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Jurisprudence administrative

369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 339

Décisions totales

384 309

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2406960

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre la décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour pour motif de dossier incomplet. Le tribunal constate que la délivrance ultérieure d'une carte de séjour à l'intéressé a rendu le recours sans objet. Il n'y a donc plus lieu de statuer sur l'annulation, mais l'État est condamné à verser 850 euros au requérant au titre des frais exposés.

Avocat : BLAZY

2 avril 2026• 4ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505239

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre les décisions préfectorales de refus de titre de séjour, d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour, concernant un couple de ressortissants algériens. Le tribunal a annulé ces décisions, considérant que le préfet avait méconnu l'article 6-5 de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968 en ne procédant pas à un examen complet et individualisé de la situation des requérants, notamment au regard de leur ancienneté de séjour et de leur intégration familiale. En conséquence, il a enjoint à l'administration de réexaminer leurs demandes de titre de séjour.

Avocat : MISSLIN

2 avril 2026• 4ème chambre
TA21Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Dijon — N° TA21-2501827

Le Tribunal Administratif de Dijon a rejeté la requête de M. C... visant l'annulation du refus de délivrance d'une carte de résident de dix ans. Le juge a estimé que la demande relevait des dispositions spécifiques de l'accord franco-tunisien du 17 mars 1988, et non du droit commun, et que le préfet n'était pas tenu de saisir la commission du titre de séjour dans ce cas. La décision administrative a été jugée conforme aux textes applicables, notamment l'accord bilatéral et le code de l'entrée et du séjour des étrangers.

2 avril 2026• 3ème chambre
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600633

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes de M. E... B... et Mme F... B... visant à annuler des arrêtés préfectoraux de remise aux autorités autrichiennes (procédure Dublin) et d'assignation à résidence. Le juge a estimé que les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du règlement Dublin (n°604/2013) et de l'article L. 572-1 du CESEDA, ainsi que la violation des droits fondamentaux, n'étaient pas fondés. La légalité de l'assignation à résidence, mesure accessoire à la procédure de transfert, a été confirmée par voie de conséquence.

Avocat : DSC AVOCATS TA

2 avril 2026• Reconduite à la frontière
TA25Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2600635

Le Tribunal Administratif de Besançon a rejeté les requêtes visant à annuler les arrêtés préfectoraux ordonnant la remise d'un demandeur d'asile aux autorités autrichiennes et son assignation à résidence. Le tribunal a jugé que la procédure de détermination de l'État responsable (Autriche) était régulière et que l'assignation à résidence, mesure liée, était justifiée. La décision s'appuie sur le règlement Dublin III (n°604/2013) et le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

2 avril 2026• Reconduite à la frontière
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2600697

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme C... visant à enjoindre à la préfète de la Haute-Savoie de lui délivrer une carte de séjour pluriannuelle. Le juge a estimé que la mesure sollicitée, qui présente un caractère définitif, excède la compétence du juge des référés prévue à l'article L. 521-3 du code de justice administrative. La juridiction a ainsi jugé que les conditions légales pour prononcer une telle injonction en urgence n'étaient pas remplies.

2 avril 2026
TA38Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Grenoble — N° TA38-2601885

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension d'une autorisation d'exploitation agricole. Le requérant n'a pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale contestée. La juridiction a appliqué les conditions de l'article L. 521-1 du code de justice administrative sans avoir à examiner celle de l'urgence.

Avocat : LE GULLUDEC

2 avril 2026
TA63Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand — N° TA63-2600907

Le Tribunal Administratif de Clermont-Ferrand a rejeté la requête d'un ressortissant bangladais demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral d'interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté, fondé sur le maintien irrégulier de l'intéressé après l'expiration de son délai de départ volontaire, était légal. Il a notamment estimé que la décision était suffisamment motivée au regard des critères de l'article L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et qu'elle ne méconnaissait pas les dispositions de l'article L. 612-7 du même code. Le tribunal a toutefois accordé l'admission provisoire à l'aide juridictionnelle au requérant.

Avocat : SARHANE

2 avril 2026• Reconduite à la frontière
TA64Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601075

Le Tribunal Administratif de Pau a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de renouvellement de titre de séjour et prononçant une OQTF, une fixation du pays de destination et une interdiction de retour. Le tribunal constate que la préfète a retiré en cours d'instance les décisions de rejet et d'OQTF. Il en déduit que la décision fixant un délai de départ volontaire, qui ne peut exister sans OQTF, est entachée d'illégalité et l'annule. Les textes appliqués sont l'article L. 612-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : HERVET

2 avril 2026• URGENCES ETRANGERS
TA67Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2508809

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a annulé l'arrêté préfectoral du 22 septembre 2025 refusant le renouvellement du titre de séjour de M. A..., ainsi que les mesures d'obligation de quitter le territoire français et d'interdiction de retour. La juridiction a jugé que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en considérant que la présence de l'intéressé constituait une menace pour l'ordre public, sans tenir compte de l'ensemble des circonstances de l'espèce, notamment de son intégration et de sa situation familiale. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : MENGUS

2 avril 2026• Reconduite à la frontière
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2409055

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de M. A..., un ressortissant tunisien, qui demandait l'annulation du refus implicite de délivrance d'un titre de séjour. Le tribunal a jugé que les circonstances invoquées (ancienneté du séjour et scolarisation en France) ne suffisaient pas à établir une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article L. 423-23 du CESEDA, ni à démontrer qu'il remplissait les conditions pour un titre "étudiant" (article L. 422-1 du CESEDA), notamment faute de preuve de moyens d'existence suffisants. La décision administrative n'a donc pas été entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Avocat : DEME

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410128

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision de la préfète du Rhône refusant de fixer un rendez-vous à une ressortissante algérienne pour le dépôt d'une demande de titre de séjour. La juridiction a jugé que ce refus, fondé sur un précédent rejet sans caractère abusif de la nouvelle demande, était illégal, notamment au regard des articles R. 431-3 et R. 431-12 du code de l'entrée et du séjour des étrangers. Elle a enjoint à l'autorité préfectorale de convoquer la requérante dans un délai de quinze jours et a condamné l'Etat à lui verser 600 euros au titre des frais d'instance.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2410833

Le Tribunal Administratif de Lyon a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre le refus implicite de renouvellement d'un titre de séjour d'un ressortissant turc. Le tribunal constate que la préfète a accordé une carte de séjour pluriannuelle en cours d'instance, ce qui prive les conclusions d'annulation et d'injonction de leur objet. Il met néanmoins à la charge de l'État une somme de 1 000 euros au titre des frais d'instance, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Avocat : HASSID

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2411031

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé la décision implicite de refus d'un titre de séjour opposée à un ressortissant marocain, au motif que l'administration n'avait pas communiqué les motifs de son rejet comme l'exige l'article L. 232-4 du code des relations entre le public et l'administration. La juridiction a enjoint à la préfète du Rhône de réexaminer la demande dans un délai de deux mois et de délivrer à l'intéressé une autorisation provisoire de séjour, sans autorisation de travail. La demande d'astreinte et de prise en charge des frais d'instance a été rejetée.

Avocat : RODRIGUES

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509701

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête d'un ressortissant vénézuélien visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que l'arrêté préfectoral était suffisamment motivé et que la mesure d'éloignement, prise après le rejet définitif de sa demande d'asile, ne portait pas une atteinte disproportionnée à sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a appliqué les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment son article L. 611-1.

Avocat : SCP COUDERC ZOUINE

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2509702

Le Tribunal Administratif de Lyon a annulé l'arrêté préfectoral du 13 janvier 2025 rejetant la demande de titre de séjour d'un ressortissant algérien pour raison médicale. Le juge a estimé que le préfet s'était mépris sur l'appréciation de la gravité de l'état de santé du requérant, au regard des stipulations de l'article 6 (7°) de l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968. Par voie de conséquence, les décisions d'obligation de quitter le territoire français et de fixation du pays de renvoi ont également été annulées.

Avocat : LAWSON BODY

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2510485

Le Tribunal Administratif de Lyon a rejeté la requête de Mme D... C... visant à annuler son obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était signé par un secrétaire général dûment habilité et qu'il était suffisamment motivé au regard de la situation de la requérante, dont la demande d'asile avait été définitivement rejetée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (article L. 611-1) et considère que les exigences des conventions protectrices des droits de l'homme et de l'enfant ont été respectées.

Avocat : DACHARY

2 avril 2026• 3ème chambre
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2602258

Le Tribunal Administratif de Lyon a statué sur deux requêtes en excès de pouvoir concernant un demandeur d'asile. Le tribunal a rejeté la demande d'annulation de la décision de l'OFII mettant fin aux conditions matérielles d'accueil, considérant que cette décision était justifiée par le réexamen de la demande d'asile au titre de l'article L. 551-15 du CESEDA. Il a également rejeté la demande d'annulation de l'arrêté préfectoral ordonnant la remise aux autorités espagnoles, estimant que les conditions du règlement Dublin (UE n°604/2013) étaient remplies et qu'aucune dérogation n'était applicable. Les demandes d'injonction et d'astreinte ont été écartées.

Avocat : CUCHE

2 avril 2026• ELOIGNEMENT
TA69Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603138

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné à la préfète du Rhône de communiquer une date de rendez-vous à une ressortissante algérienne pour déposer sa demande de titre de séjour, dans un délai de quinze jours. Le juge a estimé que les conditions d'urgence et d'utilité de l'article L. 521-3 du code de justice administrative étaient remplies, compte tenu des délais anormaux pour obtenir un rendez-vous malgré des démarches initiées en mai 2023. La juridiction a également condamné l'État à verser 500 euros à la requérante au titre de l'article L. 761-1 du même code, tout en rejetant la demande d'astreinte et celle visant à enjoindre la délivrance immédiate d'un récépissé.

Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES

2 avril 2026
TA75Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2312358

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la requête d'un agent public demandant l'annulation du refus de sa nomination à un poste d'expert juridique. Le tribunal a jugé que cette décision de rejet constituait une simple mesure d'ordre intérieur, car elle ne portait pas atteinte aux droits statutaires, à la rémunération ou aux perspectives de carrière de l'agent. Par conséquent, le recours pour excès de pouvoir a été déclaré irrecevable.

2 avril 2026• 5e Section - 1re Chambre