Jurisprudence administrative
581 862 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
581 862
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502898
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 février 2025 lui retirant son titre de séjour étudiant. La juridiction a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement exercé son pouvoir de retrait, fondé sur les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après une instruction régulière. Les moyens soulevés, notamment la méconnaissance du principe du contradictoire et l'erreur manifeste d'appréciation, ont été écartés.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2502694
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... visant à annuler l'arrêté municipal refusant de reconnaître l'imputabilité au service de sa maladie. La juridiction a estimé que le signataire de l'arrêté était compétent en vertu d'une délégation et que la composition du conseil médical respectait les dispositions du décret n°87-602 du 30 juillet 1987. La demande d'injonction de réexamen et la condamnation aux dépens ont également été rejetées.
Avocat : EBC AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504420
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'un ressortissant ivoirien demandant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour et de l'obligation de quitter le territoire français. La juridiction a jugé que le renouvellement d'une carte de séjour temporaire délivrée sur le fondement de l'article L. 423-22 du CESEDA n'était pas possible, et que la situation du demandeur devait être examinée au regard de l'article L. 423-23. Elle a également estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en constatant l'absence de pièces justificatives suffisantes sur l'état civil et les ressources du requérant.
Avocat : VEYRIERES
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504201
Le Tribunal administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler le rejet de sa demande de rente viagère d’invalidité. Le tribunal a jugé que les décisions attaquées étaient régulières et suffisamment motivées, et que les conditions légales pour l’attribution d’une telle rente, prévues par l’article L. 28 du code des pensions civiles et militaires de retraite et le décret n° 2003-1306, n’étaient pas remplies en l’espèce. La demande d’indemnité au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative a également été rejetée.
Avocat : LERAT
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2504881
Le Tribunal Administratif de Rouen a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral rejetant une demande de titre de séjour et ordonnant l'éloignement. Le tribunal a annulé la décision de refus de titre de séjour, considérant que le préfet avait commis une erreur manifeste d'appréciation en ne reconnaissant pas l'existence de liens personnels et familiaux suffisants au sens de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Par voie de conséquence, les mesures d'obligation de quitter le territoire et de fixation du pays de renvoi ont également été annulées.
Avocat : MUKENDI NDONKI JOSEPH
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505062
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler l'arrêté préfectoral du 7 février 2025 lui retirant son titre de séjour étudiant. La juridiction a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement exercé son pouvoir de retrait, fondé sur les dispositions de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, après une instruction régulière et contradictoire. Le tribunal a également jugé que les moyens soulevés, notamment le défaut de motivation et l'erreur manifeste d'appréciation, n'étaient pas fondés.
Avocat : EDEN AVOCATS
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2402640
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête d'une adjointe administrative territoriale visant à annuler le refus de son placement en congé de longue maladie. Le tribunal a jugé que la décision de l'employeur, la communauté de communes du pays de Conches, de la placer en disponibilité d'office pour raison de santé était légale, notamment après un avis défavorable du conseil médical supérieur. La juridiction a appliqué les dispositions de l'article L. 822-6 du code général de la fonction publique et du décret du 30 juillet 1987, considérant que les conditions légales pour l'octroi d'un congé de longue maladie n'étaient pas réunies.
Avocat : BARON COSSE ANDRE
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505345
Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le préfet n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en rejetant la demande de régularisation fondée sur l'article L. 435-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), compte tenu notamment du non-respect par l'intéressé d'une précédente obligation de quitter le territoire. Les autres moyens, y compris ceux tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, ont également été écartés.
Avocat : LEPEUC MARIE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2210911
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la demande de M. C... visant à obtenir la décharge de cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu pour les années 2019 et 2020. Le juge a estimé que l'administration fiscale avait à bon droit remis en cause le bénéfice de la prorogation du dispositif fiscal (B...), car le contribuable ne remplissait pas les conditions légales requises. La décision s'appuie sur les dispositions du code général des impôts et du livre des procédures fiscales, notamment les articles L. 80 A et L. 80 B, en jugeant que les conditions pour une prise de position formelle engageant l'administration n'étaient pas réunies.
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2211506
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté les requêtes d'un professeur contestant son interdiction d'accès à son collège et sa suspension disciplinaire. Concernant l'interdiction d'accès, le tribunal a jugé le recours irrecevable pour tardiveté, le délai de deux mois n'ayant pas été respecté. Concernant la suspension de quatre mois, il a considéré que la demande était devenue sans objet suite à la réintégration de l'agent. Les décisions ont été prises sur le fondement du code de l'éducation et du code de justice administrative.
Avocat : CABINET CASSEL
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2207289
Le Tribunal administratif de Melun a rejeté la demande de la société Kollé visant à obtenir le paiement d'un solde de facture et des dommages-intérêts de la commune de Thiais. La juridiction a considéré que la lame de déneigement installée présentait un défaut de conformité la rendant inutilisable, justifiant ainsi la réfaction du prix opérée par la commune. Le litige portait sur l'exécution d'un marché public et la société Kollé n'a pas rapporté la preuve de l'exécution conforme de sa prestation.
Avocat : BERDAH
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2404041
Le Tribunal Administratif de Melun a rejeté la requête de M. A... B..., un ressortissant malien, qui contestait l'arrêté préfectoral du 5 février 2024 refusant la délivrance d'un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. La juridiction a estimé que le préfet de Seine-et-Marne n'avait pas commis d'erreur manifeste d'appréciation en refusant l'admission exceptionnelle au séjour au titre de l'article L. 435-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, et que ce refus ne portait pas une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Les décisions d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et de fixation du pays de destination ont été jugées légales en conséquence.
Avocat : LONCLE
Tribunal Administratif de MELUN — N° TA77-2401256
Le Tribunal Administratif de Melun a examiné un recours en excès de pouvoir contre un arrêté préfectoral ordonnant la remise d'un ressortissant brésilien aux autorités portugaises et une interdiction du territoire français. Le tribunal a annulé l'arrêté, considérant que la procédure de réadmission était irrégulière, car l'autorité administrative n'avait pas préalablement obtenu l'accord écrit des autorités portugaises, comme l'exige l'accord bilatéral franco-portugais du 8 mars 1993. L'interdiction de circulation a été annulée par voie de conséquence.
Avocat : ABREU
Tribunal Administratif de Toulon — N° TA83-2601510
Le Tribunal Administratif de Toulon, statuant en référé, rejette la demande de suspension de l'arrêté préfectoral refusant le renouvellement d'un titre de séjour et ordonnant l'éloignement. La juridiction estime que la condition d'urgence n'est pas caractérisée, notamment au regard de la situation professionnelle et familiale du requérant. Elle applique les dispositions du code de justice administrative relatives au référé-suspension (article L. 521-1).
Avocat : LEBRETON
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2604920
Le Tribunal Administratif de Montreuil a été saisi d'une demande de référé-suspension concernant le refus de délivrance d'un titre de séjour à un ressortissant malien. Le juge a rejeté la demande, estimant que le requérant n'avait pas démontré l'existence d'une situation d'urgence justifiant la suspension de la décision préfectorale. La décision s'appuie sur les conditions posées par l'article L. 521-1 du code de justice administrative.
Avocat : CABINET TOMASI-DUMOULIN
Tribunal Administratif de Montreuil — N° TA93-2606395
Le Tribunal Administratif de Montreuil a rejeté la requête de M. D... A... visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant son pays de renvoi. Le tribunal a écarté tous les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence, au défaut de motivation, au droit d'être entendu et au respect de l'article L. 721-4 du CESEDA et de l'article 3 de la CEDH, ce dernier moyen ayant été abandonné par le requérant en audience. La décision administrative est ainsi confirmée.
Avocat : ASSOCIATION FRANCE TERRE D'ASILE
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2524484
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, rejette la demande d'une aide-soignante visant à enjoindre à son employeur public de la convoquer à un entretien préalable à un licenciement pour inaptitude physique. Le juge estime que la condition d'urgence exigée par l'article L. 521-3 du code de justice administrative n'est pas remplie, la requérante n'ayant pas démontré l'existence d'une situation financière critique depuis la reconnaissance de son accident de travail. La juridiction relève également que l'utilité de la mesure est contestée, l'inaptitude définitive n'étant pas encore établie.
Avocat : BERTON
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600077
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête d'un ressortissant algérien demandant l'injonction au préfet de le convoquer pour le dépôt de sa demande de titre de séjour. Le juge a estimé que le requérant, qui sollicitait une admission exceptionnelle au séjour sur le fondement de l'accord franco-algérien, ne justifiait pas de l'urgence particulière requise par l'article L. 521-3 du code de justice administrative. Le délai de traitement de sa demande, déposée quinze mois auparavant, n'a pas été considéré comme anormalement long au regard des circonstances de l'espèce.
Avocat : MORIN
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2600144
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait l'injonction au préfet du Val-d'Oise de lui délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait, postérieurement à l'introduction du recours, convoqué le requérant pour procéder à l'enregistrement de sa demande, privant ainsi la mesure sollicitée de son utilité. La décision s'appuie sur les conditions de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, sans qu'il ait été nécessaire d'examiner la condition d'urgence.
Avocat : MAILLARD
Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise — N° TA95-2603652
Le Tribunal Administratif de Cergy-Pontoise, statuant en référé, a été saisi d'une demande d'injonction visant à contraindre le préfet des Hauts-de-Seine à délivrer un récépissé de demande de renouvellement de titre de séjour. La juridiction a constaté que l'administration avait, postérieurement à la requête, convoqué l'intéressé pour lui remettre ce récépissé. Par conséquent, la demande est devenue sans objet et il n'y a plus lieu de statuer sur l'injonction, application étant faite des articles L. 521-3 et L. 522-3 du code de justice administrative.