Jurisprudence administrative
384 075 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
384 075
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2601180
Le Tribunal administratif de Rennes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté préfectoral de recouvrement d'une astreinte. Le juge administratif s'estime incompétent, considérant que la décision contestée, prise sur le fondement des articles L. 480-7 et L. 480-8 du code de l'urbanisme, constitue une mesure d'exécution directe d'un jugement pénal. La requête est donc rejetée comme ne relevant pas de la compétence de la juridiction administrative, sur le fondement de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507489
Le Tribunal administratif de Rennes, statuant par ordonnance, a rejeté comme manifestement irrecevable le recours en excès de pouvoir formé contre un permis d'aménager. Le juge a estimé que les requérants, résidant à plus d'un kilomètre du projet, ne justifiaient pas d'un intérêt à agir, l'aménagement n'étant pas de nature à affecter directement leurs biens. La décision s'appuie sur les conditions de recevabilité posées par l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme et applique la procédure de rejet par ordonnance prévue à l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LE ROY GOURVENNEC PRIEUR
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2506081
Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir. Il donne acte du désistement pur et simple des sociétés requérantes concernant l'annulation de deux arrêtés d'urbanisme. Le tribunal rejette leur demande d'allocation d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, estimant qu'il n'y a pas lieu d'y faire droit dans les circonstances de l'espèce.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS LEXCAP
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2306406
Le Tribunal administratif de Rennes statue par ordonnance sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation d'un permis d'aménager. Le tribunal donne acte du désistement pur et simple des requérants, rendant sans objet leur demande d'annulation. Il rejette par ailleurs toutes les conclusions présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, qui concernaient la condamnation aux dépens, en application de l'article R. 222-1 du même code.
Avocat : CABINET D'AVOCATS COUDRAY
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602694
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la demande de suspension des retenues sur salaire et de mesures provisoires présentée par une ancienne agent communal. Le juge estime que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-2 du code de justice administrative pour la sauvegarde d'une liberté fondamentale, n'est pas établie, la requérante ne démontrant pas une atteinte grave et immédiate à ses conditions d'existence. La demande d'allocation de provision et d'injonctions diverses est donc écartée.
Avocat : LATAPIE
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602366
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, rejette la requête d'un demandeur sollicitant une injonction pour le traitement rapide de sa demande de RSA. Le juge estime que les conditions de l'article L. 521-2 du code de justice administrative ne sont pas remplies, notamment l'existence d'une urgence justifiant une intervention à très brève échéance pour sauvegarder une liberté fondamentale. Il rejette également les conclusions indemnitaires et à fin d'annulation, qui ne relèvent pas de la compétence du juge des référés, en application des articles L. 511-1 et L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601620
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la requête de la SCI Agir qui demandait la suspension d'une décision préfectorale implicite de rejet. Le juge a estimé que la condition d'urgence, exigée par l'article L. 521-1 du code de justice administrative, n'était pas remplie, car les griefs invoqués se rattachaient à d'autres décisions distinctes et aucun élément probant sur la situation financière de la requérante n'était produit. En conséquence, la demande a été rejetée sans examen du sérieux des moyens au fond, en application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601562
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision préfectorale ayant retiré le permis de conduire du requérant pour cinq mois. Le juge a estimé, sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative, qu'aucun des moyens soulevés (défaut de motivation, incompétence, erreur d'appréciation) ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée. Par conséquent, sans même examiner la condition d'urgence, la requête a été jugée mal fondée.
Avocat : BISCARRAT
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601446
Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant en référé, a rejeté la demande de M. B... visant à obtenir la communication de documents relatifs à la cessation de son RSA. Le juge a estimé que le requérant n'avait pas démontré le caractère d'urgence nécessaire pour obtenir une mesure sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative. En l'absence d'urgence, la requête a été rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2601408
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral de suspension du permis de conduire. Le juge estime que le requérant, un chauffeur routier, ne démontre pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la mesure, malgré l'allégation de conséquences graves pour sa vie professionnelle. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la route relatives à la suspension administrative du permis pour conduite en état d'alcoolémie.
Avocat : GUYON
Tribunal Administratif de Nîmes — N° TA30-2600005
Le Tribunal administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement des requérants qui avaient contesté leur taxe d'habitation. La juridiction a constaté que les requérants, invités à confirmer le maintien de leur recours après un dégrèvement total accordé par l'administration, n'ont pas répondu dans le délai imparti. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 612-5-1 du code de justice administrative, qui prévoient qu'un défaut de réponse à une telle invitation vaut désistement.
Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2601123
Le Tribunal Administratif de Dijon, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. A... B... comme manifestement irrecevable. Les conclusions visant à annuler le refus de diplôme par validation des acquis de l'expérience (délibération du 21 février 2024) sont tardives, le recours ayant été introduit près de deux ans après la connaissance de la décision, au-delà du délai raisonnable d'un an posé par le principe de sécurité juridique. Les conclusions indemnitaires sont également irrecevables, car le requérant n'a pas préalablement soumis sa demande de dommages-intérêts à l'administration, comme l'exige l'article R. 421-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503945
Le Tribunal Administratif de Caen, statuant en référé, rejette la demande de M. B... visant à enjoindre au préfet et à la DRAC Normandie d'intervenir pour la sauvegarde de l'Abbaye Blanche, monument historique. Le juge estime que l'administration a, par courriers des 31 octobre et 2 décembre 2025, répondu au requérant en l'invitant à constituer un dossier d'avant-projet complet avec son architecte, et que l'absence de mesures immédiates ne caractérise pas une carence fautive justifiant une injonction en urgence. La décision est rendue sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le juge considérant que les conditions d'urgence et d'utilité d'une mesure provisoire ne sont pas réunies.
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2503843
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé, a été saisi par un ressortissant étranger confronté à un blocage de son compte ANEF l'empêchant de renouveler son titre de séjour. Le juge lui a accordé l'aide juridictionnelle provisoire et, constatant le désistement du requérant suite à la délivrance d'un récépissé par la préfecture, a donné acte de ce désistement. Il a également mis à la charge de l'État une somme au titre des frais exposés, en application de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : WAHAB
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605769
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 CJA), rejette la demande d'un ressortissant marocain visant à enjoindre au préfet de délivrer un récépissé de renouvellement de carte de séjour. Le juge estime que le requérant ne démontre pas l'extrême urgence nécessaire, sa situation (suspension de contrat de travail datant de plus de quinze jours, risque de licenciement) ne justifiant pas une intervention dans le délai de quarante-huit heures prévu par la procédure. La demande est donc rejetée comme ne satisfaisant pas à la condition d'urgence.
Avocat : MORA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2605595
**Sujet principal** : Demande d'injonction en référé pour obtenir la délivrance d'un récépissé autorisant le travail dans le cadre d'une demande de renouvellement de titre de séjour. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Marseille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la requête. Il estime que le silence gardé par la préfecture pendant quatre mois sur la demande de renouvellement a fait naître une décision implicite de rejet avant même le dépôt de la requête. Or, le juge des référés ne peut, sur le fondement de l'article L. 521-3 du Code de justice administrative, ordonner une mesure qui ferait obstacle à l'exécution de cette décision administrative. **Textes appliqués** : Articles L. 521-3 du Code de justice administrative (CJA), et R. 431-3, R. 431-12, R. 432-1 et R. 432-2 du Code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA).
Avocat : NGOMA
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2601411
Le Tribunal administratif de Marseille rejette la requête d'un fonctionnaire contestant le refus de lui accorder un forfait de promotion de grade après un reclassement. Le juge estime que la demande, fondée sur une simple déception liée à l'évolution salariale, ne présente aucun moyen juridique utile et sérieux. La requête est donc rejetée par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet d'écarter les moyens manifestement infondés.
Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2501678
Le Tribunal administratif de La Réunion, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un lieutenant-colonel de sapeurs-pompiers demandant l'annulation du refus implicite du SDIS de rembourser ses billets d'avion achetés pour une formation. Le tribunal estime que le requérant n'a pas utilement contesté la décision, ses moyens n'étant pas assortis des précisions nécessaires pour en apprécier le bien-fondé. La juridiction applique l'article R. 222-1, 7° du code de justice administrative pour rejeter la requête sans examiner les autres fins de non-recevoir.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2507486
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a été saisi par une requérante reconnue prioritaire et devant être logée d'urgence par la commission de médiation. Constatant qu'aucune offre de logement adaptée (T4 avec ascenseur) ne lui avait été faite dans le délai légal de six mois, le tribunal a enjoint au préfet des Alpes-Maritimes de procéder à son relogement. Cette injonction, assortie d'une astreinte, est fondée sur les articles L. 441-2-3-1 du code de la construction et de l'habitation et R. 778-1 du code de justice administrative, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable (DALO).
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2419305
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requête introduite par la société Serience soins de suite et de réadaptation. Cette requête contestait initialement la fixation par l'ARS de Normandie de sa dotation de financement pour 2023. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater un tel désistement, mettant ainsi un terme à l'instance sans examen du fond.
Avocat : MUSSET & ASSOCIES