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Jurisprudence administrative

369 339 décisions de la justice administrative (CE, CAA, TA).

369 339

Décisions totales

384 309

Ordonnances

393 740

Avec résumé IA

TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400486

Le Tribunal Administratif de La Réunion a jugé une requête en annulation d'une décision d'affectation d'un fonctionnaire. Le tribunal a d'abord écarté la fin de non-recevoir en estimant que la mesure, qui entraînait une diminution notable des attributions et responsabilités de l'agent, n'était pas une simple mesure d'ordre intérieur mais un acte faisant grief, susceptible de recours. Il a ensuite examiné le fond pour annuler la décision, considérant qu'elle constituait une sanction déguisée, prise en méconnaissance des garanties procédurales dues à l'agent, notamment celles prévues par l'article 65 de la loi du 22 avril 1905.

Avocat : MAILLOT

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400760

Le Tribunal Administratif de La Réunion a statué sur un recours en excès de pouvoir visant l'annulation de décisions du SDIS de La Réunion refusant de reconnaître une rechute d'accident de service et plaçant un agent en congé maladie ordinaire. Le tribunal a jugé que la demande d'annulation de l'arrêté de placement en congé maladie ordinaire était devenue sans objet suite à son retrait et à son remplacement par un arrêté de congé de longue maladie. Concernant le refus de prise en compte de la rechute, le tribunal a examiné la légalité des décisions au regard des articles L. 822-1, L. 822-5 et L. 822-18 du code général de la fonction publique et du décret du 30 juillet 1987.

Avocat : MAILLOT

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2400942

Le Tribunal Administratif de La Réunion a été saisi d'un recours pour excès de pouvoir visant l'annulation du refus de verser le RIFSEEP (IFSE et CIA) à un agent contractuel. Le tribunal a rejeté la requête, considérant que le régime indemnitaire (RIFSEEP), régi par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 et l'article L. 714-4 du code général de la fonction publique, est fixé par délibération de la collectivité et ne s'applique pas de plein droit aux agents contractuels, sauf si la délibération le prévoit explicitement.

Avocat : BENOITON

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401199

**Sujet principal** : Recours d'une aide-soignante contractuelle contre le rejet implicite de sa demande de reclassement et son licenciement pour inaptitude physique par le centre hospitalier de La Réunion (CHUR). **Juridiction** : Tribunal Administratif de La Réunion (2ème chambre). **Solution retenue** : Le tribunal a jugé les deux requêtes (rejet implicite du reclassement et licenciement) recevables et les a jointes pour statuer par un même jugement, sans trancher le fond dans l'extrait fourni. L'analyse de la légalité de la décision implicite de rejet est engagée, notamment au regard de l'obligation de motivation. **Textes appliqués** : L'article L. 211-2 du code des relations entre le public et l'administration (motivation des décisions) est cité pour l'examen de la régularité de la décision implicite. Le code général de la fonction publique et le code de la santé publique sont également visés.

Avocat : MAILLOT

2 avril 2026• 2ème chambre
TA101Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de La Réunion — N° TA101-2401260

Le Tribunal Administratif de La Réunion a annulé la décision du préfet rejetant la demande de titre de séjour "parent d'enfant français" de la requérante. Le juge a estimé que le préfet avait commis une erreur de droit en opposant la condition d'entrée régulière prévue à l'article L. 412-1 du CESEDA, alors que cette condition est expressément écartée par l'article L. 423-7 du même code pour ce type de demande. La juridiction a également jugé que le préfet avait outrepassé ses compétences en prenant en compte des éléments non prévus par la loi, comme le lieu de scolarisation de l'enfant.

Avocat : BELLIARD

2 avril 2026• 2ème chambre
TA102Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Martinique — N° TA102-2500535

Sujet principal : Recours contre une amende forfaitaire majorée et un retrait de points suite à une infraction au code de la route. Juridiction : Tribunal Administratif de la Martinique (formation de juge unique). Solution retenue : Le tribunal déclare incompétent pour statuer sur la demande de décharge de la majoration de l'amende, cette contestation relevant de la juridiction judiciaire (articles 529-2, 529-9 et 530-2 du code de procédure pénale). Concernant le retrait de points, l'analyse juridique n'est pas entièrement reproduite, mais le tribunal examine la légalité de la décision ministérielle au regard des dispositions du code de la route, notamment l'article L. 223-3 relatif à l'information du contrevenant.

2 avril 2026• Juge Unique
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400310

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté les requêtes d'un enseignant demandant l'annulation du refus de protection fonctionnelle et une indemnisation pour préjudice lié à des allégations de harcèlement moral. Le juge a estimé que l'agent n'avait pas apporté d'éléments suffisants pour établir l'existence de faits de harcèlement moral ou de discrimination dans l'exercice de ses fonctions. La décision s'appuie sur les articles L. 133-2 et L. 134-1 du code général de la fonction publique, qui encadrent la protection des agents publics.

Avocat : INGELAERE BENJAMIN

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2400627

La décision du Tribunal Administratif de la Guadeloupe concerne une demande d'indemnisation de la SCI OWI contre la commune de Terre-de-Haut, suite à la délivrance d'un certificat d'urbanisme opérationnel positif pour un terrain finalement jugé inconstructible. Le tribunal, statuant en excès de pouvoir, a considéré que la commune, ayant acquiescé aux faits par son silence après mise en demeure, pouvait voir sa responsabilité engagée pour faute. La solution retenue est l'examen du principe de responsabilité, fondé sur les articles L. 111-3, L. 121-40, L. 121-46 et L. 121-45 du code de l'urbanisme, ainsi que sur l'article R. 612-6 du code de justice administrative.

Avocat : ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401207

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de plusieurs associations de protection de la nature visant à annuler l'arrêté préfectoral fixant la saison de chasse 2024-2025. Le tribunal a jugé que le préfet était compétent pour fixer les dates de chasse et que les mesures contestées (quotas, périodes) n'étaient pas entachées d'erreur manifeste d'appréciation ou d'illégalité au regard du code de l'environnement et du principe de précaution. La décision s'appuie principalement sur les dispositions du code de l'environnement.

Avocat : VICTORIA

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2401779

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête en excès de pouvoir visant à annuler la délibération communale classant quatre parcelles en zone agricole (A2B) dans le plan local d'urbanisme de Saint-François. La juridiction a jugé que le classement contesté n'était entaché ni d'erreur manifeste d'appréciation, ni d'illégalité au regard des dispositions du code de l'urbanisme, notamment ses articles L. 151-4 et R. 151-18. Les demandes d'injonction, de réparation et de condamnation aux dépens ont également été rejetées.

Avocat : PIERRE-LOUIS

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500007

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe rejette la requête en annulation de la délibération approuvant le Plan Local d'Urbanisme (PLU) de Saint-François. Le juge écarte les moyens soulevés, notamment l'absence de vice de procédure concernant le débat préalable sur le projet d'aménagement et le caractère facultatif des orientations d'aménagement et de programmation (OAP). La décision s'appuie sur les articles L. 153-12, L. 151-2 et L. 151-6 du code de l'urbanisme.

Avocat : GOURANTON

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2500990

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. A... C... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que le requérant n'apportait pas la preuve de la continuité de sa présence en France et que la situation de sa concubine, dont le titre de séjour avait expiré, ne s'opposait pas à une reconstitution familiale hors de France. Les moyens tirés de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ont donc été écartés.

Avocat : DJIMI

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA105Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de la Guadeloupe — N° TA105-2501076

Le Tribunal Administratif de la Guadeloupe a rejeté la requête de M. C... B... visant à annuler l'arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire. La juridiction a estimé que les conditions de l'article L. 423-23 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n'étaient pas remplies, notamment au regard de l'ancienneté et de la stabilité de ses liens personnels et familiaux en France. Elle a également jugé que cette mesure ne constituait pas une atteinte disproportionnée à son droit au respect de la vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme.

Avocat : DJIMI

2 avril 2026• 2ème Chambre
TA108Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de St Martin — N° TA108-2600050

Le Tribunal Administratif de Saint-Martin a rejeté la demande de suspension en référé d'un arrêté préfectoral de refus de titre de séjour et d'obligation de quitter le territoire français. Le juge a estimé que le requérant, ressortissant haïtien, n'avait pas démontré l'existence d'un doute sérieux sur la légalité de la décision, notamment quant à une violation de l'article 3 de la Convention européenne des droits de l'homme concernant un risque en cas de retour en Haïti. La décision s'appuie sur les articles L. 521-1 du code de justice administrative et L. 511-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

2 avril 2026
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510307

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de Mme D... visant à annuler un arrêté préfectoral l'obligeant à quitter le territoire français. Le juge a estimé que le préfet des Bouches-du-Rhône était compétent pour signer l'arrêté et que la mesure, fondée sur l'article L. 611-1 4° du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, était légale après le rejet définitif de sa demande d'asile. La demande d'injonction de délivrer un titre de séjour a également été rejetée.

Avocat : DAVID

2 avril 2026• 3ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510318

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête d'un ressortissant marocain demandant l'annulation d'un arrêté préfectoral lui refusant un titre de séjour et lui enjoignant de quitter le territoire français. Le tribunal estime que la décision, prise par une autorité compétente en vertu d'une délégation, est suffisamment motivée et ne révèle pas d'erreur manifeste d'appréciation dans l'examen de la situation personnelle du requérant. Les moyens tirés de la méconnaissance de l'accord franco-marocain du 9 octobre 1987, du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), et de la Convention européenne des droits de l'homme sont écartés.

Avocat : JDK-AVOCAT

2 avril 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510321

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté le recours en excès de pouvoir formé par un ressortissant guinéen contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) et d'interdiction de retour de deux ans. La juridiction a jugé que la décision était suffisamment motivée, procédait d'un examen particulier de la situation du requérant et ne portait pas d'atteinte disproportionnée à son droit au respect de sa vie privée et familiale au sens de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme. Le tribunal a notamment relevé que le requérant, débouté de l'asile et sans attaches familiales ou insertion en France, n'était pas fondé à contester la mesure d'éloignement.

Avocat : GILBERT

2 avril 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510323

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête de M. D... visant à annuler un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français (OQTF). La juridiction écarte les moyens soulevés, notamment ceux relatifs à l'incompétence de l'autorité signataire, à l'insuffisance de motivation et à la méconnaissance de l'article L. 311-6 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Elle estime que l'arrêté est régulier en droit et que le préfet n'était pas tenu de procéder à un examen particulier de la situation personnelle du requérant au stade de cette procédure d'éloignement.

Avocat : PREZIOSO

2 avril 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2510325

Le Tribunal Administratif de Marseille a annulé l'arrêté préfectoral refusant un titre de séjour et ordonnant l'éloignement d'une ressortissante russe. La juridiction a estimé que le refus méconnaissait le droit au respect de la vie privée et familiale garanti par l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme, compte tenu de l'intégration scolaire prolongée et des attaches familiales de l'intéressée en France. Le tribunal a enjoint au préfet de délivrer un titre de séjour "vie privée et familiale" dans un délai de quinze jours.

Avocat : LOUAFI RYNDINA

2 avril 2026• 5ème Chambre
TA13Décision• Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2511629

Le Tribunal Administratif de Marseille rejette la requête en annulation d'un arrêté d'obligation de quitter le territoire français (OQTF) avec interdiction de retour. Le tribunal estime que l'arrêté, pris sur le fondement des articles L. 611-1 et suivants du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, est légal, notamment car le signataire était compétent par délégation et la motivation est suffisante. Il écarte également les griefs tirés d'une erreur manifeste d'appréciation et d'une atteinte disproportionnée au droit au respect de la vie privée et familiale (article 8 de la CEDH), considérant que l'autorité administrative a procédé à l'examen individuel requis par la loi.

Avocat : CHELLY

2 avril 2026• 3ème Chambre