Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2602606
**Sujet principal** : Demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral refusant la délivrance d'un titre de séjour et demandes connexes (aide juridictionnelle provisoire, injonction, astreinte). **Juridiction** : Tribunal administratif de Bordeaux (formation de référé). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande de suspension de l'arrêté de refus de titre de séjour, estimant que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. Il accorde en revanche l'aide juridictionnelle provisoire à la requérante. Les autres conclusions (injonction de délivrer une autorisation provisoire de séjour, astreinte, indemnité) sont également rejetées. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension), article 20 de la loi du 10 juillet 1991 (aide juridictionnelle provisoire), et articles L. 761-1 du code de justice administrative et 37 de la loi du 10 juillet 1991 (dépens).
Avocat : GAST
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509178
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une mesure d'expertise à la demande d'une SCI. L'objet est de constater les désordres affectant une propriété, imputés au système racinaire d'un arbre situé sur le domaine public communal, et d'en déterminer les causes et le coût des réparations. Le juge a fondé sa décision sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, estimant que l'expertise présentait un caractère utile.
Avocat : COELO
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601789
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la requête d'un demandeur d'asile visant à annuler le refus de l'OFII de lui accorder les conditions matérielles d'accueil. Le tribunal écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à une motivation insuffisante, à un défaut d'examen particulier de sa situation et à une irrégularité de procédure concernant l'entretien de vulnérabilité. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : CABINET DGR AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2208617
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des rehaussements d'impôt sur le revenu (BIC) pour les années 2016 à 2018, portant sur la régularité de la procédure de vérification et sur la déductibilité de certaines charges. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il estime que la procédure de vérification de comptabilité était régulière (application de l'article L. 47 B du Livre des Procédures Fiscales concernant l'examen d'un compte mixte) et que le requérant ne justifie pas suffisamment ses demandes de déduction de charges (frais professionnels, charges sociales, engagements de caution), conformément aux principes de détermination du bénéfice imposable (article 93 du Code Général des Impôts). **Textes appliqués** : Article L. 47 B du Livre des Procédures Fiscales et article 93 du Code Général des Impôts.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300349
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme C... visant à obtenir la décharge d'impositions supplémentaires et de pénalités pour les années 2015 à 2017. Le tribunal a jugé que les rehaussements opérés par l'administration, fondés sur la requalification de dépenses en rémunérations ou avantages occultes (article 111 du code général des impôts), étaient justifiés, notamment concernant des charges liées à des chevaux considérées comme étrangères à l'intérêt des sociétés contrôlées. Il a également écarté le moyen tiré d'une irrégularité de procédure de vérification au principe de l'indépendance des procédures.
Avocat : PALOMARES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2300436
**Sujet principal** : Recours en plein contentieux contre des rectifications fiscales (impôt sur le revenu et prélèvements sociaux) concernant les revenus d'une SARL et les avantages en nature perçus par son gérant. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête des contribuables. Il estime que l'administration fiscale a légalement qualifié et évalué les avantages en nature (notamment l'usage de véhicules de société) et les charges non déductibles (comme certaines dépenses de réception et une libéralité). **Textes appliqués** : Le contrôle et les rehaussements sont fondés sur les dispositions du Code général des impôts (CGI), notamment l'article 111 c) pour l'imposition des avantages en nature en tant que revenus distribués, et l'article 39 concernant la déductibilité des charges.
Avocat : ALTIX AVOCATS
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301239
**Sujet principal** : La demande de restitution d'un crédit d'impôt recherche (CIR) par la société Tecknowmetrix, contestant la méthode de calcul de l'effectif du personnel de recherche utilisée par l'administration fiscale. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Grenoble (7ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de la société. Il estime que l'administration fiscale a correctement appliqué la loi en calculant la variation de l'effectif de recherche en ne prenant en compte, au prorata, que les salariés affectés à des **opérations de recherche éligibles** au CIR, et non l'ensemble du personnel du pôle recherche. **Textes appliqués** : L'article 244 quater B du code général des impôts (CGI) et l'article 49 septies G de l'annexe III au CGI, interprétés à la lumière des travaux préparatoires de la loi de finances pour 2014.
Avocat : BERREBI
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2301493
Le Tribunal administratif de Grenoble a rejeté la demande d'une artiste tatoueuse visant à bénéficier de l'exonération de la cotisation foncière des entreprises. La juridiction a jugé que l'activité de tatouage, bien que créative, ne relève pas des professions énumérées strictement par l'article 1460 du code général des impôts (peintres, sculpteurs, graveurs, dessinateurs), cette exonération ayant un caractère dérogatoire. Elle a également estimé qu'il n'y avait pas de discrimination contraire à la Convention européenne des droits de l'homme, les artistes tatoueurs n'étant pas dans une situation comparable au regard de l'objectif du législateur, notamment car ils vendent une prestation de service et non un produit cessible.
Avocat : LEÓN AGUIRRE
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2308273
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête d'un salarié protégé contestant l'autorisation de son licenciement. Le tribunal a jugé irrecevable la demande d'annulation de la décision initiale de l'inspectrice du travail, celle-ci ayant été remplacée par la décision ministérielle. Concernant la décision du ministre du travail du 23 novembre 2023, le tribunal a estimé que la directrice générale de l'association employeur avait bien la qualité pour solliciter l'autorisation de licenciement, conformément aux statuts de l'association et aux dispositions du code du travail relatives aux salariés protégés.
Avocat : FERNANDES
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2511959
Le Tribunal administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande d'une aide-soignante visant à ordonner une nouvelle expertise médicale pour contester son inaptitude totale et définitive. Le juge a estimé que la mesure d'expertise sollicitée n'était pas utile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative, considérant que l'expertise initiale était régulière et que la décision de mise en disponibilité d'office n'avait pas fait l'objet d'un recours contentieux. La requête a donc été rejetée dans toutes ses conclusions.
Avocat : GHELMA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513634
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. La juridiction estime que le droit d'être entendu a été respecté et que la mesure d'éloignement ne constitue pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. La décision s'appuie sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et les principes du droit de l'Union européenne.
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513636
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. C... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier, notamment parce que le requérant, dont la demande de réexamen d'asile avait été rejetée, n'avait pas formé de recours en temps utile devant la Cour nationale du droit d'asile, mettant ainsi fin à son droit au maintien sur le territoire. La décision s'appuie sur les articles L. 542-1, L. 542-2 et L. 532-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : DJINDEREDJIAN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513637
Le Tribunal Administratif de Grenoble rejette la requête de M. B... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF) et l'interdiction de retour. Le juge estime que le droit d'être entendu a été respecté et que la mesure ne porte pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la CEDH. La décision est fondée sur le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : BLANC
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2513640
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant gambien contre le refus de délivrance d'un titre de séjour en qualité de parent d'enfant français. Le tribunal a jugé que le refus était légal car l'enfant français ne résidait pas en France, condition exigée par l'article L. 423-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Il a également estimé que cette décision ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH) ni à l'intérêt supérieur de l'enfant (article 3 de la CIDE).
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603029
Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus implicite de restitution et de renouvellement d'un certificat de résidence algérien. Le juge a estimé que la condition d'urgence était remplie, en raison de la situation irrégulière et précaire créée pour le requérant, et a ordonné la suspension de l'exécution de la décision. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : COUTAZ
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603154
Le Tribunal Administratif de Grenoble a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante, une demandeuse d'asile. Le tribunal a retenu que l'OFII n'avait pas rapporté la preuve que les convocations non honorées, fondant la décision, avaient effectivement été adressées à l'intéressée, méconnaissant ainsi les exigences procédurales. La décision a été annulée pour vice de procédure au regard des articles L. 551-16 et D. 551-18 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : ALBERTIN
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603188
Le Tribunal Administratif de Grenoble a examiné un recours en excès de pouvoir contre deux arrêtés préfectoraux (interdiction de retour et assignation à résidence) pris à l'encontre d'un ressortissant tunisien. Le tribunal a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire pour cause d'urgence. Concernant le fond, il a annulé l'arrêté d'interdiction de retour de trois ans, considérant que sa motivation, qui s'appuyait notamment sur des procédures pénales sans établir de menace à l'ordre public, était insuffisante au regard des articles L. 612-7, L. 612-10 et L. 613-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2603200
Le Tribunal administratif de Grenoble a annulé la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil de la requérante. Le tribunal a jugé que le bénéfice de ces conditions avait cessé de plein droit lors de son transfert vers l'Espagne au titre du règlement Dublin, et que sa nouvelle demande d'asile en France constituait une demande de réexamen. Par conséquent, l'OFII aurait dû examiner sa situation au regard des dispositions spécifiques de refus (article L. 551-15 du CESEDA) et non de cessation (article L. 551-16 du CESEDA), ce qui entache sa décision d'erreur de droit.
Avocat : MARCEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2301078
Le Tribunal Administratif de Nantes a annulé l'arrêté ministériel du 7 juin 2022 radiant un agent de l'INSEE pour invalidité. Le juge a retenu le moyen de vice de forme, constatant que l'arrêté, dépourvu de signature manuscrite, ne relevait pas des exceptions prévues par l'article L. 212-2 du code des relations entre le public et l'administration, car l'administration n'a pas démontré qu'il avait été produit dans le cadre d'un système d'information de gestion des ressources humaines dématérialisé. Les autres moyens, notamment ceux relatifs à l'incompétence ou à l'erreur d'appréciation, n'ont pas été examinés.
Avocat : EVENO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2304836
**Sujet principal** : Recours en annulation contre le refus de reconnaître l'imputabilité au service d'un syndrome anxiodépressif réactionnel pour une adjointe administrative de la protection judiciaire de la jeunesse. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (10ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a annulé la décision de refus du directeur interrégional, considérant que l'administration avait commis une erreur de droit en se sentant liée par l'avis défavorable du conseil médical départemental, alors que cet avis n'est que consultatif. **Textes appliqués** : L'article 21 bis de la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 (portant droits et obligations des fonctionnaires) et l'article 47-6 du décret n°86-442 du 14 mars 1986 (relatif aux conseils médicaux).
Avocat : ARVIS & BOURGEOIS