Jurisprudence administrative
96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
96 978
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401152
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions lui notifiant un indu de RSA (4 908,83 €) et de prime d'activité (268,79 €), ainsi qu'une amende administrative de 180 €. Le tribunal a constaté que la requérante avait omis de déclarer ses revenus d'activité non salariée et d'autres ressources, ce qui a entraîné un versement indu des prestations. La décision s'appuie sur les articles L. 262-46, L. 262-2, L. 262-3 et R. 262-37 du code de l'action sociale et des familles, qui régissent le droit au RSA, l'obligation de déclaration des ressources et les conditions de récupération des paiements indus.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401154
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler une contrainte pour recouvrement d'un indu de prime d'activité et le refus implicite de remise gracieuse. Le tribunal a jugé la requête irrecevable car la requérante n'avait pas exercé au préalable le recours administratif obligatoire devant la commission de recours amiable, comme l'exige l'article L. 845-2 du code de la sécurité sociale. La juridiction a appliqué les dispositions du code de la sécurité sociale relatives à la prime d'activité et à son recouvrement.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401222
Le Tribunal Administratif de Montpellier rejette la requête de Mme A... visant à annuler la décision du président du conseil départemental de l'Hérault rejetant son recours contre un indu de RSA. La juridiction accueille l'exception d'autorité de la chose jugée, invoquée par le département, car un jugement antérieur du 11 septembre 2025 du même tribunal, devenu définitif, avait déjà rejeté une demande identique concernant la même décision. La solution s'appuie sur les principes généraux de procédure contenus dans le code de justice administrative.
Avocat : SELARL VPNG AVOCATS
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401278
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. A... qui contestait la décision du département de l'Hérault lui réclamant un indu de revenu de solidarité active (RSA). Le juge a constaté que le recours administratif préalable de l'intéressé avait été formé hors délai, entraînant sa forclusion. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'action sociale et des familles relatives à la récupération des indus de RSA et sur le pouvoir du juge du plein contentieux d'apprécier le bien-fondé de telles décisions de récupération.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401328
Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler les décisions établissant et refusant la remise gracieuse de plusieurs indus de prestations sociales (RSA, APL, prime d'activité). Le tribunal a estimé que les décisions contestées étaient légales, relevant que la récupération des indus était justifiée et que les conditions légales pour une remise gracieuse totale, notamment la bonne foi ou la situation de précarité au sens de l'article L. 262-46 du code de l'action sociale et des familles, n'étaient pas établies. La demande d'indemnisation pour préjudice a également été rejetée.
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2401338
Le Tribunal Administratif de Montpellier a statué sur un recours en plein contentieux visant le refus de remise gracieuse d'indus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. Le tribunal, exerçant son pouvoir de substitution, a examiné si la situation de précarité financière et la bonne foi du requérant justifiaient une remise. En l'espèce, il a rejeté la demande, considérant que les conditions légales prévues par les articles L. 553-2 du code de la sécurité sociale et L. 825-3 du code de la construction et de l'habitation n'étaient pas remplies pour accorder cette mesure gracieuse.
Avocat : VICTOR AVOCAT
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2507628
Le Tribunal Administratif de Montpellier, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale concernant la prise en charge de la requérante par le centre hospitalier de Perpignan, estimant cette mesure utile au vu de l'aggravation de son état de santé. La juridiction a également admis l'intervention de la CPAM de Haute-Garonne et étendu l'expertise au contradictoire du centre hospitalier de Gironne (Espagne), jugeant sa participation nécessaire. La demande d'allocation d'une somme d'argent sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative a été rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 532-1 du même code.
Avocat : FABIEN LARGE-JAEGER
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2201357
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette la demande d'indemnisation de M. B... pour les préjudices liés à la délivrance d'un permis de construire une station de méthanisation. La juridiction estime que le permis, attaqué en vain par le requérant, est désormais périmé en application de l'article R. 424-17 du code de l'urbanisme, les travaux n'ayant pas été entrepris dans le délai légal. Par conséquent, le préjudice allégué n'est pas établi et le lien de causalité avec l'acte administratif fait défaut.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2303569
**Sujet principal** : Recours en annulation et indemnisation relatif à une procédure de déclaration au titre de la "loi sur l'eau" pour un projet d'aménagement. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Rennes (3ème Chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a rejeté la requête de la société Nevez et de M. D... F... Il a jugé que les décisions attaquées (demandes de pièces complémentaires et opposition tacite) étaient légales et que les demandes d'injonction et d'indemnisation étaient infondées. **Textes appliqués** : Les dispositions du code de l'environnement relatives à la police de l'eau (notamment articles R. 214-1, R. 214-32 et R. 412-36) et du code de l'urbanisme ont été examinées. Le tribunal a estimé que l'administration avait correctement appliqué la réglementation sur l'eau et les zones humides.
Avocat : SELARL MATHIEU DEBROISE
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2305254
La décision concerne un recours contre le basculement d'une demande d'enregistrement vers une procédure d'autorisation pour l'extension d'une unité de méthanisation. Le Tribunal Administratif de Rennes a rejeté la requête de la SARL Bio 2G, jugeant régulier l'arrêté préfectoral du 18 avril 2023. La juridiction a notamment considéré que le délai de notification n'était pas prescrit et que les motifs du préfet, fondés sur l'article L. 512-7-2 du code de l'environnement, justifiaient légalement le changement de régime.
Avocat : BARBIER
Tribunal Administratif de Rennes — N° TA35-2507467
Le Tribunal Administratif de Rennes rejette une demande de provision en référé formulée par un veuf contestant le calcul de sa pension de réversion. Le requérant soutenait que le montant, calculé au prorata des années de mariage en raison de l'existence d'un autre bénéficiaire (un ex-époux pacsé), était erroné et qu'il devait percevoir l'intégralité des 50% de la pension de la défunte. Le juge estime que l'existence de l'obligation de verser la totalité de la pension est sérieusement contestable, car le droit à pension de l'ex-époux n'est pas éteint mais seulement suspendu par son PACS, conformément aux articles L. 38, L. 44 et L. 46 du code des pensions civiles et militaires de retraite.
Avocat : SOCIETE D'AVOCATS PEQUIGNOT
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2400965
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la requête de Mme B... visant à obtenir la remise totale d'un indu de prime d'activité et la remise complémentaire d'un indu d'aide personnalisée au logement. La juridiction a jugé que la bonne foi de la requérante ne pouvait être retenue, l'indu ayant pour origine son omission de déclarer son mariage, et qu'elle n'avait pas établi la précarité de sa situation financière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale (article L. 845-3) et du code de la construction et de l'habitation relatives aux conditions d'octroi des remises de dette.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2404159
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande de M. A... B... visant à annuler le refus de lui délivrer une carte mobilité inclusion portant la mention « stationnement ». Le juge a estimé que le requérant ne démontrait pas remplir les critères légaux stricts, définis par l'arrêté du 3 janvier 2017, pour justifier d'une réduction importante et durable de sa capacité de déplacement à pied. La décision s'appuie sur les articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles.
Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2406429
Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a rejeté la demande d'annulation du refus de délivrer une carte mobilité inclusion avec la mention « stationnement ». Le juge a estimé que l'état de santé du requérant ne remplissait pas les critères stricts de l'arrêté du 3 janvier 2017, pris en application des articles L. 241-3 et R. 241-12-1 du code de l'action sociale et des familles, nécessaires pour justifier une réduction importante et durable de la mobilité pédestre.
Tribunal Administratif de Nice — N° TA06-2601237
Le Tribunal Administratif de Nice, statuant en référé, a ordonné au préfet des Alpes-Maritimes de délivrer un récépissé de demande de titre de séjour avec autorisation de travail à un ressortissant étranger, dans un délai de huit jours. Le juge a estimé que l'administration avait manqué à son obligation légale de délivrer ce récépissé malgré un dossier complet, créant ainsi une situation d'urgence justifiée par la privation de revenus du requérant. La décision s'appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 431-12 et R. 431-15 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
Avocat : BESSIS-OSTY
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2400485
Le Tribunal Administratif de la Guyane a été saisi d'une demande d'indemnisation pour préjudice moral lié aux conditions de détention au centre pénitentiaire de Rémire-Montjoly. L'État, défendeur, est réputé avoir acquiescé aux faits allégués par le requérant, M. A..., en raison de son absence de mémoire en réponse à une mise en demeure, conformément à l'article R. 612-6 du code de justice administrative. La juridiction examinera donc la demande d'indemnisation de 3 000 euros au fond, sur la base des allégations portant sur la surpopulation, l'hygiène, l'alimentation et le respect de la dignité, invoquant notamment la Convention européenne des droits de l'homme et le code pénitentiaire.
Avocat : DENIS
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2401663
**Sujet principal** : Recours en décharge de cotisations de taxe d’habitation pour les années 2016 à 2021. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (formation de juge unique). **Solution retenue** : Le tribunal rejette la demande concernant l’année 2016, estimant que le requérant n’apporte pas la preuve qu’il n’occupait plus le logement au 1er janvier 2016. Pour les années 2017 à 2021, il constate qu’il n’y a plus lieu à statuer, un dégrèvement total ayant déjà été accordé par l’administration postérieurement à l’introduction de la requête. **Textes appliqués** : Articles 1407, 1408 et 1415 du code général des impôts (régime de la taxe d’habitation).
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2500341
**Sujet principal** : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par une commission de médiation. **Juridiction** : Tribunal Administratif de la Guyane (statuant en juge unique). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme irrecevable pour tardiveté. Le recours a été introduit après l'expiration du délai légal de quatre mois suivant le délai d'attente de six mois après la décision de la commission. **Textes appliqués** : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, et articles R. 778-1 et R. 778-2 du code de justice administrative, fixant les délais stricts pour agir.
Tribunal Administratif de la Guyane — N° TA106-2502177
Sujet principal : Demande d'injonction au préfet de proposer un logement adapté à une personne reconnue prioritaire et urgente par la commission de médiation. Juridiction : Tribunal Administratif de la Guyane, statuant en juge unique. Solution retenue : Le tribunal fait droit à la requête et enjoint au préfet de la Guyane de proposer à la requérante un logement correspondant à ses besoins et capacités, tel que défini par la commission de médiation. Textes appliqués : Articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, imposant à l'État une obligation de résultat de logement dans un délai déterminé après une décision de priorité et d'urgence.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2602032
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté une demande d'expertise concernant la dangerosité présumée de l'avenue Jean Graille à La Ciotat. Le juge a estimé que la mesure n'était pas utile, les requérants disposant déjà d'un constat d'huissier et la commune ayant engagé une étude technique sur la sécurisation de la voie. La décision s'appuie sur l'article R. 532-1 du code de justice administrative, qui conditionne l'ordonnance d'une expertise à son utilité pour un litige principal.
Avocat : SELARL PHELIP & ASSOCIES