Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401841
Sujet principal : Demande d'attribution de la carte mobilité inclusion (CMI) mention « stationnement » par une requérante. Juridiction : Tribunal Administratif de Rouen (formation des urgences). Solution retenue : Le tribunal rejette la requête, confirmant le refus du département de l'Eure d'accorder la CMI mention « stationnement » à Mme B... Il considère que la requérante n'apporte pas la preuve que son état de santé remplit les critères légaux, notamment une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied ou la nécessité d'être systématiquement accompagnée. Textes appliqués : Articles L. 241-3 et L. 241-6 du code de l'action sociale et des familles, l'article R. 241-12-1 du même code, et l'arrêté du 3 janvier 2017 définissant les modalités d'appréciation de la mobilité pédestre réduite.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405290
**Sujet principal** : Litige relatif au paiement de factures impayées pour des prestations de maintenance et d'entretien d'équipements de climatisation, ainsi qu'à des demandes d'indemnité forfaitaire et de pénalités contractuelles. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rouen (4ème Chambre), statuant en plein contentieux. **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la SAS Dalkia Froid Solutions. Il considère que la société n'apporte pas la preuve de l'exécution effective des prestations de maintenance préventive et curative prévues au contrat, ce qui justifie le refus de paiement du CCAS d'Yvetot. Les demandes accessoires (indemnité forfaitaire et pénalités) sont également rejetées. **Textes appliqués** : Le litige est principalement apprécié au regard des stipulations du contrat de marché public (articles III et VI des conditions particulières). Les références au code de la commande publique et au code du commerce (notamment l'article L. 441-10 concernant l'indemnité forfaitaire) sont également examinées.
Avocat : ARTAUD BELFIORE CASTILLON GREBILLE-ROMAND
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211032
**Sujet principal** : Opposition à un titre de perception émis par un hôpital public pour le paiement de frais d'hospitalisation (forfait journalier). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Melun (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de Mme B... A... et valide la créance de l'hôpital. Il estime que le forfait journalier est dû pour chaque jour d'hospitalisation, indépendamment de l'heure de sortie, et que la requérante n'apporte pas la preuve que les soins facturés n'ont pas été dispensés ou que le montant est disproportionné. **Textes appliqués** : Articles L. 6141-1 et R. 6145-4 du code de la santé publique ; articles L. 174-4 et R. 174-5 du code de la sécurité sociale ; arrêté du 21 décembre 2017 fixant le forfait journalier hospitalier ; article R. 612-6 du code de justice administrative (défaut de mémoire en défense).
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2513056
Le Tribunal administratif de Versailles rejette la demande de provision de la société TCO Bat contre l'Établissement public École polytechnique. Le juge des référés estime que le principe de la créance, relative à une facture de sous-traitance, est sérieusement contestable, notamment en raison de la résiliation ultérieure du contrat principal. La demande est donc jugée irrecevable au regard des conditions de l'article R. 541-1 du code de justice administratif.
Avocat : SELARL CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2517607
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en référé, rejette la demande de provision de Mme B... contre l'ONIAM. Le sujet principal est la demande d'indemnisation au titre de la solidarité nationale pour les conséquences d'un accident domestique et des soins ultérieurs. La juridiction estime que l'existence de l'obligation de l'ONIAM est sérieusement contestable, notamment sur le lien de causalité direct et certain entre les actes de soins et le dommage, ainsi que sur le critère de gravité requis par l'article L. 1142-1 du code de la santé publique.
Avocat : MOHAMED
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2415441
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... pour préjudice moral lié au rejet implicite de sa demande de regroupement familial. La juridiction a jugé que l'illégalité procédurale de la décision (le silence gardé) ne constituait pas en l'espèce une faute de nature à engager la responsabilité de l'État, car l'administration aurait pu légalement rejeter la demande au fond. Elle a appliqué les articles L. 434-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, constatant que le requérant ne remplissait pas les conditions de ressources et de logement exigées par les articles L. 434-7, R. 434-4 et R. 434-5.
Avocat : MOREL
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524135
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a admis M. A... au bénéfice provisoire de l'aide juridictionnelle. Le juge a ensuite ordonné la suspension de l'exécution de la décision implicite de rejet de renouvellement de son titre de séjour, considérant que l'urgence était caractérisée par la menace immédiate pesant sur son emploi. Enfin, il a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de réexaminer la situation du requérant dans un délai de sept jours et de lui délivrer un document provisoire de séjour autorisant le travail sous 48 heures, sous astreinte.
Avocat : ROSIN
Conseil d'État — N° 504492
Avocat : CABINET ROUSSEAU, TAPIE
Conseil d'État — N° 508811
Avocat : SCP BORE, SALVE DE BRUNETON, MEGRET
Conseil d'État — N° 508774
Avocat : SCP LESOURD
Conseil d'État — N° 508693
Avocat : SCP FABIANI PINATEL
Conseil d'État — N° 508676
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Conseil d'État — N° 508262
Avocat : SELAS WAQUET, FARGE, HAZAN, FELIERS
Conseil d'État — N° 500326
Avocat : SELAS FROGER & ZAJDELA
Conseil d'État — N° 503156
Avocat : SCP MARLANGE, DE LA BURGADE
Conseil d'État — N° 505060
Avocat : SCP RICHARD
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400476
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'un agent du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). Le tribunal a jugé que la délibération départementale du 13 décembre 2021, qui a modifié le régime indemnitaire en s'inspirant de celui de la fonction publique de l'État, était légale et ne constituait pas un détournement de pouvoir. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et L. 714-5 du code général de la fonction publique, qui reconnaissent le pouvoir des collectivités territoriales de fixer librement les régimes indemnitaires de leurs agents.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2501140
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal fait droit à la requête et enjoint au préfet de la Guyane de proposer à la requérante un logement correspondant à ses besoins et capacités (type T3). Il juge que l'État est tenu à une obligation de résultat et que le défaut d'actualisation du dossier par la requérante ne le libère pas de cette obligation, dès lors que le caractère prioritaire et urgent persiste. **Textes appliqués** : Article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation (droit au logement opposable - Dalo) et article R. 441-16-1 du même code (délais de recours).
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400447
La requérante conteste devant le **Tribunal Administratif de Bordeaux** le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d’expertise (IFSE) attribuée par le département de la Gironde. Le tribunal a **rejeté sa demande**, considérant que le département, dans le cadre de son pouvoir d'administration libre, n'avait pas méconnu les textes applicables, notamment la loi du 14 décembre 2020 et les dispositions du code général de la fonction publique relatives aux régimes indemnitaires. La décision est fondée sur le principe de libre administration des collectivités territoriales et l'absence d'erreur de droit ou de détournement de pouvoir dans l'élaboration de la délibération contestée.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2400459
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête d'une agente du département de la Gironde contestant le montant de son indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise (IFSE). La juridiction a jugé que le département, en fixant ce régime indemnitaire par délibération, n'avait pas méconnu son pouvoir réglementaire, ni violé le principe d'égalité ou la loi du 14 décembre 2020. La décision s'appuie sur les articles L. 714-4 et suivants du code général de la fonction publique, qui reconnaissent la compétence des collectivités territoriales en la matière.
Avocat : CENTAURE AVOCATS