Jurisprudence administrative
90 204 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
90 204
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406483
Le Tribunal administratif de Marseille statue sur une requête initialement relative à l'obligation de relogement. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le tribunal, par ordonnance, donne acte de ce désistement. Il statue uniquement sur les frais de procédure et condamne l'État à verser 1 100 euros à l'avocate de la requérante, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous condition d'une renonciation de sa part.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406552
Le Tribunal administratif de Marseille statue sur une requête initialement portant sur l'obligation de relogement. La requérante s'étant désistée de sa demande principale, le juge constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur le fond. Il met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2506117
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... visant à contester le refus d'ouverture de ses droits à l'allocation d'aide au retour à l'emploi. Le tribunal a estimé que ce litige, relatif à une prestation servie au titre du régime d'assurance chômage, relevait manifestement de la compétence de la juridiction judiciaire. Cette solution s'appuie sur les articles L. 5312-1 et L. 5312-12 du code du travail, qui attribuent le contentieux de ces allocations aux tribunaux judiciaires.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2509478
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, donne acte du désistement d'instance de la requérante. Le juge constate que, suite à une mise en demeure restée sans réponse, la requérante est réputée s'être désistée de son recours contre une amende pour fraude au RSA. Cette décision s'appuie sur les dispositions des articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602881
**Sujet principal** : Contestation d'irrégularités présumées lors de la campagne du premier tour des élections municipales de Dourges (utilisation des réseaux sociaux par le maire, détournement de moyens publics à des fins de propagande et pratique de dons). **Juridiction** : Tribunal administratif de Lille (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable, car elle est privée d'objet. Le premier tour n'ayant pas permis d'élire de candidat et le requérant ne demandant l'annulation d'aucune élection, le juge ne peut statuer sur la régularité des seules opérations pré-électorales. **Textes appliqués** : Article L. 248 du code électoral (conditions de la contestation d'une élection) et articles R. 222-1 (4° et 7°) du code de justice administrative (rejet des requêtes manifestement irrecevables ou infondées).
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602907
Sujet principal : Demande de suspension d'un avis de sommes à payer émis par le département du Nord pour un indu de RSA. Juridiction : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). Solution retenue : Le juge rejette la requête comme irrecevable, car elle est sans objet. Textes appliqués : L'article L. 1617-5 du code général des collectivités territoriales, qui suspend automatiquement la force exécutoire du titre de recettes dès l'introduction d'un recours contestant la créance, rendant la demande de suspension inutile. La procédure de rejet est fondée sur l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2603177
Le Tribunal administratif de Melun, statuant par ordonnance, se déclare incompétent territorialement pour connaître d'un recours contre l'invalidation d'un permis de conduire. Constatant que le requérant résidait dans l'Essonne à la date de la décision attaquée, le tribunal applique les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative. En conséquence, il ordonne la transmission du dossier au tribunal administratif de Versailles, compétent en la matière, en application de l'article R. 351-3 du même code.
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2600221
Le Tribunal administratif de Versailles constate l'absence de lieu à statuer sur la demande de restitution d'un crédit de TVA. Le litige est devenu sans objet car l'administration fiscale a accordé la restitution demandée avant le jugement. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2500167
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait sa taxe d’habitation pour 2021 et 2022. La juridiction a jugé le recours manifestement irrecevable car il a été introduit hors du délai de deux mois suivant la notification de la décision rejetant sa réclamation préalable obligatoire. Cette solution s'appuie sur les articles R. 421-1 du code de justice administrative (délai de recours) et R. 222-1 du même code (pouvoir de rejet par ordonnance pour irrecevabilité manifeste).
Avocat : AGAEV
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405922
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de M. A... qui demandait une injonction au préfet de lui attribuer un logement. Le tribunal constate que le recours, fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est manifestement irrecevable car il a été introduit hors du délai de quatre mois prévu par l'article R. 778-2 du code de justice administrative. La décision est rendue par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : GIBON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2405923
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'injonction de Mme B... visant à obtenir un logement social. Cette demande était devenue sans objet car la requérante avait signé un bail pour un logement adapté en décembre 2024. Le tribunal a néanmoins mis à la charge de l'État une somme de 1 100 euros au titre de l'aide juridique, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406075
Le Tribunal Administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. B..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État, désigné comme garant du droit au logement opposable, n'avait pas proposé de logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de priorité de la commission de médiation. La solution est fondée sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, qui impose une obligation de résultat à l'État, et le rejet des moyens de défense fondés sur la rareté de l'offre.
Avocat : GIBON
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406077
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la demande d'injonction de Mme B... visant à obtenir un logement social, celle-ci étant devenue sans objet après qu'elle a signé un bail adapté à ses besoins. Le juge applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour motiver cette décision. Il condamne néanmoins l'État à verser 1 100 euros à l'avocat de la requérante au titre des frais de procédure, en application de l'article L. 761-1 du même code et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : ZERROUKI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406153
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête de Mme B... visant à obtenir une injonction de logement contre le préfet des Bouches-du-Rhône. Le tribunal constate que le recours, fondé sur l'article L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation, est manifestement irrecevable car il a été introduit hors délai. La requête, enregistrée le 24 juin 2024, est intervenue après l'expiration du délai de quatre mois prévu à l'article R. 778-2 du code de justice administratif, qui court à compter de l'échéance du délai accordé au préfet pour faire une offre de logement.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406404
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. A..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat de proposer un logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de la commission de médiation reconnaissant la priorité et l'urgence de la situation. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GUILLOT-PATRIQUE
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406474
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, a constaté qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande principale de M. B... visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. Cette solution est motivée par le fait que le requérant a signé un bail pour un tel logement en juin 2025, rendant sa demande sans objet. La juridiction a également rejeté sa demande d'allocation au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, au motif qu'aucun frais non couvert par l'aide juridictionnelle n'était allégué.
Avocat : CHENU
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406479
Le Tribunal administratif de Marseille a ordonné au préfet des Bouches-du-Rhône de loger d'urgence le requérant, M. C..., sous astreinte. Le juge a constaté que l'État n'avait pas satisfait à son obligation de résultat de proposer un logement adapté dans le délai légal, malgré une décision de priorité de la commission de médiation. La solution est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : GUARNIERI
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2406593
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur la requête de Mme B... demandant l'attribution d'un logement adapté. La juridiction relève que la requête est devenue sans objet, Mme B... ayant signé un bail pour un tel logement en février 2025, entraînant la radiation de sa demande. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative permettant de constater l'absence de lieu à statuer.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2604047
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction au préfet pour obtenir un rendez-vous afin de débloquer son compte ANEF et déposer une demande de duplicata de titre de séjour. Le juge a estimé que la situation, liée à une impossibilité d'accéder à son chantier depuis octobre 2025 faute de justificatif, ne caractérisait pas l'urgence requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La décision a été rendue selon la procédure de rejet sans instruction prévue à l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : LI
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2600990
**Sujet principal** : Demande d'urgence pour la mise en place d'une prise en charge adaptée en établissement spécialisé pour un enfant en situation de handicap lourd. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Caen (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que les éléments produits ne permettent pas d'établir qu'une autorité publique a porté une atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale justifiant une mesure d'urgence. **Textes appliqués** : Les articles L. 521-2 (conditions du référé-liberté) et L. 522-3 (rejet d'une demande ne présentant pas le caractère d'urgence requis) du code de justice administrative.