Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400044
Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la demande de Mme B... A... visant à obtenir la remise gracieuse d'indus d'aide personnalisée au logement (APL) et de prime d'activité. Concernant l'APL, le tribunal a constaté que la dette était déjà soldée, rendant la demande sans objet. Pour la prime d'activité, le juge a estimé que l'indu provenait de fausses déclarations répétées de la requérante sur sa situation maritale, ce qui exclut les conditions de bonne foi et de précarité requises par l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale pour accorder une remise.
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2302091
La société Vert-Marine demande réparation pour son éviction d'une procédure de concession d'un centre aquatique. Le Tribunal Administratif d'Orléans rejette sa demande, estimant que l'autorité concédante n'a pas commis de faute en ne déclarant pas irrégulière l'offre du concurrent retenu. La décision s'appuie sur les articles L. 1411-1 du code général des collectivités territoriales et L. 1121-3 du code de la commande publique.
Avocat : LELARL AUDICIT
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2306448
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de l'allocataire contestant une mise en demeure de remboursement de primes d'activité et des décisions de remise partielle de dette. Le tribunal a jugé irrecevable le recours contre la mise en demeure, celle-ci constituant un simple acte préparatoire, et a estimé infondées les demandes d'annulation des décisions de remise partielle, l'allocataire n'établissant pas que l'organisme avait méconnu ses obligations. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale et du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309123
Sujet principal : Demande de prise en compte d'enfants en résidence alternée pour le calcul de l'aide personnalisée au logement (APL) et de la prime d'activité. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (8ème chambre). Solution retenue : Le tribunal, statuant en plein contentieux, a annulé la décision de la caisse d'allocations familiales et a réformé la situation pour fixer lui-même les droits de la requérante. Il a ordonné la prise en compte de ses deux enfants à charge pour la détermination de ses droits à l'APL et à la prime d'activité sur la période litigieuse, dans la limite de la prescription biennale. Textes appliqués : Code de la sécurité sociale (notamment article L. 511-1) et Code de la construction et de l'habitation (notamment article L. 821-1), relatifs aux prestations familiales et aux aides au logement.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2309172
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête d'un agent territorial demandant l'annulation du refus de protection fonctionnelle et la réparation d'un préjudice pour harcèlement moral. La juridiction a jugé que la décision du maire était suffisamment motivée au regard des exigences de l'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration. Elle a également estimé que les agissements allégués ne constituaient pas une faute de nature à engager la responsabilité de la commune, au sens de l'article L. 134-5 du code général de la fonction publique.
Avocat : ROUX & AZOUAOU
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2311915
Sujet principal : Recours d'une agente municipale contre la cessation de ses fonctions de régisseuse d'avances et demandes indemnitaires associées. Juridiction : Tribunal Administratif de Melun (5ème chambre). Solution retenue : Le tribunal a rejeté la requête de Mme B..., considérant que la décision de mettre fin à ses fonctions était légale et que les demandes indemnitaires n'étaient pas fondées. Textes appliqués : Code général des collectivités territoriales, code général de la fonction publique, code de justice administrative (notamment article L. 761-1), et divers décrets relatifs à la fonction publique.
Avocat : FGB AVOCATS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313697
Le Tribunal Administratif de Melun, saisi par renvoi du tribunal judiciaire, a examiné une requête visant à contester plusieurs décisions d'une caisse d'allocations familiales relatives à des indus de prime d'activité et à une pénalité administrative. Le tribunal a relevé d'office son incompétence pour connaître de la contestation de la pénalité administrative, cette dernière relevant de la juridiction judiciaire en vertu de l'article L. 114-17 du code de la sécurité sociale. En conséquence, il s'est déclaré incompétent pour statuer sur cette partie de la requête et a renvoyé l'affaire au tribunal judiciaire compétent.
Avocat : JACQUET VINCIANE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313811
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. B... visant à obtenir une indemnisation de la commune de Fresnes pour rupture d'une promesse d'embauche. Le tribunal a jugé que les échanges de courriels constituaient bien une faute de la commune engageant sa responsabilité, mais a estimé que le préjudice financier allégué n'était pas établi. La décision s'appuie sur les principes de responsabilité administrative et les dispositions du code général de la fonction publique, tout en écartant les allégations de discrimination et de détournement de pouvoir faute d'éléments probants.
Avocat : BAZIN & ASSOCIES
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2313853
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de Mme B... C... visant à annuler les décisions implicites confirmant un indu de revenu de solidarité active (RSA) et de prime d'activité, ainsi qu'à obtenir réparation. La juridiction a jugé irrecevables plusieurs conclusions, notamment les demandes indemnitaires pour défaut de recours administratif préalable, et a estimé que les moyens soulevés contre la régularité et le bien-fondé de la décision de récupération d'indu n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles et du code de justice administrative.
Avocat : SELAS MIALET- AMEZIANE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401229
La décision concerne une demande en responsabilité de la commune de Meaux pour recrutement et non-renouvellement abusifs de contrats à durée déterminée. Le Tribunal Administratif de Melun, statuant en plein contentieux, a rejeté la requête de l'agent, estimant que la commune n'avait commis aucune faute de nature à engager sa responsabilité. Les juges ont appliqué les dispositions du code général de la fonction publique, notamment la loi du 26 janvier 1984, pour constater la régularité des modalités de recrutement et de gestion contractuelle.
Avocat : CABINET BARDON & DE FAY - BF2A
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400201
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en juge unique, a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu contestant une sanction disciplinaire de privation de cantine. Le tribunal a jugé que l'interception et l'enregistrement de sa conversation téléphonique par l'administration pénitentiaire étaient légaux, et que les propos tenus, insultants envers des agents, constituaient bien une faute disciplinaire au sens de l'article R. 232-4 du code pénitentiaire. La sanction n'a pas été considérée comme disproportionnée, et la responsabilité de l'État n'a pas été retenue.
Avocat : SCP THEMIS AVOCATS & ASSOCIES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2600857
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en référé, a fait droit à la demande d'expertise préalable formulée par un office public de l'habitat concernant des travaux de démolition. Le juge a ordonné une mission d'expertise afin de constater l'état des immeubles voisins avant le début des travaux, en application de l'article R. 532-1-1 du code de justice administrative. Cette mesure préventive vise à établir un état des lieux initial pour faciliter la preuve d'éventuels dommages futurs imputables au chantier.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211716
Le Tribunal Administratif de Melun a statué sur un litige contractuel entre la société Sarmates et la communauté de communes de Moret-Seine-et-Loing (CCMSL) concernant le solde d'un marché public de travaux. Le tribunal a rejeté la demande principale de la société fondée sur l'existence d'un décompte général définitif tacite, considérant que la CCMSL avait notifié un décompte général régulier dans les délais. Il a examiné au fond les pénalités de retard et autres retenues contestées par l'entreprise, en application des stipulations contractuelles et des principes du droit des marchés publics.
Avocat : CABINET FIDAL LE MANS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603443
Le Tribunal administratif de Melun, statuant en référé, a rejeté la demande d'expertise médicale présentée par un usager victime d'une chute sur la voie publique. Le juge a estimé que le demandeur ne rapportait pas la preuve suffisante d'un fait générateur probable engageant la responsabilité de la commune, rendant ainsi l'expertise inutile au sens de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Par voie de conséquence, la demande de provision sur frais au titre de l'article L. 761-1 du même code a également été rejetée.
Avocat : LAPLANTE
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2303093
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la demande d'indemnisation de requérants pour préjudice lié à une contamination au Covid-19. Le tribunal a jugé que l'État n'avait pas commis de faute de nature à engager sa responsabilité dans la gestion de la crise sanitaire, notamment concernant l'anticipation de l'épidémie, la communication ou la gestion des pénuries. La décision s'appuie sur les principes constitutionnels relatifs à la protection de la santé et les dispositions du code de la santé publique.
Avocat : SELARL CELINE ASTOLFE
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2400650
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation de M. A... au titre de la solidarité nationale pour l'amputation de sa main droite survenue lors d'une hospitalisation. La juridiction a jugé que les conséquences de l'acte médical (la pose d'un cathéter) n'étaient pas anormales au regard de l'état de santé critique du patient, qui présentait un tableau de choc septique sévère. La décision s'appuie sur les conditions posées par les articles L. 1142-1 et D. 1142-1 du code de la santé publique pour l'engagement de la solidarité nationale.
Avocat : SELAS JULIEN PLOUTON
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2300807
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la requête de la société Veolia Eau visant à annuler un titre de recettes de 269 784,61 euros émis par la communauté d’agglomération Grand Cognac au titre de pénalités contractuelles pour non-respect des volumes de pertes en eau. La juridiction a jugé que le titre de recettes était régulier en dépit de l'absence de signature manuscrite, considérant que la signature électronique répondait aux exigences légales, et a estimé que la société n'établissait pas le lien entre les manquements constatés et la crise sanitaire de la Covid-19 pour bénéficier d'une exonération. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des collectivités territoriales et du code des relations entre le public et l'administration.
Avocat : SEATTLE AVOCAT
Tribunal Administratif de Poitiers — N° TA86-2301910
Le Tribunal Administratif de Poitiers a rejeté la demande d'indemnisation d'un détenu pour préjudice moral lié à son placement en cellule disciplinaire, annulé pour vice de procédure. Le juge de plein contentieux a estimé que les irrégularités (composition irrégulière de la commission et défaut de communication d'une pièce) n'étaient pas de nature à engager la responsabilité de l'État, car les faits reprochés (violences sur un surveillant) étaient matériellement établis et auraient justifié la même sanction dans une procédure régulière. La décision s'appuie sur les articles R. 57-7-1 et R. 57-7-47 du code de procédure pénale, ainsi que sur la jurisprudence relative à la responsabilité pour faute procédurale.
Avocat : SELARL LELONG DUCLOS AVOCATS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300563
Le Tribunal Administratif d'Orléans a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice médical suite à une amputation. Le requérant et la CPAM ont soutenu que la responsabilité du CHRU de Tours était engagée pour faute, notamment en raison d'une intervention chirurgicale injustifiée et d'une infection nosocomiale. La juridiction a rejeté ces demandes, estimant que l'établissement n'avait pas commis de faute caractérisée dans la prise en charge du patient et que les conditions d'une indemnisation au titre de la solidarité nationale (ONIAM) n'étaient pas réunies.
Avocat : RIGLAIRE
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2300745
Le Tribunal Administratif d'Orléans a jugé une demande d'indemnisation d'un fonctionnaire pour défaut de réintégration après une disponibilité d'office. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que l'administration n'avait pas commis de faute en ne procédant pas à la réintégration, malgré des avis médicaux favorables, car elle disposait d'un pouvoir discrétionnaire pour apprécier l'opportunité de cette mesure. La décision s'appuie sur les dispositions du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatives aux comités médicaux.
Avocat : LAFFOURCADE-MOKKADEM