Jurisprudence administrative
369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
369 339
Décisions totales
384 309
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309121
**Sujet principal** : Recours contre le rejet d'une demande de naturalisation pour défaut de résidence stable en France. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Nantes (formation de jugement). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la requête. Il considère que la décision expresse du ministre de l'Intérieur du 30 juin 2023, qui s'est substituée à la décision préfectorale initiale, est légale. L'administration a pu légalement rejeter la demande en estimant que la requérante n'avait pas établi avoir fixé durablement le centre de ses intérêts familiaux et matériels en France, notamment au regard de la résidence de son conjoint à l'étranger. **Textes appliqués** : Articles 21-15, 21-16 et 27 du code civil ; articles 45 et 48 du décret n°93-1362 du 30 décembre 1993.
Avocat : DUPRAZ SYLVIE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309210
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre l'ajournement d'une demande de naturalisation. Le juge estime que le moyen tiré du défaut de motivation de la décision implicite de rejet du ministre est irrecevable, la requérante n'ayant pas établi avoir sollicité cette motivation. Il considère ensuite que le ministre n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en confirmant l'ajournement, cette appréciation d'opportunité étant fondée sur des manquements fiscaux établis (déclarations erronées d'enfants à charge et omission partielle de revenus). Les textes appliqués sont principalement l'article 21-15 du code civil et l'article 48 du décret du 30 décembre 1993.
Avocat : ZOLEKO TSANE
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309318
Le Tribunal Administratif de Nantes rejette la requête de Mme G... A... D... visant à annuler la décision ministérielle ajournant sa demande de naturalisation. La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de la signataire, au défaut de motivation et à l'erreur manifeste d'appréciation. Elle fonde sa décision sur les articles 21-15 du code civil et 45 et 48 du décret n° 93-1362 du 30 décembre 1993, ainsi que sur les textes relatifs aux délégations de signature.
Avocat : POUX-BLANCHARD
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2309834
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme A... B... visant à annuler l'ajournement de sa demande de naturalisation. Le juge a écarté les moyens soulevés, estimant que la décision implicite de rejet du ministre de l'intérieur n'était pas insuffisamment motivée en l'absence de demande de communication des motifs, que le principe du contradictoire n'avait pas été méconnu, et que l'appréciation du ministre sur l'insuffisante assimilation de la requérante, fondée sur l'entretien, relevait de son pouvoir discrétionnaire. La décision s'appuie principalement sur les articles du code civil relatifs à la naturalisation et à la motivation des décisions.
Avocat : RUFFEL
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2316986
Le Tribunal Administratif de Nantes a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler la décision du préfet de Maine-et-Loire déclarant irrecevable sa demande de titre de séjour pour raisons de santé. La juridiction a jugé que la décision préfectorale, fondée sur les articles L. 431-2 et D. 431-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était suffisamment motivée et procédait d'un examen complet de la situation de la requérante. Elle a considéré que la demande, formulée après le rejet de sa demande d'asile, était tardive au regard du délai prévu pour solliciter un titre de séjour sur un autre fondement, et qu'aucune circonstance nouvelle, notamment de santé, ne justifiait de déroger à cette irrecevabilité.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503247
Le Tribunal Administratif de Nantes a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant à une requérante de quitter le territoire français et fixant son pays de destination. Le tribunal a constaté qu'une décision ultérieure de la Cour nationale du droit d'asile, reconnaissant à la requérante la qualité de réfugiée, avait implicitement abrogé l'arrêté contesté. Par conséquent, il a jugé qu'il n'y avait plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction, et a rejeté la demande d'allocation de frais.
Avocat : ROULLEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2503522
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté la requête en excès de pouvoir de la demanderesse, qui contestait un arrêté préfectoral lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal a jugé que la décision était suffisamment motivée et ne méconnaissait pas l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, considérant que les liens familiaux et personnels de l'intéressée en France n'étaient pas suffisamment stables pour s'opposer à son éloignement. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SMATI
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2602861
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en formation spéciale pour les étrangers, rejette la requête de M. B... visant à annuler la prolongation de son interdiction de retour en France. Le tribunal estime que l'arrêté préfectoral contesté est suffisamment motivé et a été pris en application des articles L. 612-10 et L. 612-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par ailleurs, les conclusions concernant l'annulation de l'assignation à résidence sont renvoyées à une formation collégiale du tribunal, car elles ne relèvent pas de la procédure à juge unique.
Avocat : BEARNAIS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604322
Le Tribunal administratif de Nantes rejette la demande de suspension et d'injonction formée par la société Semperstyl Technologies contre une décision de l'ADEME mettant fin au financement d'un projet photovoltaïque. Le juge des référés estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, la société ne démontrant pas de difficultés financières imminentes et insurmontables liées à cette décision. Il relève également l'absence de doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée, qui s'appuie sur le non-respect par la requérante des engagements et jalons contractuels prévus par la convention de financement.
Avocat : CENTAURE AVOCATS
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604413
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande de suspension d'un refus de visa de regroupement familial. Le juge a estimé que le moyen tiré de l'insuffisance de motivation de la décision consulaire était de nature à créer un doute sérieux sur sa légalité, mais a considéré que la condition d'urgence n'était pas établie en l'espèce. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : LOISEAU
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604581
Le Tribunal Administratif de Nantes a statué sur une demande de référé-suspension et d'injonction présentée par un fonctionnaire territorial contre des décisions de son employeur communal. Le juge a rejeté la demande de suspension de l'arrêté de mise en disponibilité d'office pour raison de santé, estimant que le requérant ne justifiait pas d'un doute sérieux sur sa légalité. En revanche, il a ordonné à la commune de rétablir le versement du demi-traitement dû, considérant l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de son interruption et une situation d'urgence. Les décisions sont fondées sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et les dispositions du code général de la fonction publique relatives au reclassement et à la disponibilité.
Avocat : ERNST & YOUNG NANTES
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604683
Le Tribunal Administratif de Nantes constate un non-lieu à statuer sur une demande de référé-suspension visant un arrêté municipal d'opposition à l'installation d'un pylône de téléphonie mobile. La juridiction relève que la commune a retiré l'arrêté contesté et a délivré une décision de non-opposition, rendant la requête sans objet. La procédure est donc close sans examen du fond, sur le fondement des articles L. 521-1 et suivants du code de justice administrative.
Avocat : CABINET GENTILHOMME
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604770
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté une demande de suspension en urgence (référé-suspension) visant des refus de visa de long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la situation familiale et les risques allégués pour les enfants, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des refus n'était établi. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 et L. 521-2 du code de justice administrative, ainsi que sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : SACHOT
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604772
Le Tribunal Administratif de Nantes, statuant en référé-suspension, a rejeté la demande visant à suspendre le rejet implicite de recours contre des refus de visa pour réunification familiale. Le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés par les requérants (incluant l'erreur de droit, l'erreur d'appréciation et la méconnaissance des articles 8 de la CEDH et 3§1 de la CIDE) n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La demande a donc été rejetée sans qu'il soit nécessaire d'examiner la condition d'urgence, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : POLLONO
Tribunal Administratif de Nantes — N° TA44-2604945
Le Tribunal administratif de Nantes a rejeté une demande de référé-suspension visant à contester le refus de visa long séjour au titre de la réunification familiale. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas caractérisée, malgré la séparation familiale, et qu'aucun doute sérieux sur la légalité des décisions consulaires n'était établi. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, ainsi que sur la convention européenne des droits de l'homme.
Avocat : DANET
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2403221
Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet implicite de sa demande de restitution de points sur son permis de conduire. Le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, considérant que la décision récapitulative (48SI) lui avait été régulièrement notifiée le 20 novembre 2021, bien avant son recours gracieux de mai 2024. La solution s'appuie sur les articles R. 421-1 et R. 421-5 du code de justice administrative relatifs aux délais de recours.
Avocat : SELARL DEHAN SCHINAZI
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2404481
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé une décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. Le juge a retenu un défaut de motivation, l'administration n'ayant pas répondu à la demande de communication des motifs formulée par la requérante dans les délais, en violation de l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. Le préfet est enjoint de réexaminer la demande dans un délai de deux mois.
Avocat : NGAMAKITA
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501013
Le Tribunal Administratif d'Orléans a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour étudiant à un ressortissant tchadien et les mesures d'éloignement associées. La juridiction a jugé que le préfet avait méconnu l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers en estimant, à tort, que le requérant ne poursuivait pas des études réelles et sérieuses, celui-ci étant autorisé à redoubler sa deuxième année de BTS. Le tribunal a enjoint au préfet de réexaminer la demande de titre de séjour.
Avocat : SELARL ETHIS
Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501484
Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de M. C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le refus ne portait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale, au regard des articles L. 423-23 du CESEDA et 8 de la CEDH, et que l'intérêt supérieur des enfants n'était pas méconnu. Elle a également écarté les moyens fondés sur la Convention internationale des droits de l'enfant, considérant que la cellule familiale pouvait se reconstituer en Angola.
Avocat : SELARL EQUATION AVOCATS
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2601006
Le Tribunal Administratif de Nancy a rejeté la requête de M. B..., un ressortissant géorgien, qui contestait son assignation à résidence dans les Vosges. Le tribunal a jugé que le préfet n'avait commis ni défaut d'examen de la situation personnelle, ni erreur de fait concernant la remise des documents d'identité, et que la mesure ne méconnaissait pas le droit au respect de la vie familiale garanti par l'article 8 de la CEDH. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (articles L. 731-1, L. 732-3 et L. 733-4) autorisant cette mesure coercitive.
Avocat : CHOFFE