Jurisprudence administrative

96 978 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

96 978

Décisions totales

384 075

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501834

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'une prime d'activité indûment perçue. Le juge a estimé que l'indu provenait d'une omission de déclaration de ses ressources (une pension alimentaire), ce qui constitue une fausse déclaration au sens de l'article L. 845-3 du code de la sécurité sociale. Par conséquent, la situation de précarité invoquée par la requérante ne pouvait justifier une remise de la dette.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501851

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de Mme A... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu d'aide personnelle au logement. Le juge, statuant en plein contentieux, a estimé que la situation de précarité de la requérante n'était pas établie au point de justifier une remise totale ou partielle de la dette restante de 576,48 euros. La décision s'appuie sur les principes gouvernant le contentieux de la remise gracieuse, tels que dégagés par la jurisprudence, et applique les dispositions du code de la construction et de l'habitation et du code de la sécurité sociale.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2501863

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en plein contentieux, a rejeté la demande de Mme B... visant à obtenir la remise gracieuse d'un indu de prime d'activité. Le juge a estimé que la requérante, qui n'avait pas produit d'éléments suffisants sur ses ressources et charges, ne démontrait pas une situation de précarité justifiant une telle remise au regard des circonstances de l'affaire. La décision s'appuie sur les principes applicables au contentieux de la remise gracieuse d'indu, dégagés du code de la sécurité sociale et du code de justice administratif.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502016

Le Tribunal Administratif d'Orléans a rejeté la requête de deux concubins visant à annuler une contrainte de la caisse d'allocations familiales pour répétition d'une prime d'activité indûment perçue. Le tribunal a jugé que le calcul des ressources du foyer, incluant celles des deux concubins, était conforme aux articles L. 842-3 et R. 842-3 du code de la sécurité sociale. Il a également estimé que le droit à l'erreur (articles L. 123-1 et suivants du code des relations entre le public et l'administration) n'était pas applicable, la somme réclamée constituant un remboursement d'indu et non une sanction.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2502260

**Sujet principal** : Demande de remise gracieuse d'indus d'aide personnelle au logement et de prime d'activité. **Juridiction** : Tribunal Administratif d'Orléans (juge unique des référés). **Solution retenue** : Le tribunal rejette les requêtes de Mme B..., estimant que l'instruction ne démontre pas une situation de précarité justifiant la remise gracieuse des sommes indûment perçues. **Textes appliqués** : Le juge exerce son plein contentieux en application des principes généraux du droit administratif relatifs à la remise gracieuse, sans annuler la décision administrative mais en substituant sa propre appréciation sur la précarité et la bonne foi de la requérante.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600165

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a ordonné au centre hospitalier de Vierzon de verser à la société Alterna Energie une provision de 139 941,88 euros. Cette somme correspond à des factures d'électricité impayées au titre d'un marché public, dont l'existence n'était pas sérieusement contestable, notamment en l'absence de mémoire en défense produit par l'hôpital. La décision s'appuie sur l'article R. 541-1 du code de justice administrative et rejette la demande d'injonction sous astreinte, tout en accordant 2 000 euros au titre des frais de procédure.

Avocat : RAYSSAC

18 mars 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600459

Le Tribunal administratif d'Orléans, statuant en référé, a rejeté la demande de provision de M. C... visant le versement de 256,80 euros par le département du Loiret au titre de sa rémunération. Le juge a estimé, en application de l'article R. 541-1 du code de justice administrative, que l'existence des créances pour les heures de remplacement d'août et la retenue sur salaire d'octobre 2025 était sérieusement contestable. Cette contestation s'appuie sur la reconnaissance par le requérant de l'inexistence de la première créance et sur la justification par l'administration de la seconde par une absence injustifiée.

18 mars 2026
TA45Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif d'Orléans — N° TA45-2600858

Le Tribunal Administratif d'Orléans, statuant en urgence, a rejeté la demande d'une requérante visant à enjoindre au préfet de lui attribuer un logement adapté. Le juge a constaté qu'une offre de logement correspondant aux besoins et capacités du foyer (un T4 de 85 m²) avait bien été faite par l'office public de l'habitat, et que les pièces du dossier démontraient que ce logement était compatible avec la situation de handicap de l'enfant. La décision s'appuie sur les articles L. 441-2-3-1 et R. 441-16-1 du code de la construction et de l'habitation, qui imposent à l'État une obligation de résultat en matière de droit au logement opposable, obligation considérée comme remplie en l'espèce.

18 mars 2026• URGENCES -JUGE UNIQUE
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2405598

Le Tribunal administratif de Lille rejette une demande en référé provision formée par des particuliers contre un syndicat intercommunal, pour indemnisation de dégâts causés par une fuite de canalisation. La juridiction retient l'irrecevabilité de la requête, car elle a été présentée hors du délai de deux mois suivant le rejet implicite de la demande préalable par l'administration, en application des articles R. 421-1 et R. 541-1 du code de justice administrative. Elle condamne par ailleurs les requérants à verser une somme au syndicat au titre des frais d'instance.

Avocat : NASSIRI

18 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2601332

**Sujet principal** : Demande en référé pour le versement provisionnel d'une pension de retraite et la régularisation d'une attestation employeur afin de percevoir les allocations chômage sans délai de carence. **Juridiction** : Tribunal Administratif de Lille (formation de référé). **Solution retenue** : Le juge des référés rejette la demande. Il estime que l'urgence n'est pas caractérisée pour la pension, dont le premier versement légal ne peut intervenir qu'à la fin du mois de la radiation (fin février 2026), et qu'il existe une contestation sérieuse sur le droit aux allocations chômage, le requérant étant considéré en situation de perte volontaire d'emploi. **Textes appliqués** : L'article L. 521-3 du code de justice administrative (conditions du référé), l'article L.90 du code des pensions civiles et militaires de retraite (date de paiement), et les articles du code de la défense (R.4123-30, L.4123-7) relatifs à la perte volontaire d'emploi.

18 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602114

Le Tribunal administratif de Lille, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. Le juge a estimé que le requérant, malgré des difficultés de santé, n'établissait pas l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, celle-ci étant fondée sur l'absence de progrès significatifs dans son cursus universitaire. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et de la convention franco-sénégalaise relative à la gestion des flux migratoires.

Avocat : CABINET CENTAURE AVOCATS

18 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602116

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour étudiant. La juridiction estime que l'administration n'a pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant deux années d'échec universitaire, et que la condition d'urgence n'est pas caractérisée. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

Avocat : ZAIRI

18 mars 2026
TA59Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2602146

Le Tribunal Administratif de Lille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une famille occupant sans droit une caravane sur une aire de camping-cars du domaine public communal de Richebourg. Le juge a retenu l'urgence et l'utilité de la mesure, fondées sur l'occupation illégale depuis plusieurs mois et la nécessité de procéder à des travaux de réhabilitation du site. La décision s'appuie sur l'article L. 521-3 du code de justice administrative, après avoir constaté l'absence de contestation sérieuse et pris en compte les démarches de relogement engagées par la commune.

18 mars 2026
TA67Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Strasbourg — N° TA67-2601596

Le Tribunal Administratif de Strasbourg a statué sur une demande de référé-suspension visant le refus d'exonération des droits d'inscription universitaire. Le juge a admis le requérant au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire. En revanche, il a rejeté la demande de suspension, estimant qu'aucun des moyens soulevés ne créait un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, sans examiner les conditions d'urgence et de recevabilité.

Avocat : GAUDRON

18 mars 2026
TA69Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2512372

Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, a ordonné une expertise médicale sur le fondement de l'article R. 532-1 du code de justice administrative. Le juge a estimé utile cette mesure pour déterminer le lien entre l'aggravation de l'état de santé du requérant et la prise encharge hospitalière initiale, rejetant ainsi les arguments du centre hospitalier qui contestait ce lien. La décision précise la mission de l'expert mais laisse à la présidente du tribunal le soin de statuer ultérieurement sur la charge des frais de l'expertise.

Avocat : SELARL VITAL-DURAND ET ASSOCIES

18 mars 2026
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2310614

Le Tribunal administratif de Paris a rejeté la demande de la ville de Marseille, qui réclamait à l'État une indemnité de plus de 41 millions d'euros pour perte de recettes de taxe foncière. La ville soutenait que ce préjudice était dû à l'absence de publication des mutations de propriété suite au transfert de biens de l'État au Grand port maritime de Marseille par la loi du 4 juillet 2008. Le tribunal a jugé que ce transfert gratuit et sans formalité de publicité, prévu par la loi, ne constituait pas une faute de l'État engageant sa responsabilité. La décision s'appuie sur les dispositions de la loi portuaire de 2008 et du code général des impôts.

Avocat : RIGHI

18 mars 2026• 1re Section - 1re Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2406198

Le Tribunal Administratif de Paris a rejeté la demande de la SARL Commerciale Vaneau, qui contestait des rappels de TVA sur des ventes d'alcool à des ambassades. La juridiction a jugé que les dispositions de l'article 151 de la directive 2006/112/CE, bien qu'invocables car non transposées dans les délais, n'étaient pas applicables en l'espèce, la société ne justifiant pas que ses opérations entraient dans le cadre des relations diplomatiques et consulaires visées par la directive. Le tribunal a ainsi confirmé la régularité des impositions contestées.

Avocat : MADEC

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410273

Le Tribunal Administratif de Paris rejette la demande de l'association ADPI visant à obtenir une réduction de cotisations supplémentaires d'impôt sur les sociétés. Le tribunal estime que l'association n'apporte pas la preuve que l'avance en compte courant de 800 000 euros reçue de sa filiale ne constitue pas un revenu distribué imposable, au sens de l'article 111 du code général des impôts. Par conséquent, la requête est intégralement rejetée, y compris la demande de condamnation de l'État aux dépens.

Avocat : CABINET BAULAC ET ASSOCIES (SCP)

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2410602

La société Taiba contestait devant le Tribunal Administratif de Paris la régularité de la procédure de rectification fiscale et le bien-fondé des impositions (TVA, impôt sur les sociétés, amendes) pour les années 2016 à 2018. Le tribunal a rejeté sa requête, considérant que l'administration avait satisfait à ses obligations procédurales de réponse aux observations et d'information sur les documents tiers, et que la créance n'était pas prescrite. La décision s'appuie sur les articles L. 57 et L. 76 B du livre des procédures fiscales et l'article 1759 du code général des impôts.

Avocat : ADDA

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre
TA75Décision• Plein contentieux

Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2411023

**Sujet principal** : La société Biribin conteste devant le Tribunal Administratif de Paris la régularité d'une procédure de vérification de comptabilité et le bien-fondé des redressements fiscaux (TVA et impôt sur les sociétés) qui en ont découlé pour la période 2016-2018. **Juridiction et solution** : Le Tribunal Administratif de Paris, statuant en plein contentieux, rejette la requête de la société. Il estime que la procédure de vérification était régulière et que les moyens soulevés par la société pour obtenir la décharge des impositions supplémentaires ne sont pas fondés. **Textes appliqués** : Le tribunal applique principalement les articles L. 47 et L. 57 du Livre des Procédures Fiscales concernant les mentions obligatoires de l'avis de vérification et les conditions de motivation d'une proposition de rectification.

Avocat : MICHELOT

18 mars 2026• 1re Section - 3e Chambre