Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504858
Le Tribunal Administratif de Rouen a annulé l'arrêté préfectoral du 11 septembre 2025 refusant un titre de séjour à un ressortissant sénégalais et lui imposant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a retenu que le préfet avait méconnu les dispositions de l'article L. 423-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), qui prévoit la délivrance d'une carte de séjour pour un étranger marié à un ressortissant français. Le tribunal a également jugé que la procédure était irrégulière, notamment en raison de l'absence de consultation obligatoire de la commission du titre de séjour.
Avocat : ELATRASSI-DIOME
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504855
Le Tribunal Administratif de Rouen rejette la requête de M. B... visant à annuler son arrêté d'expulsion. La juridiction estime que la décision préfectorale est suffisamment motivée et ne constitue pas une erreur manifeste d'appréciation concernant la situation personnelle du requérant, célibataire sans enfant et sans preuve d'insertion en France ou d'impossibilité de soins dans son pays d'origine. Les décisions fixant le pays de renvoi et l'interdiction de retour sont également jugées légales, l'arrêté d'éloignement étant lui-même considéré comme régulier au regard du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BERRADIA NEJLA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504561
Le Tribunal Administratif de Rouen a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et prononçant une obligation de quitter le territoire français (OQTF), une interdiction de retour et fixant un pays de renvoi. Le tribunal a annulé la décision du préfet, considérant que le refus de titre de séjour était entaché d'une erreur manifeste d'appréciation et d'un défaut d'examen particulier de la situation personnelle et familiale du requérant, au regard notamment des articles L. 313-11 et L. 313-14 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Les autres mesures (OQTF, interdiction de retour, fixation du pays de renvoi) ont été annulées par voie de conséquence.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504337
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite d'une demande de renouvellement de carte de résident d'un étranger titulaire du statut de réfugié. Le tribunal a annulé la décision implicite de rejet, considérant que le préfet ne pouvait refuser le renouvellement en invoquant une menace pour l'ordre public sans avoir au préalable engagé une procédure de retrait du statut de réfugié auprès de l'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA), conformément aux articles L. 511-7 et L. 424-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. En conséquence, le préfet a été enjoint de délivrer la carte de résident.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2503695
**Sujet principal** : Recours en annulation d'un arrêté municipal refusant la reconnaissance de l'imputabilité au service d'une maladie d'une fonctionnaire territoriale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de l'agent, considérant que les moyens soulevés (violation du principe contradictoire, des droits de la défense et de l'article 65 de la loi du 22 avril 1905) sont inopérants, car l'arrêté litigieux ne constitue ni une sanction, ni un retrait de décision créatrice de droits, ni une mesure prise en considération de la personne. **Textes appliqués** : Code général de la fonction publique (article L. 822-20), décret n°87-602 du 30 juillet 1987, et code de la sécurité sociale (article R. 461-8) pour définir les conditions de l'imputabilité au service, exigeant un lien direct avec les fonctions et une incapacité permanente d'au moins 25%.
Avocat : CABINET PEYRICAL
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2501622
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme C... visant à contester la non-reconduction de son CDD et le refus de versement d'une allocation d'aide au retour à l'emploi par un syndicat intercommunal. Le tribunal a jugé que la requête était irrecevable pour tardiveté et a estimé que la décision de non-renouvellement du contrat, résultant d'un renoncement tacite de l'agent, n'était pas entachée d'illégalité. La décision s'appuie sur les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux agents contractuels.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405168
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société CLM Consulting, qui contestait le refus de la ministre des armées de lui délivrer une autorisation d'intermédiation pour des matériels de guerre de catégorie A2. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur des motifs d'ordre public et de sécurité nationale, était légal et que la décision était suffisamment motivée. La juridiction s'est appuyée sur les dispositions du code de la défense, notamment les articles L. 2332-1 et R. 2332-7.
Avocat : GARRIGUES BEAULAC ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2404863
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de la société Asphalte 76 visant à annuler deux arrêtés préfectoraux abrogeant ses agréments d'école de conduite. La juridiction a jugé que la procédure d'abrogation, respectant le principe du contradictoire, était régulière et que les manquements constatés (notamment des irrégularités dans la délivrance des attestations de formation) justifiaient légalement la décision de l'administration. Les conclusions indemnitaires de la société ont par ailleurs été déclarées irrecevables pour défaut de réclamation préalable obligatoire.
Avocat : DA & MC SOCIETE D'AVOCATS
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604001
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant un titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, malgré la précarité de sa situation, n'apportait pas la preuve d'une urgence suffisamment grave et immédiate, notamment au regard de son emploi et de sa contribution à l'éducation de son enfant. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, sans qu'un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté ait été établi.
Avocat : ATGER
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601017
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que le requérant, un ressortissant ivoirien, ne justifiait pas d'une inscription définitive dans une formation universitaire pour l'année 2025-2026, condition essentielle au maintien de son droit au séjour. La juridiction a toutefois accordé l'aide juridictionnelle provisoire au requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention franco-ivoirienne.
Avocat : CHÂLES
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600503
Le Tribunal Administratif de Bastia a rejeté la requête d'un ressortissant algérien visant à annuler un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour et un arrêté d'assignation à résidence. Le tribunal a estimé que le préfet de la Haute-Corse n'avait commis ni défaut d'examen sérieux de la situation personnelle, ni erreur manifeste d'appréciation, compte tenu du séjour irrégulier, du travail non autorisé et d'une condamnation pénale récente de l'intéressé. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : VEGA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604795
Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé la décision de l'OFII refusant les conditions matérielles d’accueil à un demandeur d'asile. Le tribunal a jugé que le refus, fondé sur le non-respect du délai de 90 jours pour déposer la demande, était entaché d'une insuffisance de motivation et d'une erreur d'appréciation quant à l'existence d'un motif légitime. La décision s'appuie sur l'article L. 551-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA) et l'article 20 de la directive 2013/33/UE.
Avocat : PREZIOSO
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604857
Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté de reconduite à la frontière et d'interdiction de retour. Le tribunal estime que l'arrêté est suffisamment motivé et que le préfet n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en tenant compte du casier judiciaire de la requérante et de l'absence de preuve de liens familiaux stables en France. Il considère que la mesure ne méconnaît pas les exigences de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3 de la Convention internationale des droits de l'enfant, au regard de la situation personnelle présentée.
Avocat : MILON
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2303337
Le Tribunal Administratif de Caen a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler son arrêté de suspension de fonctions. Le juge a estimé que la mesure, prise par le président de la communauté urbaine, était une suspension conservatoire légale au sens de l'article L. 531-1 du code général de la fonction publique, justifiée par des griefs suffisamment vraisemblables. Ces griefs, relatifs à une relation inappropriée présumée avec une élève mineure, constituaient un manquement plausible aux obligations professionnelles, rendant la suspension proportionnée.
Avocat : BOUTHORS-NEVEU
Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2301529
Le Tribunal Administratif de Bastia a annulé un permis de construire délivré par le maire de Grosseto-Prugna. Le juge a constaté que le projet, situé dans une zone dépourvue de plan local d'urbanisme valide, nécessitait un avis conforme du préfet, lequel avait émis un avis défavorable. L'arrêté municipal a donc été annulé pour méconnaissance des articles L. 422-5 et L. 121-8 du code de l'urbanisme, le projet constituant une extension de l'urbanisation en dehors des agglomérations existantes.
Avocat : CABINET D'AVOCATS CONCEPT
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504546
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. B... visant à annuler un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que la décision était régulière, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire et la motivation suffisante de l'arrêté, qui prenait en compte la situation personnelle du requérant et le rejet définitif de sa demande d'asile. Les textes appliqués incluent le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 611-1 notamment) et le code des relations entre le public et l'administration (articles L. 211-2 et L. 211-5).
Avocat : BIGARNET VALENTIN
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2504808
Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de Mme E... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était régulier, notamment en ce qui concerne la compétence du signataire, la motivation suffisante et l'examen de la situation personnelle de l'intéressée. La décision s'appuie sur les dispositions du code des relations entre le public et l'administration et du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DESPRAT ADELE
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601096
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de trois arrêtés municipaux plaçant un agent territorial en congé maladie ordinaire. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'existence d'une situation d'urgence financière suffisante, ni ne présente un moyen sérieux créant un doute sur la légalité des décisions contestées, qui relèvent du pouvoir d'appréciation de l'autorité territoriale. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600772
Le Tribunal Administratif de Besançon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (refus de titre de séjour avec OQTF et assignation à résidence) concernant un étranger. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en estimant que l'état de santé de l'enfant du requérant ne créait pas un besoin de protection au sens de l'article L. 425-9 du CESEDA. Les décisions attaquées sont donc jugées légales.
Avocat : BERTIN BRIGITTE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601578
Le Tribunal administratif de Rennes a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté municipal s'opposant à une extension de maison. Le juge a estimé que le maire n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en fondant son refus sur le règlement du PLUi, qui limite les extensions en zone UHT-i aux dimensions de la construction existante à la date d'approbation du plan (17 février 2020), sans tenir compte des agrandissements ultérieurs. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions pertinentes du code de l'urbanisme.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR