Jurisprudence administrative
187 182 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
187 182
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401485
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a examiné un recours contre le rejet d'une demande d'annulation d'un indu d'aide personnalisée au logement (APL). Le juge, exerçant son pouvoir de réformation, a constaté que l'erreur de déclaration de ressources de la requérante n'était pas intentionnelle. En application des articles L. 823-1 et R. 822-3 du code de la construction et de l'habitation et de l'article L. 553-2 du code de la sécurité sociale, il a annulé la décision de la CAF et réformé les droits de l'intéressée, annulant ainsi la dette litigieuse.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2401494
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant en plein contentieux, a rejeté les requêtes de Mme B... C... visant à annuler des décisions de la CAF de la Seine-Maritime lui notifiant des indus de prestations sociales (APL, ASF, etc.) et à en obtenir le remboursement. Le tribunal a jugé que la CAF avait légalement constaté une reprise de vie maritale avec M. D..., rendant l'intéressée indue de ces allocations, et que les décisions étaient suffisamment motivées. La solution s'appuie sur les dispositions du code de la sécurité sociale, du code de l'action sociale et des familles, et du code de la construction et de l'habitation.
Avocat : SAGON LOEVENBRUCK LESIEUR LEJEUNE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2308958
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande d'un détenu visant à obtenir une indemnisation pour préjudice moral, estimant que l'administration pénitentiaire n'avait pas commis de faute. Le requérant alléguait une violation du secret médical suite à la mention, dans un rapport de comportement, d'échanges avec un médecin lors d'une visite au quartier d'isolement. Le tribunal a jugé que cette visite, effectuée dans le cadre du suivi réglementaire des détenus isolés, ne constituait pas une consultation médicale confidentielle au sens des articles L. 1110-4 du code de la santé publique et 45 de la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.
Avocat : QUINQUIS
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2502971
Le Tribunal administratif de Melun rejette la requête de M. D... visant à annuler le retrait de points sur son permis de conduire. Le tribunal estime incompétent pour connaître du moyen soulevé, qui conteste l'imputabilité de l'infraction routière, cette question relevant exclusivement du juge pénal. La décision s'appuie sur les articles L. 121-5 du code de la route et 521 du code de procédure pénale, et procède par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2503128
Le Tribunal Administratif de Melun, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'annulation et d'injonction relative au refus de restitution d'un permis de conduire, car le titre a été délivré au requérant postérieurement à son recours, rendant ces conclusions sans objet (article R. 222-1 du code de justice administrative). La demande de condamnation de l'Etat au paiement d'une somme au titre de l'article L. 761-1 du même code est rejetée. Le litige principal portait sur la décision de refus de l'ANTS, devenue sans suite du fait de la délivrance ultérieure du permis.
Avocat : CRECY NICOLAS
Tribunal Administratif de VERSAILLES — N° TA78-2310591
Le Tribunal administratif de Versailles a rejeté la requête de la société Patrimoine et rénovation, qui contestait la résiliation par la commune d'Andrésy de deux marchés de travaux pour non-conformité et défauts d'exécution. La juridiction a jugé que la résiliation était justifiée par des manquements graves du titulaire, notamment l'arrêt des travaux suite à une mise en demeure et une situation de danger grave constatée par l'inspecteur du travail. La décision s'appuie sur les stipulations du Cahier des clauses administratives générales (CCAG) – Travaux de 2009, notamment ses articles relatifs à la résiliation pour faute.
Avocat : MINERVA AVOCAT
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601223
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en juge du DALO, a enjoint au préfet du Var de loger M. B... avant le 1er juillet 2026, assortissant cette injonction d'une astreinte. Cette décision fait suite à une reconnaissance de priorité et d'urgence par la commission de médiation DALO, l'État n'ayant pas proposé de logement adapté dans le délai légal de six mois. Le tribunal a appliqué les articles L. 300-1, L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l’habitation, en excluant l'application du régime général d'astreinte du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2600573
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme B... A... visant à contraindre le préfet du Var à lui attribuer un logement au titre du droit au logement opposable (DALO). La juridiction a constaté que la requête, manifestement irrecevable, ne comportait pas la décision de la commission de médiation DALO reconnaissant la priorité de la requérante, et qu'elle n'avait pas été régularisée malgré une mise en demeure. Le rejet est fondé sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative, permettant le rejet des requêtes irrecevables non régularisées.
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2314694
Le Tribunal Administratif de Montreuil, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de M. et Mme A... visant à obtenir la décharge de leurs impôts sur le revenu pour les années 2016 à 2018 et des pénalités associées. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, notamment concernant des irrégularités de procédure de vérification fiscale, l'insuffisance de motivation des propositions de rectification et la contestation des rehaussements sur une provision pour dépréciation de fonds de commerce, n'étaient pas fondés. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts, du livre des procédures fiscales et du code de justice administrative.
Avocat : GUERMONPREZ-TANNER
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605037
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande de suspension d'un refus de titre de séjour et d'une obligation de quitter le territoire français (OQTF). Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas établie, notamment car la requérante dispose encore d'un titre de séjour valable au moment de sa demande. De plus, il relève que le recours en annulation contre l'OQTF bénéficie déjà d'un effet suspensif de plein droit en vertu de l'article L. 722-7 du CESEDA, rendant irrecevable la demande de suspension sur ce point.
Avocat : HARIR
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605299
**Sujet principal** : Demande en référé-suspension d'un ressortissant algérien contre le refus de titre de séjour, assortie d'une demande d'aide juridictionnelle provisoire. **Juridiction** : Tribunal administratif de Cergy-Pontoise (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés admet le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire. En revanche, il rejette sa demande de suspension de l'exécution de la décision préfectorale, estimant que la condition d'urgence n'est pas établie. **Textes appliqués** : Article L. 521-1 du code de justice administrative (conditions du référé-suspension) et article 20 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique (admission provisoire).
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605330
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du CJA), a rejeté la demande de M. B... visant à suspendre la clôture de son dossier de renouvellement de carte de résident pour incomplétude. Le juge a estimé qu'une telle décision de clôture, qui ne statue pas sur le fond du droit au séjour mais constate un dossier incomplet, ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours en suspension d'urgence. La solution s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment l'article R. 431-15-1, qui distingue le régime de l'attestation de prolongation d'instruction (dossier complet) de la clôture pour défaut de pièces.
Avocat : CHAIB HIDOUCI
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2605342
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-suspension (article L. 521-1 du code de justice administrative), a admis un ressortissant algérien au bénéfice de l'aide juridictionnelle à titre provisoire et a suspendu l'exécution du refus de titre de séjour qui lui était opposé. Le juge a estimé que l'urgence était caractérisée par la fin imminente de sa prise en charge par l'aide sociale à l'enfance, le plaçant dans une situation de grande précarité. Il a également considéré que les moyens soulevés, notamment ceux fondés sur l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et sur l'article L. 424-11 du code de l'entrée et du séjour des étrangers, étaient de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision préfectorale.
Avocat : DE SEZE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2511018
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise rejette la requête de M. A... comme étant manifestement irrecevable. Le requérant n'a pas joint à son recours la décision prise sur le recours administratif préalable obligatoire, malgré une mise en demeure de régularisation. La juridiction applique les articles R. 222-1 et R. 612-1 du code de justice administrative, ainsi que l'article L. 262-47 du code de l'action sociale et des familles qui impose ce recours préalable.
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2606490
Le Tribunal administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé-liberté (article L. 521-2 du code de justice administrative), a enjoint au préfet des Hauts-de-Seine de délivrer à la requérante un récépissé ou un document de voyage dans un délai de trois jours, sous astreinte. Le juge a estimé que le défaut de renouvellement de son récépissé, malgré sa diligence et face à un voyage imminent, constituait une urgence et portait une atteinte grave et manifestement illégale à sa liberté fondamentale d'aller et de venir. L'État a par ailleurs été condamné à lui verser 1 500 euros au titre des frais exposés dans le litige.
Avocat : SANGUE
Conseil d'État — N° 499606
Avocat : SAS BOULLOCHE, COLIN, STOCLET ET ASSOCIÉS
Conseil d'État — N° 509437
Avocat : SCP BOUTET-HOURDEAUX
Conseil d'État — N° 509324
Avocat : SCP GATINEAU, FATTACCINI, REBEYROL
Conseil d'État — N° 513692
Conseil d'État — N° 508026
Avocat : SARL CABINET BRIARD, BONICHOT ET ASSOCIES