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Jurisprudence administrative

369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 339

Décisions totales

384 309

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2505137

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui notifiant une obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction a estimé que le préfet de la Seine-Maritime avait légalement exercé son pouvoir discrétionnaire en constatant l'absence de perspectives sérieuses d'insertion professionnelle du requérant, et que la procédure suivie était régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), notamment ses articles L. 435-1 et L. 435-4, ainsi que sur l'accord franco-algérien du 27 décembre 1968.

Avocat : SOUTY

2 avril 2026• 2 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2405087

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de Mme B... A... visant à annuler plusieurs arrêtés municipaux relatifs à un permis de construire et à un permis modificatif pour un immeuble de douze appartements à Cany-Barville. La juridiction a estimé que les moyens soulevés, fondés sur des vices de procédure et des méconnaissances du code de l'urbanisme (notamment les articles R. 431-8 à R. 431-14 et R. 431-21) et du plan local d'urbanisme, n'étaient pas établis ou ne constituaient pas des irrégularités de nature à entacher la légalité des autorisations délivrées. Elle a également rejeté les demandes d'application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme ainsi que les demandes de condamnation aux dépens.

Avocat : SELARL AUDICIT

2 avril 2026• 2 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2400630

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté les requêtes d'un détenu visant à annuler une suspension d'affectation et une sanction disciplinaire. Le tribunal a jugé que la suspension de quatre jours était une mesure de police justifiée par les nécessités du service et proportionnée, et que la sanction de huit jours avec déclassement prononcée par la commission de discipline était régulière, notamment après substitution de base légale du code de procédure pénale au code pénitentiaire. Les moyens soulevés, notamment sur l'incompétence de l'auteur des décisions, le défaut de motivation et l'erreur d'appréciation, ont été écartés.

Avocat : AIT-TALEB

2 avril 2026• 2 ème Chambre
TA76Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601659

Le Tribunal Administratif de Rouen a rejeté la requête de M. A... B... visant à annuler son assignation à résidence de 45 jours. Le tribunal a jugé que l'arrêté préfectoral était légal, notamment car il était suffisamment motivé et signé par une autorité compétente, et qu'il respectait les conditions de l'article L. 731-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Les autres moyens, dont la méconnaissance du droit au respect de la vie privée et familiale, ont également été écartés.

Avocat : ELATRASSI-DIOME

2 avril 2026• POLE URGENCES
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603495

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement universitaire géré par le CROUS. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande d'autres étudiants. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction immédiate de libérer les lieux.

Avocat : SELARL SKOV

2 avril 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603503

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'un occupant sans titre d'un logement universitaire géré par le CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande étudiante. La demande a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant une injonction à libérer les lieux sans astreinte.

Avocat : SELARL SKOV

2 avril 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2603517

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a ordonné l'expulsion d'une ancienne étudiante occupant sans titre un logement du CROUS d'Aix-Marseille-Avignon. Le juge a retenu l'urgence au sens de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, considérant que l'occupation illégale privait le service public de répondre à la demande étudiante. La demande du CROUS a été jugée sérieuse et non sérieusement contestée, justifiant l'injonction de libérer les lieux sans astreinte.

Avocat : SELARL SKOV

2 avril 2026
TA20Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Bastia — N° TA20-2600462

Le Tribunal Administratif de Bastia, statuant en référé, a suspendu l'exécution d'un permis de construire délivré par le maire de Bonifacio. Le préfet soutenait que l'autorisation méconnaissait plusieurs dispositions du code de l'urbanisme, notamment concernant l'urbanisation en secteur diffus et la protection des espaces proches du rivage. Le juge a estimé que les moyens soulevés, fondés sur les articles L. 121-8 et L. 121-13 du code de l'urbanisme, créaient un doute sérieux sur la légalité de l'arrêté municipal, justifiant sa suspension.

2 avril 2026
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2500807

Le Tribunal Administratif de Montpellier a été saisi d'une demande d'exécution d'un jugement antérieur ayant annulé le rejet d'une demande de titre de séjour et enjoint à la préfecture un réexamen. La juridiction constate que l'administration a finalement pris un nouvel arrêté, refusant le séjour et ordonnant la quitter le territoire. Par conséquent, le tribunal estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction et rejette la demande de condamnation aux dépens.

Avocat : RUFFEL

2 avril 2026• 4ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2505256

Le Tribunal Administratif de Montpellier a rejeté la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour de trois ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était régulier en écartant les moyens d'incompétence, d'insuffisance de motivation et d'erreur de droit soulevés par le requérant. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment concernant l'appréciation de la menace à l'ordre public par l'autorité administrative.

Avocat : GUIRASSY

2 avril 2026• 4ème chambre
TA34Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2509159

Le Tribunal administratif de Montpellier a été saisi d'une demande d'exécution forcée d'un jugement antérieur ayant enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour spécifique. La juridiction constate que l'administration a finalement délivré le titre de séjour requis ("vie privée et familiale" avec autorisation de travail) avant l'audience. Par conséquent, elle estime qu'il n'y a plus lieu de statuer sur la demande d'injonction et rejette la demande d'allocation de frais. La décision s'appuie sur les articles L. 911-4 et R. 921-5 à R. 921-6 du code de justice administrative relatifs à la procédure d'exécution des jugements.

Avocat : CABINET D'AVOCATS MAZAS

2 avril 2026• 4ème chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400610

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de l'enseignante visant à annuler son arrêté d'affectation rétroactif et à obtenir le versement d'une indemnité de remplacement. Le juge a considéré que la rétroactivité de l'arrêté du 28 novembre 2023, prenant effet au 1er septembre 2023, était justifiée pour assurer la continuité du service public et régulariser la situation de l'agent. La demande d'indemnité de sujétions spéciales de remplacement a été écartée, l'enseignante n'étant pas dans une situation de remplacement au sens du décret n°89-825 du 9 novembre 1989.

Avocat : CATALAN

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400940

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête d'un enseignant non-titulaire contestant la non-reconduction de son contrat à durée déterminée par le recteur de l'académie. Le tribunal a jugé que l'administration pouvait légalement refuser le renouvellement pour un motif tiré de l'intérêt du service, en l'occurrence des manquements pédagogiques persistants. Les moyens invoqués, fondés sur les articles L. 131-8 et L. 352-6 du code général de la fonction publique, ont été écartés comme inopérants à l'encontre de la légalité de la décision.

Avocat : INGELAERE BENJAMIN

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500913

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé l'arrêté préfectoral du 17 juillet 2025 ordonnant l'éloignement d'une ressortissante cubaine. La juridiction a jugé que la décision était entachée d'erreur de droit, car l'intéressée, qui souhaitait demander l'asile, aurait dû se voir délivrer une attestation de demande d'asile et bénéficier d'un examen de sa situation au regard du droit d'asile. La solution est fondée sur les dispositions du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment celles relatives à l'enregistrement des demandes d'asile.

Avocat : RODES

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501088

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a annulé la décision implicite de rejet d'une demande de titre de séjour pour vie privée et familiale. Le juge a estimé que la requérante, mariée à un ressortissant français, satisfaisait aux conditions légales de l'article L. 423-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, notamment la réalité et la continuité de la communauté de vie. Il a enjoint au préfet de délivrer la carte de séjour dans un délai d'un mois et a condamné l'État à verser 1 100 euros à l'intéressée au titre des frais exposés.

Avocat : NAVIN

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400739

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête en excès de pouvoir d'un agent public contestant son affectation temporaire d'office. Le tribunal a jugé que cette mesure, entraînant une dégradation de sa situation professionnelle et fondée sur des griefs à son encontre, constituait une sanction déguisée. Par conséquent, elle devait être motivée en application des articles L. 211-2 et L. 211-5 du code des relations entre le public et l'administration, ce qui n'était pas le cas, entraînant son annulation pour vice de forme.

Avocat : GRONDIN JEAN PIERRE

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400918

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un ressortissant comorien demandant l'annulation du refus de renouvellement de son titre de séjour étudiant et la délivrance d'un titre "vie privée et familiale". Le tribunal a jugé que le préfet n'avait pas commis d'erreur de droit en refusant le renouvellement, notamment au regard des conditions spécifiques de l'article L. 422-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Il a également estimé que le requérant ne pouvait se prévaloir de sa durée de séjour à Mayotte pour obtenir un titre de séjour à La Réunion, et a écarté les moyens tirés de la méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DJAFOUR

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401222

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un agent territorial contestant sa mutation d'office. Le tribunal a jugé que cette mutation, motivée par l'intérêt du service pour apaiser des tensions relationnelles, ne constituait pas une sanction disciplinaire déguisée. La décision s'appuie sur le code général de la fonction publique, notamment l'article L.531-2, et écarte les moyens tirés d'un vice de procédure et d'un harcèlement moral.

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401250

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête d'un agent contractuel contre la commune de Saint-Denis, qui demandait une indemnisation pour le non-renouvellement de son CDD. La juridiction a accueilli la fin de non-recevoir opposée par la commune, estimant que le recours était tardif, car formé après l'expiration du délai de deux mois suivant la décision implicite de rejet de sa demande préalable. La solution est fondée sur les articles R. 421-1 et R. 421-2 du code de justice administrative relatifs aux conditions de recevabilité des recours contentieux.

Avocat : AVOCATS ET CONSEILS REUNION

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400302

Le Tribunal Administratif de La Réunion a rejeté la requête de Mme A... visant à annuler le rejet de sa demande de reprise d'ancienneté. La juridiction a jugé irrecevable son recours pour excès de pouvoir contre la décision du 21 décembre 2023, car celle-ci était confirmative de décisions antérieures (notamment du 12 juin 2019 et du 13 décembre 2021) contre lesquelles aucun recours n'avait été formé dans le délai légal. Le tribunal a appliqué les principes de sécurité juridique et de délai raisonnable (article R. 421-1 du code de justice administrative, article L. 411-2 du code des relations entre le public et l'administration), estimant que le délai d'un an pour contester était dépassé.

Avocat : BENOITON

2 avril 2026• 2ème chambre