Jurisprudence administrative

966 388 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

966 388

Décisions totales

384 307

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA107Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601141

Sujet principal : Demande de suspension en urgence d'un arrêté d'éloignement (OQTF) et d'interdiction de retour du territoire français. Juridiction : Tribunal Administratif de Mayotte (juge des référés). Solution retenue : Le juge rejette la requête, considérant que la demande est manifestement mal fondée. Il estime que la requérante n'établit pas de manière suffisante l'ancienneté et la continuité de son séjour, ni l'existence de sa vie familiale en France, de sorte qu'aucune atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale n'est caractérisée. Textes appliqués : Article L. 522-3 du code de justice administrative (rejet pour demande manifestement mal fondée), dans le cadre d'une procédure engagée sur le fondement de l'article L. 521-2 du même code (référé-liberté).

Avocat : HESLER

24 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2601125

Le Tribunal Administratif de Mayotte, statuant en référé, rejette la requête d'un ressortissant comorien demandant l'injonction au préfet de finaliser l'instruction de sa demande de titre de séjour. Le juge estime que la demande est manifestement mal fondée car, le délai d'instruction de quatre mois étant écoulé depuis le dépôt de la demande complète, une décision implicite de rejet est intervenue en vertu des articles R. 432-1 et R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Ordonner la mesure sollicitée reviendrait à faire obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est exclu par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

24 mars 2026
TA107Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Mayotte — N° TA107-2600895

Le Tribunal administratif de Mayotte, statuant par ordonnance, a été saisi d'une demande d'éclaircissement sur les modalités d'exécution d'une précédente décision, formulée par la Caisse des Dépôts sur le fondement de l'article R. 921-1 du code de justice administrative. La juridiction a constaté que cette demande avait été enregistrée par erreur comme une nouvelle requête. En conséquence, elle a ordonné la radiation de cette requête erronée du registre du greffe.

24 mars 2026
TA105Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600378

Le Tribunal administratif de la Guadeloupe rejette une protestation électorale visant à annuler les élections municipales de Sainte-Rose du 15 mars 2026 et à déclarer inéligible le candidat élu. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été déposée hors délai, au-delà du cinquième jour suivant le scrutin comme l'exige l'article R. 119 du code électoral. L'ordonnance s'appuie également sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de rejeter les requêtes irrecevables.

24 mars 2026
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2600316

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe, statuant en référé, rejette la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui délivrer un document provisoire justifiant de la régularité de son séjour pendant l'instruction de sa demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge constate qu'une décision implicite de rejet est née du silence de l'administration au terme du délai de quatre mois prévu par l'article R. 432-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par conséquent, la mesure sollicitée ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative, ce qui est interdit par l'article L. 521-3 du code de justice administrative.

Avocat : CITADELLE BRICE

24 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500439

**Sujet principal** : Demande d'indemnisation d'un ayant-droit d'une victime présumée des essais nucléaires en Polynésie française, rejetée par le Comité d'indemnisation des victimes des essais nucléaires (CIVEN). **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Polynésie française (formation de première chambre). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête de M. A... et confirme la décision du CIVEN. Il considère que le demandeur ne remplit pas les conditions légales pour bénéficier de la présomption de causalité, car l'administration a établi, sur la base des éléments du dossier, que la dose de rayonnements reçue par la défunte était inférieure au seuil légal de 1 millisievert (mSv). **Textes appliqués** : Le tribunal fonde sa décision principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée (notamment par la loi n° 2018-1317), qui régit le régime d'indemnisation et la présomption de causalité pour les victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500437

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande d'indemnisation par le CIVEN et à obtenir des dommages et intérêts. Le tribunal a jugé que le CIVEN avait légalement établi, sur la base de mesures de surveillance suffisantes, que la dose annuelle de rayonnements ionisants reçue par le requérant était inférieure à la limite de 1 mSv, renversant ainsi la présomption de causalité prévue par la loi. La décision s'appuie principalement sur les dispositions de la loi n° 2010-2 du 5 janvier 2010, modifiée, relatives au régime d'indemnisation des victimes des essais nucléaires.

Avocat : SEP USANG CERAN-JERUSALEMY

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500432

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française rejette la requête de la société Private Charter Tahiti, qui demandait l'annulation d'une décision implicite de rejet et l'injonction de délivrer des actes de francisation tamponnés par la DPAM pour quatre navires. La juridiction estime le litige dépourvu d'objet, considérant que les "cartes de circulation" délivrées par l'administration constituent une autorisation régulière de navigation en 1ère catégorie plaisance, conformément aux articles L. 5231-2 et L. 5234-1 du code des transports. Elle écarte ainsi l'exception de non-lieu à statuer mais rejette le recours au fond.

Avocat : SELARL PIRIOU QUINQUIS BAMBRIDGE-BABIN

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA103Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500427

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par le SAAP contre une délibération portant sur les ressources humaines de la fonction publique territoriale. Le tribunal a jugé la requête recevable mais a écarté les moyens soulevés, notamment celui tiré d'un vice de procédure dans la consultation du conseil supérieur de la fonction publique. La décision s'appuie sur la loi organique de 2004 et les délibérations statutaires de la Polynésie française.

24 mars 2026• 1ère Chambre
TA102Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500825

Le Tribunal Administratif de la Martinique, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant dans son recours en excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d'une autorisation de travail. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement. En conséquence, l'instance est éteinte sans examen du fond de l'affaire.

24 mars 2026
TA101Ordonnance• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2600305

Le Tribunal Administratif de La Réunion donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme A..., dans le cadre d'un recours en plein contentieux visant le dégrèvement de la taxe sur les logements vacants. La juridiction fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui habilite le président d'une formation de jugement à constater un tel désistement. En conséquence, la procédure est close.

24 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505341

Le Tribunal administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre le refus de redoublement en Master 2. Le juge estime que les moyens soulevés (vices de procédure, inégalité de traitement, discrimination) sont manifestement infondés ou insuffisamment précisés, sans indiquer les règles juridiques méconnues. La décision est prise en application de l'article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes ne présentant pas de moyens sérieux.

24 mars 2026
TA101Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2500129

Le Tribunal Administratif de La Réunion, statuant en référé, rejette la demande d'expertise médicale complémentaire, estimant que l'expertise de 2019 est suffisante. Il accorde cependant une provision au requérant, fixée à 12 000 euros, considérant que l'obligation d'indemniser du centre hospitalier n'est pas sérieusement contestable, mais que la proposition initiale de 9 150 euros est insuffisante. La décision s'appuie sur les articles R. 532-1 et R. 541-1 du code de justice administrative.

Avocat : SELARL PREVOST & ASSOCIES - OCEAN INDIEN

24 mars 2026
TA06Ordonnance• Exécution d'un jugement

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2504618

Le Tribunal administratif de Nice statue sur une demande en exécution d'un jugement ayant annulé un refus de titre de séjour. Constatant que l'administration a convoqué l'intéressé pour délivrer le titre ordonné, la juridiction estime que la requête a perdu son objet. Elle se déclare donc n'avoir plus lieu à statuer, en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Avocat : TERZAK-GERACI

24 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505257

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du préfet des Alpes-Maritimes de son recours en excès de pouvoir visant à annuler le rejet tacite de son recours gracieux contre un permis de construire. En conséquence, il n'y a plus de litige principal à juger. Le tribunal condamne néanmoins l'État à verser 500 euros à la commune de Mouans-Sartoux au titre des frais exposés, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI

24 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2505259

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, a donné acte du désistement pur et simple du préfet des Alpes-Maritimes de son recours en excès de pouvoir visant à annuler le rejet tacite de son recours gracieux contre un permis de construire. En application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, le tribunal a condamné l'État à verser à la commune de Mouans-Sartoux la somme de 500 euros au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

Avocat : SOCIETE D AVOCATS PLENOT-SUARES-ORLANDINI

24 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601869

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision pénitentiaire refusant un permis de visite à la victime de l'infraction. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie dans ce contexte, la requérante étant la victime de la personne détenue. La décision est fondée sur les articles L.521-1 et L.522-3 du code de justice administrative.

24 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602046

Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'une décision municipale contestant des travaux. Le juge estime que la requérante, ayant attendu sept mois après son recours en annulation pour saisir le juge des référés, ne démontre pas le caractère d'urgence exigé par l'article L. 521-1 du code de justice administrative. La demande est donc rejetée en application de l'article L. 522-3 du même code, au motif qu'elle ne présente pas ce caractère d'urgence.

Avocat : BLAIS

24 mars 2026
TA06Ordonnance• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2602065

Le Tribunal administratif de Nice, statuant en référé-liberté, rejette la demande de suspension d'une mesure d'expulsion. Le juge estime que les actions judiciaires engagées par les requérants pour contester la vente de leur logement ne caractérisent pas une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale. La requête est donc rejetée en application des articles L. 521-2 et L. 522-3 du code de justice administrative, la condition d'urgence au sens du référé-liberté n'étant pas remplie.

Avocat : LEX ARENA - AVOCAT

24 mars 2026
TA103Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de la Polynésie française — N° TA103-2500349

Le Tribunal Administratif de la Polynésie française a rejeté la demande de la société Exclus'Event, qui sollicitait l'annulation d'une décision fiscale et la reconnaissance de son droit à une exonération d'impôts pour ses trois premiers exercices. Le tribunal a jugé que la société, bien que nouvellement constituée, ne créait pas une activité réellement nouvelle mais procédait à une restructuration et à une extension de l'activité préexistante menée individuellement par sa gérante. En application des articles LP. 115-3 et LP. 211-6 du code des impôts de la Polynésie française, la société est donc exclue du bénéfice des exonérations prévues pour les entreprises nouvelles.

24 mars 2026• 1ère Chambre