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AccueilJurisprudence administrativeN° 508228

Conseil d'État — Décision N° 508228

mercredi 18 mars 2026

JuridictionConseil d'État
SectionSection du Contentieux
N° Dossier508228
ECLIECLI:FR:CECHS:2026:508228.20260318
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
Formation10ème chambre jugeant seule
Avocat requérantSCP ROCHETEAU, UZAN-SARANO & GOULET

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

M. B... A... a demandé à la Cour nationale du droit d’asile d’annuler la décision du 28 novembre 2024 par laquelle le directeur général de l’Office français de protection des réfugiés et des apatrides (OFPRA) a refusé de lui reconnaître la qualité de réfugié ou de lui accorder le bénéfice de la protection subsidiaire. Par une décision n° 24056314 du 15 juillet 2025, la Cour nationale du droit d’asile a rejeté sa demande.

Par un pourvoi sommaire et un mémoire complémentaire, enregistrés les 12 septembre et 11 décembre 2025 au secrétariat du contentieux du Conseil d’Etat, M. A... demande au Conseil d’Etat :

1°) d’annuler cette décision ;

2°) réglant l’affaire au fond, de faire droit à sa demande ;

3°) de mettre à la charge de l’OFPRA la somme de 3 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.




Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- la convention de Genève du 28 juillet 1951 et le protocole signé à New York le 31 janvier 1967, relatifs au statut des réfugiés ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code de justice administrative ;



Après avoir entendu en séance publique :

- le rapport de M. Emmanuel Weicheldinger, maître des requêtes en service extraordinaire,

- les conclusions de M. Frédéric Puigserver, rapporteur public ;

La parole ayant été donnée, après les conclusions, à la SCP Rocheteau, Uzan-Sarano & Goulet, avocat de M. A... ;





Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 822-1 du code de justice administrative : « Le pourvoi en cassation devant le Conseil d’Etat fait l’objet d’une procédure préalable d’admission. L’admission est refusée par décision juridictionnelle si le pourvoi est irrecevable ou n’est fondé sur aucun moyen sérieux ».

2. Pour demander l’annulation de la décision de la Cour nationale du droit d’asile qu’il attaque, M. A... soutient qu’elle est entachée :
- de dénaturation des pièces du dossier, de méconnaissance de la charge de la preuve et d’erreur de qualification juridique des faits, en ce qu’elle dénie la crédibilité de son récit sans motifs suffisants ;
- d’erreur de droit et d’erreur de qualification juridique des faits, en ce que, pour apprécier la situation de violence en Ukraine, elle segmente son analyse par oblast et en ce que son appréciation de la situation dans l’oblast de Lviv est erronée ;
- d’erreur de droit, d’erreur de qualification juridique des faits et de dénaturation des pièces du dossier en ce qu’elle ne prend pas suffisamment en compte un rapport du Délégué aux droits de l’homme de la Rada Suprême d’Ukraine pour apprécier le risque lié aux conditions de détention en Ukraine.

3. Aucun de ces moyens n’est de nature à permettre l’admission du pourvoi.





D E C I D E :
--------------

Article 1er : Le pourvoi de M. A... n’est pas admis.

Article 2 : La présente décision sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée à l’Office français de protection des réfugiés et apatrides.
Délibéré à l'issue de la séance du 19 février 2026 où siégeaient : Mme Rozen Noguellou, conseillère d'Etat, présidant ; M. Olivier Yeznikian, conseiller d'Etat et M. Emmanuel Weicheldinger, maître des requêtes en service extraordinaire-rapporteur.

Rendu le 18 mars 2026.

La présidente :
Signé : Mme Rozen Noguellou

Le rapporteur :
Signé : M. Emmanuel Weicheldinger

La secrétaire :
Signé : Mme Sylvie Leporcq



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