Jurisprudence administrative
206 301 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).
206 301
Décisions totales
384 075
Ordonnances
393 740
Avec résumé IA
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600409
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête en excès de pouvoir dirigée contre un arrêté municipal relatif aux suites d'un accident de trajet d'un agent. Le juge estime que les moyens soulevés par le requérant, concernant notamment son reclassement et son statut de travailleur handicapé, ne sont pas suffisamment précisés pour en permettre l'examen. La requête est donc rejetée en application de l'article R. 222-1 (7°) du code de justice administrative, qui permet d'écarter les moyens manifestement non assortis des précisions nécessaires.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2600848
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, rejette la requête d'un agent public demandant réparation pour un préjudice lié à un harcèlement moral et une injonction à l'encontre de sa commune. Les conclusions indemnitaires sont rejetées car insuffisamment étayées (article R. 222-1, 7°, du code de justice administrative). Les conclusions à fin d'injonction sont jugées irrecevables, une injonction ne pouvant être demandée à titre principal (articles L. 911-1, L. 911-2 et R. 222-1, 4°, du même code).
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601093
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, prend acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui retirait sa demande d'annulation d'un arrêté préfectoral de reconduite à la frontière et d'obligation de quitter le territoire. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à donner acte d'un tel désistement. En conséquence, la procédure est close sans examen du fond de l'affaire.
Avocat : COHEN
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601119
Le Tribunal administratif de Toulouse, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple du requérant, M. A..., de son recours en excès de pouvoir contre l'arrêté préfectoral rejetant sa demande de titre de séjour. En conséquence, la juridiction ne statue pas sur le fond de l'affaire. La décision s'appuie sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative qui autorise à donner acte d'un désistement.
Avocat : GUENDOUZ
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2601641
Le Tribunal administratif de Toulouse rejette par ordonnance un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire. Le requérant a notifié son recours aux parties concernées hors du délai de quinze jours imposé par l'article R. 600-1 du code de l'urbanisme. En conséquence, le tribunal déclare la requête manifestement irrecevable en application de l'article R. 222-1 du code de justice administratif.
Tribunal Administratif de Toulouse — N° TA31-2602592
**Sujet principal** : Demande de réévaluation d'une note obtenue à un concours de la fonction publique (gardien-brigadier de police municipale). **Juridiction** : Tribunal Administratif de Toulouse (statuant par ordonnance). **Solution retenue** : La requête est rejetée comme étant manifestement irrecevable. **Textes appliqués** : L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1, 4° du code de justice administrative, car le juge administratif estime qu'il n'a pas compétence pour procéder à une réévaluation de note attribuée lors d'un concours.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2504232
Le Tribunal Administratif de Nancy, statuant par ordonnance, donne acte du désistement pur et simple de la requérante, Mme B..., qui renonçait à contester un titre de perception relatif à un trop-versé de prime. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui permet à un magistrat désigné d'enregistrer un tel désistement. Il en résulte un non-lieu à statuer sur le fond de l'affaire.
Tribunal Administratif de Nancy — N° TA54-2600909
Le Tribunal administratif de Nancy, statuant par ordonnance, a été saisi de deux requêtes en excès de pouvoir d'un étranger contestant son obligation de quitter le territoire français et son maintien en rétention. Considérant que l'intéressé, initialement en rétention à Metz, a été libéré et assigné à résidence dans le Cher, le tribunal s'est déclaré incompétent. Il a transmis les dossiers au Tribunal administratif d'Orléans, en application des articles R. 922-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et R. 221-3 du code de justice administrative, qui attribuent compétence au tribunal du lieu d'assignation à résidence.
Avocat : ASSFAM – GROUPE SOS SOLIDARITÉS
Tribunal Administratif de Lille — N° TA59-2303699
Le Tribunal administratif de Lille, statuant par ordonnance, constate qu'il n'y a plus lieu de statuer sur une requête en excès de pouvoir visant l'implicite retrait de l'allocation pour demandeur d'asile par l'OFII. Cette décision fait suite à la régularisation, par l'OFII, de la situation du requérant pour la période litigieuse, rendant la demande dépourvue d'objet. L'ordonnance, fondée sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, condamne néanmoins l'OFII à verser 800 euros à l'avocat du requérant au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Avocat : CLEMENT D'ARMONT
Tribunal Administratif de Pau — N° TA64-2601164
Le Tribunal Administratif de Pau a rejeté la requête de M. A... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) assortie d'une interdiction de retour. Le tribunal a constaté que le recours, formé contre cette décision notifiée le 27 mars 2026, avait été enregistré le 30 mars 2026, soit après l'expiration du délai impératif de 48 heures prévu par l'article L. 921-2 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA). Le juge a donc prononcé l'irrecevabilité manifeste de la requête par ordonnance, en application de l'article R. 922-17 du CESEDA, estimant que l'intéressé avait été dûment informé des voies de recours et des modalités pour les exercer.
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2515441
Le Tribunal administratif de Lyon constate l'absence d'objet à statuer sur une requête en annulation d'une décision implicite de rejet de titre de séjour, la préfète ayant délivré le titre sollicité en cours d'instance. La juridiction applique l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour prononcer ce non-lieu à statuer. Elle condamne néanmoins l'État à verser 1 200 euros au requérant au titre de l'article L. 761-1 du même code.
Avocat : IMBERT MINNI
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603661
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande d'un ressortissant tunisien sollicitant une injonction pour obtenir un rendez-vous en préfecture afin de déposer une demande de renouvellement de titre de séjour. Le juge des référés, statuant sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, estime que le requérant ne justifie pas du caractère d'urgence requis, sa situation ne présentant pas de circonstances particulières malgré la présence d'un enfant français. La requête est donc rejetée par application de la procédure de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2603786
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de la Clinique de la vue visant à contraindre l'Agence régionale de santé à signer un contrat pluriannuel d’objectifs et de moyens. Le juge constate l'existence d'une décision implicite de rejet de l'administration, intervenue avant la requête, qui fait obstacle aux mesures sollicitées en l'absence de péril grave. La demande est donc jugée irrecevable au titre de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, le rejet étant prononcé par application de l'article L. 522-3 du même code.
Avocat : YAHIA AVOCATS
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604249
Le Tribunal administratif de Lyon rejette la demande de suspension en référé d'une décision préfectorale de clôture d'une demande de titre de séjour. Le juge estime que la condition d'urgence n'est pas remplie et que la requête est mal fondée, car la décision de clôture pour dossier incomplet ne constitue pas une décision faisant grief susceptible d'un recours pour excès de pouvoir. La juridiction applique les articles L. 521-1 et L. 522-3 du code de justice administrative.
Avocat : SELARL BSG AVOCATS ET ASSOCIES
Tribunal Administratif de Lyon — N° TA69-2604287
Le Tribunal administratif de Lyon, statuant en référé, rejette la demande de Mme G... visant à obtenir l'inscription de ses enfants au CNED. Le juge estime que la requête ne démontre pas le caractère d'urgence et d'utilité requis par l'article L. 521-3 du code de justice administrative, d'autant que l'administration avait déjà refusé l'instruction en famille et ordonné la scolarisation en établissement. La demande est donc rejetée par application de l'article L. 522-3 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609184
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. A... pour incompétence territoriale. Le litige, qui concernait une demande d'injonction relative à une demande de titre de séjour (mesure de police des étrangers), relevait de la compétence du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant. Le juge a appliqué les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour décliner sa compétence au profit du tribunal administratif de Montreuil, et a procédé au rejet par ordonnance en vertu de l'article R. 522-8-1 du même code.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609185
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, rejette la demande de suspension de la procédure électorale pour l'élection des conseillers des Français de l'étranger au Paraguay. Le juge estime que le recours en annulation dirigé contre le tirage au sort de l'ordre d'affichage des candidatures est irrecevable, car cet acte est considéré comme non détachable des opérations électorales. La contestation doit donc être portée, le cas échéant, après le scrutin devant le juge de l'élection, sauf illégalité grave et manifeste affectant la sincérité du vote, ce qui n'est pas retenu en l'espèce.
Tribunal Administratif de Paris — N° TA75-2609194
Le Tribunal administratif de Paris, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... qui demandait une injonction pour obtenir la convocation à la remise de son titre de séjour. Le juge a décliné sa compétence au motif que le litige, relatif à une mesure de police des étrangers, relevait du tribunal administratif du lieu de résidence du requérant (Montreuil pour la Seine-Saint-Denis). La décision s'appuie sur les articles R. 312-8 et R. 221-3 du code de justice administrative pour établir l'incompétence territoriale.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601621
Le Tribunal Administratif de Rouen, statuant par ordonnance, rejette une requête en remise gracieuse d'une suspension de permis de conduire. Le juge estime que la demande, qui ne conteste pas la décision préfectorale mais sollicite son remplacement par un éthylotest anti-démarrage, ne constitue pas un recours contentieux recevable. La requête est jugée manifestement irrecevable car elle ne comporte pas de conclusions soumises au juge et relève d'un recours gracieux, en application des articles R. 411-1 et R. 222-1 4° du code de justice administrative.
Tribunal Administratif de Rouen — N° TA76-2601883
Le Tribunal administratif de Rouen, statuant en référé, a rejeté la demande d’un étudiant étranger visant à enjoindre au préfet de statuer sur le renouvellement de son titre de séjour. Le juge a considéré que le silence gardé par l’administration pendant quatre mois constituait une décision implicite de rejet, rendant la mesure sollicitée inutile. La décision s’appuie sur les articles L. 521-3 du code de justice administrative et R. 432-1 et R. 432-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.