la sécurité publique. Le juge des référés a fait droit à cette demande en désignant un expert, conformément à la procédure d'urgence prévue par l'article L. 511-9 du code de la construction et de l'habitation et les articles R. 531-1 et R. 556-1 du code de justice administrative. La mission de l'expert consistera à constater l'état du mur, évaluer le danger et proposer les mesures nécessaires pour y remédier.

Avocat : CABINET COUDRAY

20 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2400802

Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, a retenu la responsabilité de l'AP-HP pour une faute médicale commise lors d'une intervention chirurgicale sur la colonne vertébrale de la requérante, ayant conduit à opérer le mauvais étage vertébral. La juridiction a condamné l'établissement hospitalier à indemniser la victime pour l'ensemble de ses préjudices, dont un déficit fonctionnel temporaire, en application de l'article L. 1142-1 du code de la santé publique. Elle a également fait droit à la demande de la CPAM de Paris concernant le remboursement des prestations versées.

Avocat : RELMY

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2503988

La SAS CFCE a demandé au Tribunal Administratif de Paris la réparation du préjudice causé par la loi PACTE du 22 mai 2019 et son décret d'application, qui ont modifié les seuils d'obligation de désignation d'un commissaire aux comptes. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que la société n'avait pas établi que le préjudice invoqué présentait un caractère grave et spécial, condition nécessaire pour engager la responsabilité de l'État sur le fondement de la rupture de l'égalité devant les charges publiques. La décision s'appuie sur les principes de la responsabilité de l'État du fait des lois et sur les dispositions de la loi PACTE et du code de commerce.

Avocat : RIQUIER

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2509174

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande d'indemnisation de M. B... contre la CAF de Paris et la Ville de Paris. Le tribunal a jugé que la suspension des versements de prestations par la CAF était légale, fondée sur l'article L. 583-3 du code de la sécurité sociale en raison d'incohérences dans la déclaration des ressources du requérant. Il a également estimé que les fautes alléguées dans la gestion du dossier n'étaient pas établies et qu'aucun préjudice direct et certain n'était démontré.

Avocat : TERRASSON

20 mars 2026• 6e Section - 1re Chambre - R.222-13
TA76Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401700

Le Tribunal Administratif de Rouen a statué sur une demande de remise d'indus d'Allocation de Logement Sociale (ALS). Le tribunal a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur l'indu de 723,99 euros, celui-ci ayant été annulé par la CAF. Concernant l'indu de 274 euros, le tribunal a rejeté la demande de remise, considérant que l'indu était régulier (dû à une déclaration de concubinage) et que la situation de l'intéressée ne justifiait pas une remise gracieuse au titre de la précarité. La décision s'appuie sur les articles L. 823-9 du code de la construction et de l'habitation et L. 553-2 du code de la sécurité sociale.

20 mars 2026• POLE URGENCES